Énergies fossiles ou renouvelables Repositionnements, stratégies, et soutenabilité Le sable du Sénégal devant un carrefour géopolitique (Par Ami Collé Diaw)


Brièvement le pourquoi de la nouvelle géopolitique du pétrole et ses conséquences


A. Scène internationale et description succincte (1973 - 2016

L’année 1973 a vu un choc pétrolier qui a renforcé la géopolitique du pétrole.  Ainsi, chaque gouvernement projette de tourner sa machine économique autour d’une énergie capable d’améliorer sa sécurité, son transport, sa défense, et sa santé publique.  Les énergies renouvelables favorisent des avantages économiques et engendrent des repositionnements stratégiques. 
Les pays africains se repositionnent.  Malgré la pléthore deressources naturelles africaines, les pays africains font face à des challenges énergétiques incommensurables.  Pour ce faire, ils doivent trouver des solutions compatibles avec les enjeux climatiques, environnementaux, sécuritaires, et énergétiques.  
1990.  Le repositionnement iraquien devint controversé. La désintégration de l’Union des républiques socialistes soviétiques(U.R.S.S/1989-1991) et la désagrégation de la fédérationyougoslave (1992) ont causé des problèmes internes pour la plupart du temps.  Cependant, l’invasion du Koweït en août1990 et l’embargo contre l’Iraq résultant de cette dernière, marqueront l’histoire moderne des nations et des peuples.  
En l’an 2000pour repositionner le pétrole iraquien, Saddam Hussein ‘lorgnera’ le traité sur l’Union européenne, signé à Maastricht en 1992.  Apparemment, le président iraquien a voulu contester le dollar américain qui fut jusque là la seule monnaie internationale reconnue pour acheter ou vendre l’or noir.  Cette décision du président iraquien perturbera toute une dynamique géopolitique. 
2001.  Les attentats du 11 septembre amèneront le gouvernement américain à initier une guerre contre le terrorisme. Sous sa loupe, l’administration Bush examinera de façon simultanée l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, et le réseaud’Oussama ben LadenLa dextérité iranienne passa inaperçue.   
En 2003, George W. Bush lancera l’opération « Liberté pour l’Irak ».   En protestantla France amena un sentiment anti-français aux États-Unis.  Par conséquent, dans la majorité desvilles américaines, les frites françaises devinrent les frites de la liberté.  Certains ont préféré l’appeler les frites pour la liberté.  (French fries contre Freedom fries).  
Cependantl’Iran, la Russieet la Syrie participeront à des protestations différentes.  D’après certains médias de masse, ils soutiendront l’émergence de forces asymétriques qui participeront à des attentats aussi ou plus graves que ceux perpétrés le 11 septembre 2001 à New York City.  Pendant ce temps, des lavages de cerveaux et des sabotages politiques prirent place sur la scène internationale. De façon prématurée, la guerre des civilisations plongea le monde entier dans le chaos.  L’abrutissement des plus fanatiques détruira des vies innocentes.  Ce fut la catastrophe.         
2006.  Saddam Hussein trouve la mort.  Les prix du pétrole sont exorbitants.  L’Afrique, l’Arabie saoudite, le Brésil, la Chine, les États-Unis, l’Inde, l’Iran, la Russie, et l’Union européenne devront repenser leurs repositionnements en fonction de leurs intérêts respectifs et stratégiques.  Les BRICs (Brésil, Russie, Inde, Chine, et Afrique du Sud) érigeront des stratégies capables dhisser leur politique étrangère et économique à l’émergence.
Entre 2010 et 2014les « Printemps arabes » compromettront la stabilité du monde arabe.  Ils changeront la trajectoire de l’islam politique et transformeront tout une dynamique socioculturelle qui fut victime d’un journalisme jaune se propulsant dans les coins du monde les plus chauds.  La suspicion et la guerre de tous contre tous changeront les perceptions, les attitudeset les croyances.  Ces Printemps arabes auront un impact sur tout, y compris l’histoire moderne africaine.  
En 2015, la Chine se repositionna.  Elle décida d’installer ses bases militaires en Afrique de l’Est, plus précisément à Djiboutipays aux proximités du Yémen, de l’Arabie saouditeet de la mer Rouge.  Bien entendu, cette dernière pourrait faciliteà la fois des déploiements en haute et un accès facile sur les océans Indien et Pacifique.    
Avril 2016.  De l’autre côté de l’hémisphère, le dollar naquit de ses cendres.  D’abord timidement en 2014, ensuite avec force en 2015.  Ainsi, devant un euro en trêve d’inflexions’imposa un dollar américain en compétition avec le yuan chinois désormais admis dans les marchés djiboutiens les plus célèbresMalheureusementà peine la tête élevée au dessus des crues torrentielles de la grande récession américaine (2008-2012)des économistes américains prédirent son éventuelle rechute (ce qui a d’ailleurs eu lieu au cours de l’année 2016).  Mais il reste à voir si cette éventualité verra le jour sous les jougs d’un nouveau président américain (Trump, Clinton, Gary Johnson, ou ?).  
Pendant ce temps, Vladimir Poutine fait le mariol avec audace en assumant ses multiples repositionnements. L’amitié stratégique qui lie la Syrie, l’Iran, et la Russie, élève beaucoup de sourcils à WashingtonAu demeurant, la crise ukrainienne (2004-2014), la crise russo-ukrainienne (2014)le rattachement en un temps record de la Crimée à la Russie en mars 2014, les accords de Minsk (2015), la rencontre à des proximités dangereuses des avions russes et américains en Syrie en septembre 2015le dénouement du projet GAZPROM, etl’analyse des nouvelles tendances entre la Russie et ses nouveaux partenaires stratégiquesrévèlent une politique étrangère russe audacieuse et coriace.  
L’un des repositionnements de la France secouera les croyances, les perceptions, et les idées reçues.  En janvier 2013, l’opération Serval soutiendra le Mali et ses forces militaires.  La France réussit à sa mission.  Cependantelle sera ciblée.  Ainsi, quand les terroristes ont refrappé Paris le 13 novembre 2015, ils ont causé à la fois une psychose et des dommages colossaux.  À brûle-pourpoint, François Hollande, président de la République française, fit une visite aux États-Unis et s’envola un jour après vers la Russie pour renforcer des liens avec un pays qui n’est pas membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).  Ce rapprochement de la France vers la Russie se fit durant la crise syrienneau moment où Vladimir Poutine a commandité de multiples provocations contre Barack Hussein Obama, président d’un pays membre de l’OTAN. 
Le président américain repositionna sa politique étrangèredeux mois après les attentats de Paris.  D’après le site administré par le département d’État des États Unis, « 36 pays, dont la France, sont autorisés à participer au Programme d’Exemption de Visa » pour visiter les États Unis.  Cependant, avec la succession d’attentats très macabres en EuropeNBC News, une chaine de télévision américaine, annonça le 21 janvier 2016 : « Barack Obama annonce qule Programme d’Exemption de Visa n’est plus valide pour les Européens qui ont foulé le sol syrien ou iranien. »  
Six mois après la décision du président américainplus précisément, le vendredi 24 juin 2016, le Royaume Uni se démarqua de l’Union européenne (EU), laissant ainsi perplexesplusieurs Européens.  
En novembre 2016les Américains se rendront aux urnespour élire un nouveau président.  Ce qui fait qu’en janvier 2017, le président qui a soulevé monts et merveilles pour que le Congrès américain ratifie un accord nucléaire entre l’Iran et les États-Unis, celui qui -réinséré l’économie cubaine dans l’économie mondiale, le premier Afro-Américain président des États-Unis d’Amériquequittera la maison blanche pour vaquer à de nouvelles occupations.  Qu’adviendra-t-il après Barack Obama ?  En tout cas, l’ambivalence règne dans le cœur des Américains.  D’une part, certains Américains comme le montre si bien ce lien ci-dessoussont déjà tristes et ne peuvent s’imaginer un monde sans Obama
http://www.dailymail.co.uk/news/article-3455932/I-m-not-ready-new-one-Heartbroken-little-girl-shares-birthday-Obama-sobs-president-leaving-office.html

D’autre part, beaucoup d’Américains ne cessent de compter ses jours pour enfin se débarrasser duprésident qu’ils jugent « faible devant la Russie et trop conciliateur devant l’Iran. »  Ainsi, ldoctrine obamaénne’ reste controversée même parmi les Afro-Américains.  Il reste à voir si son choix pour la Cour suprême des États Unisverra le jour 

B. Les repositionnements ci-dessus entraîneront une myriade de repositionnements en Afrique, y compris au Sénégal.
 
Le choc pétrolier des années 1973 et les coûts excessifs du pétrole ont entraîné des répercussions graves.  Il fallait donc substituer l’or noir.        
À l’Athabasca, le Canada y a réussi !  Des expériences scientifiques similaires aux inventions canadiennes suivront de mêmes que des imitations, des explorationset des prospections.  Ailleurs d’éventuelles extractions frauduleuses du sable verront le jour...  
Le sable du Sénégal se repositionne.  Ainsiquand en janvier 2016 certaines populations de la presqu’île du Cap Vert du Sénégal ont constaté des abus et des extractions frauduleuses de leur sableleur colère accompagna des suspicions.  À cet effet, lÉtat du Sénégal ordonna l’arrêt immédiat de toutes les extractions frauduleuses du sable marin.  C’est ainsi que le site Tak3 du Sénégal s’empressa pour publier ces lignes : « Macky Sall ordonne l’arrêt de l’extraction du sable marin au Conseil des Ministres du mercredi 20 janvier 2016. » (Ajax le jeu, 21/01/2016) 
a-t-il un secret gravitant autour du sable ?  En tout cas, selon des experts connaissant les composants chimiques du « sable pétrolifère »« lorsque les sables bitumineux sont mis sous chaleur (500 degrés), le bitume se casse en de petites molécules d’hydrocarbures qui se séparent facilement du sable ainsi facilitant l’extraction d’un pétrole dit « sale ».  Pour revendiquer leur droit et ‘implémenter’ la respiration d’un air pur pour tousdes femmes canadiennes formèrent le plus long « mur de femmes » pour protester contre les effets négatifs des oléoducs.  
Ainsi, entre 2015 et 2016, la baisse des prix du pétrole est devenue une véritable aubaine pour les consommateurs des pays non producteurs de pétrole.  Cependant, certains pays producteurs comme le Nigeria ont vu leurs revenues chuter.  Cequi fait surgir une question importante !  L’exemple canadienest-il en train de se reproduire en dehors du Canada ?  De toute façondes experts du Conso-Globe ont signalé ceci : « il existe un précieux minerai appelé zircon qui divise le Sénégal en Casamance. »     
En outreen stressant les effets négatifs du zircon sur l’écosystème, d’autres experts ont confirmé que le premier permis d’exploration reçu par l’entreprise Carnegie Mineralsune compagnie sino-australienne, aurait été approuvé en novembre 2004 par l’ancien président sénégalaisMaître Abdoulaye Wade.   Entre 2004 et 2016, lsable sénégalais a-t-il été soumis à une procédure hydrodynamique in-situ ou ex-situ ?  Dans ce cas, est-ce-que l’État du Sénégal a été prévenu ?  Ce qui est sûrc’est que la Chine continuera de convoiter les océansdu monde entier.  Etpuisque le Sénégal s’ouvre directement sur l’océan Atlantique, les multiples aspirations du géant asiatiquepourraient susciter des conflits transnationaux             
L’Amérique ne restera pas indifférente devant de tellesaspirations géostratégiques.       
Le brouhaha autour du zircon sénégalais a amené Ouestaf-Newsà publier un article intitulé, Zircon : non-dits d’une bataille à mort pour les beaux sables de Niafrang (Niafarang).  Selon toujours Ouestaf-News : « […] un sable précieux qui intéresseles investisseurs.  Surtout que moins d’une demi-douzaine de km plus loin, dans la Gambie voisine, Carnegie et Astron ont déjà découvert également un autre filon de zircon, dont la production est vendue à la Chine et qui a rapporté déjà des millions de dollars.  […] Carnegie prévoyait d’engranger 8 millions de dollars (autant qu’en Gambie) par an sur le zircon sénégalais[…].  Le zircon est utilisé dans des secteurs aussi variés que la joaillerie et l’industrie nucléaire […], il constitue selon les spécialistes un produit de substitution du diamant, il peut aider à la construction de sarcophage pour les déchets nucléaires» 
À chaque fois qu’un événement gravite autour du nucléaire, l’Amérique reste attentive.  Naturellement, elle veille en permanence sur ses intérêts stratégiques.  Ainsi, pendant que la Chine est installée à Djibouti aux proximités de la mer Rouge, elle refuse de voir l’Amérique aux abords des eaux asiatiques.  La présence de la Chine en Afrique de l’Est faciliterait son accès à la fois en Jordanie, en Israël, en Arabie saoudite, au Soudan, au Yémen, en Érythrée, et en Égypte.  En outre, sprésence militaire à Djibouti lui faciliterait d’éventuels déploiements sur les océans Indien et Pacifique. 
L’Île aux Serpents fait directement face à l’Amérique.  Le rapprochement de la Chine envers et contre tous et son éventuel clin d’œil aux alentours de l’Île aux Serpents pourraient susciter des rivalités hégémoniquesApparemment, même si l’Amérique et l’Europe semblent croiser les bras, devant une Chine absolument assertive et ambitieuse, elles remueraient monts et merveilles pour défendre leurs intérêts stratégiques.  Pour emprunter aux géographes leurs termes, la population mondiale pourrait désormais voir un environnement « multi-scalaire ».  Spéculativementau moment opportun, l’Europe et l’Amérique sauraient changer à la fois « d’échelle et d’approche ».  Ces volte-face pourraient engendrer de multiples repositionnements stratégiques en Europeen Asieen Amérique du Nord et du Sudde même qu’en Afrique.  L’Océanie et l’Antarctique resteront à l’écoute… 
Similairement, le Sable du Sahara est actuellement convoitéÀ propos du sable produisant du lithium, Zachary Favors, chercheur et professeur en Californieexpliqué en Anglais « This is Holy grail - a low cost, non toxicenvironmentally friendly way to produce high performance lithium ion battery anodes. » Zachary poursuit dans une de ses publications en expliquant que la production du lithium ne gène ni l’écosystème ni le portefeuille des États et pourrait être soumise à la nanotechnologie quiselon lui, pourrait bien multiplier l’espérance de vie de la « nano-silicon beach sand battery ». Ainsi l’évaluation récente des discussions gravitant autour du sable, ne fait que révéler des convoitises secrètes.       
Malgré leur potentielle létalitépour assouvir aux besoins énergiques de leurs populations, beaucoup de pays continueront leur production d’énergies fossiles.  Ainsi, à propos de ces dernières, le premier trimestre de l’année 2016 a occasionné des débats houleux aux États Unis.  En effet, quand la population duFlint-Michigan reçu une contamination de son eau potable, celle-ci engendré une augmentation des statistiques sur le cancer similaires à celles notées dans le petit village du Hoosick-Fall, situé dans l’État de New York.  Ceci amena beaucoup d’experts à dénoncer la possibilité de la contamination des réserves d’eaux via fracking ou la production du gaz naturel.  Selon ces mêmes experts, cette contamination pourrait être problématique pour la santé des êtres humains de même que celle des plantes et des animaux.  
Effectivement, lbiosécurité pourrait prévenir des maladies graves et des catastrophes telles que les glissements de terrains en provenance des énergies nucléaires.  Cependant, elle coûte chère et ne peut être à la portée de plusieurs pays pauvres.  À cet effetdes experts canadiens ont soulevé le problème des maladies comme le cancer pour les individus résidant aux abords des chantiers d’oléoducs.  Parallèlement, d’autres experts canadiens ont expliqué que « le raffinage de ce pétrole lourd et visqueux pourrait avoir un effet négatif sur l’atmosphère etmenacer l’eau potable. »
Cet exemple canadien nous ramène au Sénégal.  En janvier2016, le sable marin du Sénégal a suscité une frénésie collective au niveau de certaines communautés locales.  Pourquoi ce sable marin est-il convoité ?  Produit-on du lithium ou du pétrole dit « sale » avec une portion du sable au Sénégal ?  Malheureusement, seules des informations venant dexperts internationaux circulent.  Pendant ce temps, la conscience collective sénégalaise vise celles en provenance deautorités étatiques sénégalaises.  
Dans le même temps, la soutenabilité des énergies renouvelables (les énergies solaires, éolienneset géothermiques) de même que la potentielle létalité des énergies fossiles (comme le pétrole, le gaz naturelcelui de schiste, etc.)continuent de faire l’objet de débats controversés dans les spectres internationaux.  Quant à la biomasse végétale, ellegravite autour d’une éthique privilégiant l’autosuffisance alimentaire des populations locales. Ce qui signifie que les énergies renouvelables peuvent présenter des avantages et des inconvénients.   
Par exemple, lgéothermie présentdes inconvénients multiformes liés à la fois aux coûts des foragesleur accessibilitéet les accidents graves qu’ils peuvent occasionnerou engendrer.  Parallèlement, il faut que certaines conditions soient réunies pour produire l’énergie solaire ou éolienne et les ténèbres de la nuit ne sauraient cacher qu’elles exigent du soleil ou du vent.  Par la même occasion, les hivers tumultueuxdiminuent de façon significative la production solaire.  Ce qui signifie au moins une chose.  Les enjeux énergétiques sont aux carrefours de plusieurs paradigmes scientifiques.     
Pour contrecarrer de potentiels enjeux énergétiques, l’Algérie et le Maroc repositionnent leressources naturelles du Sahara.  En effet, le Sahara actuel requiert une signification stratégique sans précédent.  Spéculativementdans un futur trèsproche, le pays qui saura le contrôler voire le gouvernerpourrait s’éloigner de certains goulots d’étranglement.  Seulement, il faut repenser le pour et le contre des énergies fossiles.  Malgré les économies d’échelle qu’elles peuvent potentiellement procurerles énergies fossiles pourraient avoir des répercussions néfastes sur l’écosystème et la santé publique.  Toutefois, elles restentindispensables pour contrecarrer les enjeux du pétrole et de l’énergie.  Ce qui fait quen dépit des contestations et des conflits et outre la proxénie régit par les règles de la proximité, la Mauritanie est bien figée sur son fer, le Niger sur son uranium, le Maroc et la Tunisie sur leur phosphate et potasse, et l’Algérie sur des stratégies surement définies par et pour les Algériens.  Un jeu par lequel les partis engagés ne comptent guère gagner par la chance.  Au contraire, ils comptent sur des stratégies fiablesdes revendications territorialesun exercice d’un ou de plusieurs droit (s), ou une certaine autodéterminationdes peuples vivant directement aux abords du dit désert.  
Voila brièvement la nouvelle géopolitique du sable, petite fille de celle du pétrole.  
Bien sûr, un texte sans conclusion ne peut prétendre respecter l’ordre de présentation de la rédaction.  Maisavec un sujet aussi complexe et controversé, il appartient aux Sénégalais eux-mêmes dapporter une conclusion aux problèmes énergétiquesqu’ils rencontrent.  Seulement, cette conclusion devrait émaner d’une profonde réflexion collective dont la légitimitéproviendrait d’un consensus national. Néanmoinsvoila des suggestions pour une bonne santé publique sénégalaise et pour le maintien de la paix au Sénégal.  En pratique, s’il faut repenser l’utilisation des énergies fossiles, les choix les plus sages devraient donner une priorité aux éléments suivants 1) lécosystème/l’environnement, 2) la santé publique, 3) et luniténationale sénégalaise.  Plusieurs statistiques révèlent desdivisions et des conflits résultant du partage ou de la redistribution des gains fiduciaires en provenance des ressources naturelles africaines.  En outre, les populations locales et les entités autorisées pour conduire les extractions ou les prospections pétrolières, font souvent l’objet de plusieurs débats et d’harcèlements.  Ceci, sans compter les polémiques qu’engendrent certaines contaminations des eaux potables via des substances pathogènes, gazières, ou pétrolières et la recrudescence des explosions gazières qui vont dans la même direction que les incendies causés par certaines batteries au lithium. L’espoir n’est pas une stratégie.  Néanmoins, espérons que les Sénégalais puissent prévenir à temps de tels accidents et catastrophes écologiques.   
D’ailleurs, beaucoup de drones récréatifs, de portables, de tablettes, d’ordinateurs, et d’appareils médicaux et électroniques, marchent en 2016 avec l’aide de piles ou de batteries au lithiumMalheureusement, ces dernières occasionnent des incendies exigeant une continuelle sensibilisation des populations concernées.  Ce qui sous-entend que le sable est désormais capable de produire à la fois du pétrole dit « sale » et des batteries au lithium.  Pourvu que la nanotechnologie rende ces batteries au lithium obsolescentes : ilvaut mieux construire une nation forte et en bonne santé, plutôt que de produire une nation malade incapable de produire les biens et les services dont elle a besoin.  Quant à la recrudescence du cancer causé par la contamination de l’air et/ou deeauxpotables et la multiplication des maladies respiratoires montant en crescendo, elles confirment tout bonnement l’adage suivant : les choix ont des conséquences…    
En pratique, nous Sénégalais « n’avons pas hérité le Sénégal de nos parents, nous l’avons emprunté à nos enfants. »  Cela étant, la survie du Sénégal et de celle de tous ses citoyenssurpassent tous les biens matériels et tous les avantages économiques éphémères.  Similairement, elles surpassent l’or noir et les ressources naturelles stratégiques.  Sous l’arbre àpalabredes discussions portant sur les énergies renouvelables et celles fossiles devraient prendre place pour guider la trajectoire menant vers des avenues reposant sous les dallages d’une santépublique avérée pour tous les Sénégalais sans exception, y compris nos hôtes, nos visiteurs, et nos voisins.  Quand les architectes de ces débats poseront les premières pierresupposées bâtir la fondation d’un futur Sénégal fort, uni, et prospèreespérons qu’ils mettent l’accent sur la soutenabilité(en Anglais sustainability).  Cette dernière garantirait des lendemains meilleurs pour toutes les futures générations sénégalaises qui, à leur tour, devraient être physiquement et moralement prêtepour confronter les challenges aux diapasons des futures découvertes scientifiques et technologiques.  Ces populations scientifiquement avertiespourraient réclamer une eau potable dont les normes pathogènes et chimiques seraientcompatibles avec les règles et restrictions en vigueur.  
Effectivement, en dépit des obstacles énergétiquesle peuple sénégalais ne mérite rien d’autre qu’une bonne santé publique et une eau fiable, potable, durablesoutenableet non contaminée par des ressources gazières ou pétrolières.  Le soleil du Sénégalbrillant toute l’annéela production de lénergie solaire reste favorable.  En outre, l’implantation massive de panneaux photovoltaïques pourrait éventuellement aboutir à l’autosuffisance alimentaire par le biais de nappes phréatiques solaires et non fossiles.  En réalité, la seule et unique richesse des Sénégalais est absolument le Sénégal.  Les grands pères des pères fondateurs l’ont d’ailleurs vite compris pour avoir désigné ce petit pays de la Teranga comme étant « une et une seule tête » dont les parties intimes devraient rester en symbiose 
Ceci est mon opinion.  Elle est donc subjective.  En réalité, seules la paix et la bonne santé garantissent le bonheur et la belle vie ! D’accord !  La démystification des gains économiques s’avère difficile.  Cependant, elle reste nécessairepour aspirer à une sécurité nationale sénégalaise, à un Sénégaljuste et authentique, où la paix durable serait l’unique atoutmajeur des Sénégalais.  Nonobstant opposition ou appellation quelconque, cette dernière demeure la seule voie du Salut ! Pourvu donc que les générations futures y adhérent pour se départir des illusions abjectes qui croupissent certains pays africains dans la misèreles conflits, et/ou la belligérance.  La vitalité de la Sagesse sénégalaise méconnaît l’injustice, l’aviditél’égoïsme, la violence, et les marées humaines sanglantes ou tumultueuses.  La splendeur de la paix sénégalaise est notre principale richesse.  Elle esle fondement sur lequel reposent à la fois l’intégrité de notre territoire national et notre force collective.  C’est la force tonique qui stimule notre vie sociale si joyeuse et colorée et est en même temps le poumon économique de notre jeune nation en construction.  Cette paix entretient notre confiance collective et nos compétences.  Il faut donc la sauvegarder !   Malgré nos potentielles différences et frustrations, prêter un serment d’allégeance à la Paix sénégalaise tant chantée par nos Sages aïeuls d’antanest un devoir absolu. Contre vents et marées, ce Petit Sénégal doit rester fort, uni, et prospère !   

Jeudi 25 Août 2016
Dakaractu




Dans la même rubrique :