Edito Showbiz : Le tube de l’Eté est plagiaire ou diffamatoire ? Que Dieu me préserve des journalistes sénégalais ? Esprit fertile, inspiration débordante, créations innovantes. On réinvente le métier au Sénégal.


Edito Showbiz : Le tube de l’Eté est plagiaire ou diffamatoire ? Que Dieu me préserve des journalistes sénégalais ? Esprit fertile, inspiration débordante, créations innovantes. On réinvente le métier au Sénégal.
Khalilou Fadiga, Ibou Touré, Diodio Diaw pour ne citer que ceux là. Nombre de célébrités se plaignent d’avoir été diffamées ou plagiées ces derniers temps. Si tous s’accordent à dire que ce sont des histoires cousues de fil blanc qui aliment les rubriques de la presse, c’est surtout celle en ligne qui est visée,  décrédibilisée par une frénésie aux ragots et colportages, spécialiste dans le bidonnage et le chantage à outrance. 
Aucune excuse valable pour cette meute virtuelle qui récite et applique le copier-coller à merveille. Autant le devoir d’informer reste une cause défendable, mais quand il s’agit de déformer la réalité, d’inventer des histoires fruits de l’imagination fertile d’apprentis journalistes victimes du syndrome de la signature, c’est la dérive. La presse en ligne creuse sa propre tombe en misant sur les facilités offertes par la révolution médiatique. Le danger du virtuel réside dans la spontanéité, et le manque de retenue, de professionnalisme, conduit inexorablement à la perte de repères. Les sites sont pléthoriques au Sénégal, c’est l’évidence,  le contenu des adresses reste aussi à désirer, c’est la réalité. 
Mais le problème fondamental reste la formation, et l’enjeu capital pour les pionniers n’est point de se référer à la normalité juridique comme convenu dans le projet d’adoption du code de la presse. Le challenge est beaucoup plus excitant, pour le pouvoir surtout, que se convaincre des enjeux d’un secteur plus qu’émergent, d’ériger des gardes fous. 
La bataille, pour Appel comme pour toutes les structures qui se battent pour crédibiliser le lien Sénégal sur la toile, c’est de se mettre à niveau. C’est valable pour le Synpics qui n’a jamais pris la mesure du défi. Le journaliste au Sénégal doit émerger. Pour éviter de mourir de ses erreurs. Le sujet People est obligé de se remettre en question, de taire les turpitudes, pour éviter de tomber dans le ridicule. Sauvons ce métier, voilons ce genre méconnu chez nous.

     El Hadji Samba Thiam, Journaliste People
Mardi 16 Août 2016
Dakaractu




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