Émeutes de Khossanto : « Quand j’ai dit au commandant de la gendarmerie que notre fils a été tué, il m’a dit que ce n’est pas grave » (Demba Cissokho, chef de village de Khossanto)


C’est avec la gorge serrée et la mine grave, que le chef de village de Khossanto, M. Demba Cissokho, âgé de prés de 90 ans, est revenu pour Dakaractu,  sur les événements malheureux qui se sont produits à Khossanto, après le décès du jeune Yamadou Sagna.
Selon lui, les gendarmes qui se sont déplacés ont très mal géré la situation et n’ont même pas compati à leur douleur. En effet, selon lui, rien ne justifiait l’usage de lacrymogène et pire encore, il s’était lui-même déplacé et rencontré le commandant pour l’inviter à comprendre les jeunes, mais ce dernier n’a voulu rien comprendre.
Il raconte, « Quand j’ai dit au commandant de la gendarmerie que notre fils a été tué, il m’a dit que ce n’est pas grave. Je suis retourné le voir, et il m’a répété la même chose, juste après ils ont armé leurs grenades et ont commencé à tirer. Ils ont détruit la première maison du village, symbole de notre passé, le legs de nos ancêtre. Ce qui s’est passé ici est très grave! » 

Envoyés spéciaux
Mercredi 1 Mars 2017
Dakaractu




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