ETATS-UNIS : le président de la commission du Renseignement dans la tourmente

Devin Nunes est membre républicain de la chambre des Représentants, où il co-préside la commission du Renseignement. A ce titre, c’est donc lui qui enquête sur l’ingérence de la Russie lors de la dernière présidentielle. Sauf que chaque jour qui passe remet un peu plus en question son indépendance vis-à-vis du président Donald Trump, dont l’entourage est pourtant au coeur de son investigation. Hier, le New York Times a ainsi révélé que deux de ses sources étaient… des membres de la Maison Blanche.


Combien de temps Devin Nunes va-t-il pouvoir tenir ? Sa crédibilité est chaque jour davantage entachée : il est soupçonné de protéger Donald Trump et de partager des informations avec lui, alors qu’il enquête sur l’ingérence de la Russie lors de la campagne électorale américaine.

Il y a quelques jours, il a ainsi affirmé que de nouveaux éléments permettaient de penser que l’entourage du nouveau président avait pu être écouté, de manière « accidentelle » par les services de renseignement américain, ce qui avait réjoui la Maison Blanche.

Car Trump a accusé Barack Obama, son prédécesseur, de l’avoir espionné et les révélations du parlementaire l’avaient donc « conforté ». Le problème, c’est que Nunes aurait justement obtenu ces renseignements à la Maison Blanche même… où il s’est discrètement rendu un soir, en taxi plutôt qu’avec son chauffeur.

Deux sources à la Maison Blanche

Le tout sans en référer à ses collègues de la Commission bipartite, et alors qu’il aurait sans doute pu consulter les documents dans d’autres endroits sécurisés.

Alors que Devin Nunes refusait de dévoiler sa source, le New York Times a donné jeudi deux noms : Ezra Cohen-Watnik et Michael Lewis, deux proches de Donald Trump. Ce ne serait d’ailleurs pas surprenant que Nunes les connaisse puisqu’il a lui-même travaillé dans l’équipe de transition, en charge de composer la nouvelle administration.
Vendredi 31 Mars 2017
Dakaractu




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