En termes de développement humain également, le Sénégal fait partie des 25 pays les plus pauvres de la planète


En termes de développement humain également, le Sénégal fait partie des 25 pays les plus pauvres de la planète
Dans mon article précédent que j’avais intitulé « En termes de croissance économique, le Sénégal est à la traine en Afrique de l’Ouest », je faisais constater que par rapport à la moyenne de l’Afrique subsaharienne et de l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal avait du chemin à parcourir pour rattraper ses voisins. Cette situation de faible croissance n’œuvre pas pour la réduction de la pauvreté dans le pays et constitue une partie de l’explication du classement du pays par le FMI. La figure suivante montre la situation de manière assez éloquente.

En poussant l’analyse un peu plus loin, on peut également se demander si le Sénégal fait mieux en termes de développement humain. Cet indicateur est constitué de la moyenne de trois indicateurs permettant de classer les pays sur une échelle de 0 à 1 : le PIB par habitant (exprimé en parités de pouvoir d'achat), l'espérance de vie à la naissance, et le niveau d'instruction (taux d'alphabétisation des adultes et le taux de scolarisation). Comme on peut le constater également avec cet indicateur le Sénégal fait partie des 25 pays les pauvres d’Afrique selon le dernier calcul du PNUD.

Également, en utilisant le même indicateur de développement humain, dans la catégorie des pays à faible développement humain, le Sénégal se classe parmi les 25 pays les plus pauvres de la planète en termes de développement humain. 

Il devient donc évident que l’ensemble des critères de développement classent le Sénégal parmi les pays les plus pauvres en Afrique et dans le reste du monde. Ainsi, les démentis consistant à donner une bonne place au pays dans le domaine du développement humain ne trouvent pas leur fondement dans les chiffres de classement mondialement reconnus. Il serait donc plus prudent d’apprécier la situation à sa juste valeur et poser des actes économiques dans le pays qui seront de nature à améliorer ces indicateurs.

Ibrahima Gassama, Québec
Économiste du développement durable au Gouvernement du Québec
Chargé de la réflexion à Diisoo – MED (Mouvement pour l’espoir et le développement)
Courriel : igassama@gmail.com 

Mardi 3 Novembre 2015
Dakaractu




1.Posté par marie le 03/11/2015 10:56
Tout à fait d'accord pour le développement humain une population incapable de réfléchir et de décider par lui même, une population façonnée pour suivre et une politique de maintien de alphabétisation au plus bas niveau



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