Les membres de la Cour de répression de l’enrichissement illicite sont conscients des dangers et menaces auxquels ils seront exposés, mais demeurent engagés à conduire leur mission qui ne consiste pas nécessairement à mettre des personnes en prison, mais plutôt à ‘’recouvrer les avoirs du Sénégal placés illicitement à l’étranger’’, a indiqué Alioune Ndao, procureur spécial auprès de cette juridiction.
‘’Nous sommes des magistrats, notre travail est de juger. Quels que soient les périls, nous ferons notre travail. Tuez un magistrat, d’autres viendront et le travail se fera de toute façon. Nous savons qu’il y a des risques, mais nous les assumons’’, a-t-il déclaré dans un entretien paru dans l’édition de lundi du quotidien Le Soleil.
‘’C’est comme le militaire qui va au front. Il sait qu’il y a un danger en face de lui, pourtant il y va. C’est cela que nous faisons. Nous savons qu’il y a des dangers en face de nous, mais notre mission est de juger. Nous allons le faire, quels que soient les risques et les pressions’’, a assuré le magistrat.
‘’Demander des comptes ne veut pas dire jeter des gens en prison. Non. L'Etat a confié à des gens une mission, il est tout à fait normal qu’ils rendent compte au terme de cette mission. C’est la règle en démocratie. Cette Cour n’a pas pour vocation d’envoyer forcément des gens en prison’’, a précisé le procureur spécial près de la Cour de répression de l’enrichissent illicite.
‘’Tant qu’on pourra récupérer l’argent, on pourra laisser les gens en liberté’’, mais quand ‘’quelqu’un est récalcitrant, ne parvient pas à justifier ses biens et ne montre aucune volonté de rembourser, la Cour à la possibilité de le mettre en prison’’, a-t-il ajouté.
‘’On est enclin à traiter l’affaire à l’amiable si la personne accepte de rembourser l’argent détourné en échange de sa liberté. Cependant, s'il existe des éléments suffisants qui attestent que le mis en cause s’est enrichi illicitement et montre une mauvaise volonté, on appliquera la procédure consistant à le traduire devant la Cour pour jugement’’, a souligné Alioune Ndao.
‘’Le plus important, c’est la confiscation des biens. La Cour a la possibilité de confisquer des biens de la personne incriminée s’ils sont identifiés’’, a-t-il fait observer, précisant que des sanctions pénales ordinaires (emprisonnement, amendes) sont prévues contre les personnes reconnues coupables de faits pour lesquels ils sont poursuivis.
La Cour de répression de l’enrichissement illicite avait été mise en place par Abdou Diouf, à son accession au pouvoir, en janvier 1981.
Mise en veilleuse depuis lors, elle a été ressuscitée par Macky Sall, en mai dernier. Les membres de cette juridiction spéciale sont au nombre de dix.
‘’Nous sommes des magistrats, notre travail est de juger. Quels que soient les périls, nous ferons notre travail. Tuez un magistrat, d’autres viendront et le travail se fera de toute façon. Nous savons qu’il y a des risques, mais nous les assumons’’, a-t-il déclaré dans un entretien paru dans l’édition de lundi du quotidien Le Soleil.
‘’C’est comme le militaire qui va au front. Il sait qu’il y a un danger en face de lui, pourtant il y va. C’est cela que nous faisons. Nous savons qu’il y a des dangers en face de nous, mais notre mission est de juger. Nous allons le faire, quels que soient les risques et les pressions’’, a assuré le magistrat.
‘’Demander des comptes ne veut pas dire jeter des gens en prison. Non. L'Etat a confié à des gens une mission, il est tout à fait normal qu’ils rendent compte au terme de cette mission. C’est la règle en démocratie. Cette Cour n’a pas pour vocation d’envoyer forcément des gens en prison’’, a précisé le procureur spécial près de la Cour de répression de l’enrichissent illicite.
‘’Tant qu’on pourra récupérer l’argent, on pourra laisser les gens en liberté’’, mais quand ‘’quelqu’un est récalcitrant, ne parvient pas à justifier ses biens et ne montre aucune volonté de rembourser, la Cour à la possibilité de le mettre en prison’’, a-t-il ajouté.
‘’On est enclin à traiter l’affaire à l’amiable si la personne accepte de rembourser l’argent détourné en échange de sa liberté. Cependant, s'il existe des éléments suffisants qui attestent que le mis en cause s’est enrichi illicitement et montre une mauvaise volonté, on appliquera la procédure consistant à le traduire devant la Cour pour jugement’’, a souligné Alioune Ndao.
‘’Le plus important, c’est la confiscation des biens. La Cour a la possibilité de confisquer des biens de la personne incriminée s’ils sont identifiés’’, a-t-il fait observer, précisant que des sanctions pénales ordinaires (emprisonnement, amendes) sont prévues contre les personnes reconnues coupables de faits pour lesquels ils sont poursuivis.
La Cour de répression de l’enrichissement illicite avait été mise en place par Abdou Diouf, à son accession au pouvoir, en janvier 1981.
Mise en veilleuse depuis lors, elle a été ressuscitée par Macky Sall, en mai dernier. Les membres de cette juridiction spéciale sont au nombre de dix.
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