Emmy Awards : « Game of Thrones » et « Veep » raflent la mise


Emmy Awards : « Game of Thrones » et « Veep » raflent la mise
« Game of Thrones » et « Veep » ont été sacrées meilleures séries aux « Emmys » dimanche 19 septembre, et se sont fait une place dans l’histoire de ces prix de la télévision, lors d’une cérémonie où Donald Trump a été la cible d’innombrables attaques.

La saga médiévo-fantastique est devenue en six saisons le programme de fiction le plus décoré des Emmys, les « Oscars de la télévision », avec au total 38 prix, battant la sitcom « Frasier ».

Série récompensée, acteurs bredouilles

Caractérisée par un monde imaginaire aux mœurs féodales ultraviolentes, la série inspirée des romans de George R. R. Martin a décroché trois prix dimanche, mais ses acteurs sont repartis bredouilles.

La satire politique « Veep », sacrée meilleure série comique comme l’an dernier, s’est aussi taillé une place au Panthéon des Emmys, grâce à son interprète Julia Louis-Dreyfus.

Elle a gagné, pour la cinquième fois d’affilée, le prix de la meilleure actrice comique grâce au rôle de la (vice-) présidente incompétente Selina Meyers.

C’est la sixième statuette au total pour ce prix, un record depuis la naissance des Emmys.

« “Veep” a abattu la frontière entre comédie et politique. Ce qui a débuté comme une satire ressemble maintenant à un documentaire. Alors je promets de reconstruire ce mur et de faire payer le Mexique », a déclaré la comédienne de 55 ans, allusion à une promesse de Trump.

La campagne en toile de fond

A moins de deux mois de l’élection présidentielle aux Etats-Unis, le ton de la soirée était marqué de références à une campagne particulièrement acrimonieuse.

Dans la séquence d’ouverture, l’animateur Jimmy Kimmel est monté dans la limousine présidentielle conduite par… Jeb Bush, candidat républicain malheureux, qui a lancé « si on mène une campagne positive, les électeurs finissent par faire le bon choix » avant d’ajouter : « C’était une blague, Jimmy. »

Autre allusion à l’année électorale, le présentateur a déclaré : « Si ce n’était pour la télévision, est-ce que Donald Trump serait candidat à la présidentielle aujourd’hui ? Non. »

Référence au passé de vedette de l’émission « The Apprentice » de Donald Trump, Kimmel a ajouté : « Nous n’avons plus besoin de regarder la téléréalité, nous la vivons. »

Jill Soloway, créatrice de « Transparent » et de nouveau primée, s’en est prise bien plus violemment au candidat, qu’elle a qualifié de « l’un des plus dangereux monstres de notre époque, un héritier d’Hitler ».

O.J. fascine toujours

Autre grande gagnante de la soirée, la mini-série « The People vs O.J. Simpson », qui revisite la bataille entre les avocats de l’ex-vedette du football américain, accusé de double homicide, et la procureure Macia Clark, a remporté 5 prix.

Sarah Paulson a été récompensée pour son interprétation de Marcia Clark, qui l’accompagnait dimanche, et qui a été à l’époque jugée largement responsable de ce qui a été considéré par beaucoup comme un échec : l’acquittement de Simpson à l’issue du « procès du siècle » en 1995.

« Je suis désolée », a dit Paulson à son modèle, louant son intelligence, la résilience de cette mère de famille qui voulait rendre justice à « deux victimes innocentes, Nicole Brown Simpson et Ron Goldman ».

Pour elle, « O.J., était vraiment un homme adoré, et vu le climat dans cette ville après [l’affaire Rodney King et les émeutes qui ont suivi à Los Angeles], je pense qu’il n’y avait pas d’autre issue pour ce procès ».

Lire aussi :   Les cinq rebondissements de l’affaire O.J. Simpson

Une obsession américaine

Les producteurs de la minisérie ont quant à eux estimé que l’affaire Simpson, qui a divisé l’Amérique, continue à fasciner, vingt ans après, car « elle touche à tout ce qui obsède l’Amérique : les races, le genre, la justice… »

Saluant le succès de ce « docu-drama », Kimmel a lancé à propos de Simpson, qui fut finalement placé derrière les barreaux pour une affaire de cambriolage : « Je me demande s’il est en train de se faire une soirée télé avec les potes. »


Chez les acteurs, c’est Rami Malek, qui interprète un hackeur dépressif dans « Mr. Robot », l’une des nouvelles séries les plus en vue à la télévision américaine, qui a été sacré meilleur acteur dramatique.

Côté comédie, les deux prix masculins sont revenus à deux acteurs interprétant des femmes… Jeffrey Tambor pour la deuxième année de suite a été récompensé pour un rôle de transsexuelle dans « Transparent », et Louie Anderson a été primé pour celui d’une mère de famille dans « Baskets ».

C’est la comédienne Tatiana Maslany, interprète de multiples clones du même personnage dans la série de science-fiction « Orphan Black », qui a été sacrée meilleure actrice.
Lundi 19 Septembre 2016
Dakaractu



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