Entretien de Macky Sall avec Jeune Afrique.


Entretien de Macky Sall avec Jeune Afrique.
DAKARACTU.COM  Macky Sall a grandi en politique grâce à son savoir-faire mais aussi grâce à Abdoulaye Wade. D'abord nommé Ministre des Mines et de l'Energie en 2002 puis de l'Intérieur en 2003 avant d'accéder à la primature en 2004 et à la direction de la campagne du président en 2007, Macky Sall est tombé progressivement en disgrâce. Son mandat à la tête de l'Assemblée Nationale lui est réduit et le poste de n°2 du Pds lui est retiré. Il décide de quitter le Pds et de créer son propre mouvement, l'Alliance pour la République (APR). Interrogé par l'hebdomadaire Jeune Afrique, le leader de l'APR affirme que le maintien de sa candidature à la présidentielle ne dépend pas de Bennoo. Il est persuadé qu'il y aura un second tour et que la mobilisation de ses partisans sur le terrain est indispensable pour assurer la transparence du scrutin. Il clame aussi qu'il est hors de question qu'il se désiste ; il continue à penser qu'il est possible que Wade ne soit pas le vrai candidat du PDS. A propos du Conseil constitutionnel, il ne peut pas préjuger de l'attitude de ses membres mais ces derniers connaissent les risques qu'ils encourent. Pour lui, valider la candidature de Me Wade pourrait plonger le pays dans l'instabilité politique et il conseille à Wade de prendre sa retraite. "Macky" conteste également les propos très durs que l'on lui attribue en 2006 à l'encontre d'Idrissa Seck dans un câble de Wikileaks. Il n'exclut pas totalement la possibilité de travailler avec Idrissa Seck. Concernant Karim Wade, il reconnait n'entretenir aucune relation avec lui. Travailler avec lui est possible mais Karim doit dans ce cas être sous ses ordres. Si le chef de l'Etat veut des élections apaisées, il faut qu'il montre le chemin. Macky Sall confirme qu'il se déplace avec des garde du corps armés et pense qu'il aurait déjà été éliminé si cela n'était pas le cas. Il ne rentrera plus dans le rang et la seule offre que peut lui faire Wade, c'est qu'il se retire. Il croit fermement en son parti en dépit de ses trois ans d'existence.
Jeudi 8 Décembre 2011




1.Posté par DEFAL le 08/12/2011 09:26
FRACHEMENT machy sall hamoune bopame ..idy travailler avec toi....ah non c'est impensensable ...tu es un pur mediocre .....doublè d'un faiblard.....franchement tu as etè premier ministre par defaut ....tu ne fesais qu'excecuter ce que disait wade ...marionnettes

2.Posté par FATELEKOU DEMB le 08/12/2011 11:06
LE DESTIN DETOURNE DE MACKY SALL

Le mérite hasardeux de Macky Sall, c’est d’avoir été dans la ligne de mire des Wade. La conjoncture politique l’a placé du côté des opprimés sans qu’il n’ait rien fait qui puisse le conduire à se séparer des oppresseurs.
Macky et ses proches avait tout fait pour maintenir leurs privilèges. Ils ont expliqué et réexpliqué qu’ils ne sont pas à la base de la décision de la commission des finances de l’Assemblée nationale visant à faire comparaître Karim Wade pour qu’il s’explique sur les travaux de l’Anoci. Ils ont vite fait de pointer un doigt accusateur à Mamadou Seck et à Iba Nder Thiam. Ils se sont complètement départis de cette volonté de faire la lumière sur le plus grand montage financier jamais effectué dans notre pays. Ils le savent et ont préféré s’y soumettre : s’attaquer à Karim, c’est perdre tout privilège et le délogement immédiat des lambris dorés du pouvoir.
Quand il fallait installer le Sénat, les soupçons d’une ruse politique pour installer un fils usurpateur étaient déjà présents, mais Macky et ses proches ont voté et soutenu le projet de loi. Idem pour l’augmentation de la durée du mandat du président de la République et le report des élections locales.
L’essentiel pour eux, c’était de maintenir indemnes leurs privilèges et continuer à bénéficier des bienfaits que leur attribuent leurs positions de pouvoir. Ils ne pouvaient pas imaginer que les projets de réforme concerneraient leurs positions de pouvoir qui n’étaient qu’un choix provisoire du roi Wade dans le processus d’installation de son fils. C’est pourquoi, malgré la soumission insolite de Macky, malgré ses va-et-vient à Touba, malgré le soutien appuyé à son bienfaiteur, rien n’a été assez sentimentaliste, assez dissuasif, assez révélateur pour arrêter la machine de la destitution.
Macky Sall a été très zélé dans sa mission parce que trop préoccupé par la sauvegarde d’une position inespérée. L’ancien militant d’Aj qui est devenu le chef de Landing et de Decroix par un tour magique de Wade, savait qu’il fallait mériter son poste, car tout militait contre lui. Il n’avait ni la légitimité historique, ni la légitimité politique, il lui aura fallu créer la légitimité de soumission pour exister.
Il faut dire qu’il a bien travaillé. Il a fait de Mahmouth Saleh, le plus grand expert en détection de coups d’Etat (rampant, debout, incliné…), de Ndiogou Wack Seck le plus grand journaliste investigateur en matière de vie privée, de l’utilisation de termes insultants et des secrets du mensonge, de la calomnie et de la diffamation ; de Aliou Badara Cissé l’avocat qui a la faculté d’accuser sans preuve et d’apparaître comme l’un des plus émérites de sa profession ; de Moustapha Cissé Lo un des contre-valeurs de l’échiquier politique le plus médiatisé ; Il a aussi réussi à faire changer de ligne éditoriale des journaux naguère reconnus par leur sérieux. Tout ce travail ne visait qu’une chose : écarter définitivement un fils d’emprunt et installer un fils biologique.
Mais Macky ne pouvait pas imaginer que le fils biologique allait le jeter comme un mal propre, même en ayant conscience qu’il n’a rien fait de propre. Il a tout fait pour faire comprendre que c’est bien de lui Macky dont il s’agit, croyant que ses anciens alliés s’étaient trompés de cible. Sa lettre adressée au président de la République pour lui demander son avis sur la proposition de loi Sada Ndiaye qui réduisait le mandat du président de l’Assemblée nationale de cinq à un an renouvelable, ne l’a pas sauvé.
A la place de ‘je me suis trompé de cible’, c’est une vraie leçon de principe que Wade ne s’est pas privé de lui livrer : ‘Je n’ai aucun commentaire à faire, c’est une affaire qui concerne l’Assemblée nationale’, lui rétorqua Wade. Après moult tentatives pour retrouver son poste sans résultat, Macky qui assiste à sa fin, s’est subitement transformé en défenseur des principes.
C’est lui qui nous parle aujourd’hui de respect des institutions, lui qui a drainé l’institution que constitue l’Assemblée nationale en France sans avoir été invité ni par le président du Sénat ni par celui de l’Assemblée nationale pour les beaux yeux d’un sénateur, d’un seul et pour satisfaire un besoin d’exister en dehors de l’aile protectrice des Wade. C’est Macky qui nous parle de démocratie, lui qui a voté en 2002, chez lui à Fatick, sans carte nationale d’identité, en imposant la force de ses gardes du corps. Un incident relevé par l’Onel qui n’a jamais été sanctionné. C’est Macky qui nous parle de principe lui qui avait délivré à la presse nationale et internationale un résumé biaisé d’un rapport de l’Ige pour enfoncer son prédécesseur sans préciser les réponses apportées en annexe, en violation du principe du droit de la défense.

Toutes les forces sont les bienvenues pour s’opposer à une dévolution monarchique du pouvoir dans notre pays, mais il est toujours bon de savoir qui est qui dans ce combat salutaire et de bien mesurer l’apport de tout un chacun dans la marche de notre jeune nation. En s’alliant avec les Wade dans leur politique d’oppression, Macky ne prévoyait certainement pas d’être, un jour, du côté des opprimés.

3.Posté par Saikou Sally le 08/12/2011 16:06
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