Économie : Un rapport détaille le rebond des cours des matières premières qui « comptent » pour le continent africain.


Économie : Un rapport détaille le rebond des cours des matières premières qui « comptent » pour le continent africain.
OCP Policy Center et Cyclope ont publié récemment la deuxième édition du rapport annuel ARCADIA (Annual Report on Commodity Analytics and Dynamics in Africa) 2017 sous le thème : « L’Afrique et les marchés mondiaux de matières premières : des réalités conjoncturelles aux défis structurels » informe un communiqué.
Dans la première partie, du document le rapport s’est attaché à analyser les défis majeurs auquel le continent est confronté. On peut citer parmi ceux-ci l’amélioration de l’attractivité de l’activité d’extraction (notamment minière) ; promouvoir la capacité de génération électrique en s’appuyant notamment sur les énergies renouvelables (solaire, hydroélectrique) ; renforcer la sécurité alimentaire et, pour cela, promouvoir un modèle spécifique de développement agricole ; et enfin, accroître la capacité des nations et des entreprises du capital à lever des fonds de manière efficiente, notamment sur les marchés internationaux, qu’il s’agisse de dettes ou de fonds propres.
Ainsi, tel que le signale le rapport, le développement des infrastructures est une des conditions sine qua non du développement économique africain, qu’il s’agisse des infrastructures de transport (routières, ferroviaires et portuaires) pour permettre l’exportation des ressources extraites ou produites, ou des infrastructures énergétiques à des fins de génération électrique. Le taux moyen d’électrification de l’Afrique subsaharienne est de 31 % -le plus bas niveau explique la même source, des régions en développement-, soit environ 633 millions d’africains qui vivent aujourd’hui sans électricité.
Sur la question de la sécurité alimentaire, le rapport affirme que de nouveaux efforts doivent néanmoins encore être fournis pour faire face aux défis posés tant par l’explosion démographique (qui implique d’augmenter la production agricole africaine de 60 % d’ici à 2025 selon l’Union africaine) que par le changement climatique.
Dans sa deuxième partie, le rapport relève que dans un contexte macroéconomique bien terne l’année 2017 devrait, à l’échelle du continent africain, offrir des perspectives macroéconomiques légèrement plus favorables en raison notamment de l’amélioration du cours des matières premières. Excepté pour certaines denrées comme le cacao, la dynamique haussière du prix des matières observée en 2016 et sur les premiers mois de 2017 a, de toute évidence, été une bonne nouvelle pour les nombreux pays producteurs africains.
Par ailleurs, souligne le rapport, les performances macroéconomiques des pays africains ont été très hétérogènes à titre de l’année 2016. Il y a d’un côté, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Kenya, le Sénégal et la Tanzanie dont la croissance économique a égalé ou dépassé 6 % et, de l’autre, la Guinée équatoriale ou le Soudan du Sud dont l’activité économique a très fortement reculé.
Ce sont, sans surprise, les pays africains exportateurs de ressources non renouvelables, notamment de pétrole, qui ont le plus souffert sur le plan macroéconomique. Ces économies exportatrices ont, par ailleurs, vu très souvent un affaiblissement de leur monnaie entraînant une forte inflation et de plus grandes difficultés à capter des financements extérieurs.
En conclusion, le rapport Arcadia 2017 souligne la centralité de la question du financement que ce soit pour le domaine agricole, celui des minerais et ou de l’énergie. La diversification économique du continent impose d’être financée, ce qui implique de lever des fonds sur les marchés internationaux. Mais les banques commerciales, et principalement les banques européennes et sud-africaines, font désormais preuve d’une plus grande sélectivité dans le traitement des demandes de financement.
Mardi 20 Juin 2017
Dakaractu



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