Escale à Addis-Abeba ou le temps d’effacer un cliché négatif

A l’aller comme au retour, au cours de notre voyage sur le Tchad, une escale à Addis-Abeba nous a offert l’opportunité de découvrir une ville en pleine expansion. L’Ethiopie, un pays sur lequel on colle une image de famine et de pauvreté, se construit tout doucement, et les chiffres recueillis çà et là, confirment bien l'envol qui est en train de s'opérer...


Escale à Addis-Abeba ou le temps d’effacer un cliché négatif
D’abord, nous nous sommes intéressés aux liaisons aériennes, plus précisément à la compagnie nationale dénommée Ethiopian Airlines (Publicité gratuite), créée en 1951, avec une flotte comprise en 80 et 100 avions, et qui se positionne en leader dans la sous-région est et centre de l’Afrique, avec plus de 75 destinations à travers quatre continents du monde. Un dynamise qui lui a valu de nombreux prix internationaux. L'Éthiopie dispose de plus d’une cinquantaine d'aéroports dont plus d’une dizaine avec des pistes répondant aux standards internationaux.
Ensuite parmi les atouts qui frappent aussi l’œil du visiteur, figurent de grandes infrastructures. De très larges avenues, à l’image de l’autoroute à péage très chère à Me Wade, facilitent la libre circulation. Avec des bus à l’image de ceux articulés de notre compagnie Dakar-Dem-Dik, des minicars, taxis et autres moyens de transport s’ajoutent à des projets en cours d’exécution comme des tramways et un métro qui ne manqueront pas de faire penser aux rêves de notre ancien président.
Depuis quelques années, nous souffle un confrère qui avait eu plusieurs opportunités de visiter ce pays, toujours dans le domaine des infrastructures, d’imposants bâtiments foisonnent dans la capitale éthiopienne. Rien que la capitale dispose de plus de 300 hôtels éparpillés çà et là, sans oublier les auberges et autres lieux de loisirs. Cependant, le seul paradoxe visible est qu’ils côtoient de modestes maisons avec des toitures en zinc, des bidonvilles qui rappellent que la pauvreté que les autorités tentent de dissimuler est toujours là, malgré cet élan de renouveau. Précision de taille, la mendicité n’est pas interdite, mais c’est plutôt le fait de donner l’aumône en public qui l’est.
 
En parcourant, Wikipédia nous avons tiré plusieurs indicateurs qui eux aussi expliquent mal cette image de pauvreté jadis collée au pays du regretté Haïlé Sélassié. Car d'une superficie de plus d'un million de kilomètres carrés, l'Éthiopie dispose de 65 % de terres arables. Les 14 rivières importantes ou moyennes traversant le pays constituent par ailleurs des ressources en eau immenses. En outre, son très riche cheptel constitué de 27 millions de bovins, 24 millions d'ovins et 18 millions de caprins, place le pays au premier rang continental et au dixième au niveau mondial.
Selon toujours Wikipédia, ses ressources géologiques sont l'or (280,2 millions de dollars de recettes d'exportations en 2010-11), le gaz naturel, le fer, l'étain, le lignite et le potassium. Mais on trouve également des pierres gemmes (opale,  topaze, olivine, corindon), des métaux rares (notamment le tantale utilisé dans les produits électroniques grand public) et des minerais industriels.
L'Éthiopie dispose de 5 bassins sédimentaires potentiellement riches en hydrocarbures : le bassin de l'Ogaden, à Gambela, le bassin de l'Omo, Abay et dans le Tigré. Les explorations pétrolières en Éthiopie ont débuté en 2000 avec l'implantation de la compagnie américaine Hunt Oil.
Le café fait vivre 12 % de la population, lors de la période des récoltes, qui s'étire d'octobre à février. Le pays pourrait, dans quelques années, passer du sixième au troisième rang des exportateurs mondiaux de café arabica.
Après une période de récession de l'économie en 2003, le PIB suit depuis 2004 une croissance supérieure à 6 % atteignant 8,2 % en 2006-2007 bénéficiant à des secteurs diversifiés de l'économie. En décembre 2009, le magazine britannique d'économie The Economist avait prévu  la cinquième plus forte croissance mondiale en Éthiopie pour 2010, atteignant ainsi une croissance à deux chiffres pour la septième année consécutive.
Comme le soulignait Google concernant les images, l’Ethiopie doit aussi pouvoir bénéficier au droit à l’oubli, relativement à l’image de famine et pauvreté assez vivace dans les esprits mal informés.
Fara Michel Dièye 
Jeudi 12 Juin 2014




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