ETATS-UNIS : L’administration Trump veut mettre fin aux fuites qui plombent la présidence

Aux Etats Unis, le ministre de la Justice veut en finir avec «la culture des fuites» qui, dit-il, mine l'administration de Donald Trump et l'empêche de fonctionner correctement. Jeff Sessions annonce qu'il triple le nombre d'enquêtes portant sur la diffusion non autorisée d'informations confidentielles et que quatre personnes ont été inculpées.


« Nous le disons haut et clair : la culture de la fuite doit cesser », a martelé dans une conférence de presse le ministre américain de la Justice Jeff Sessions, à côté du chef des renseignements, Dan Coats.

Dénonçant un nombre sidérant de fuites qui selon lui « mettent en danger la sécurité nationale », Jeff Sessions a annoncé que le gouvernement a triplé les investigations contre ceux qui parlent trop aux médias. Il examine aussi comment il peut juridiquement forcer les organes de presse à révéler leurs sources, un acte contraire à la déontologie journalistique, rapporte notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet.

A la tête du service en charge d'enquêter sur ces fuites, Dan Coats, a été très clair sur les risques encourus par ceux qui enfreindraient la loi. « Toute fuite, hors du cadre autorisé est un crime. Quiconque participe à ces actes criminels trahit la communauté du renseignement et le peuple américain », a déclaré le chef des renseignements. Et s’adressant à ceux qui pourraient être tentés de communiquer des informations aux médias, il a menacé : « Si vous divulguez abusivement des informations classées confidentielles, nous vous trouverons, nous enquêterons sur vous, nous vous traduirons devant la justice, en fonction de tout ce que permet la loi, et vous ne serez pas content du résultat ».

Quatre personnes viennent d’être inculpées, a indiqué Jeff Sessions. Bien que leur l’identité n’ait pas été révélée, il pourrait s’agir de fonctionnaires travaillant pour l’administration.

Le coup de fouet du ministre de la Justice l’aidera probablement à retrouver les faveurs du président que les fuites rendent fou de colère, car elles donnent une pauvre image de sa présidence. Dernier exemple en date : la publication à la Une du Washington Post de ses conversations avec son homologue mexicain Enrique Pena Nieto et le Premier ministre australien.

Même les critiques de Donald Trump reconnaissent que dans ce cas, les fuites sont allées un peu trop loin. Mais les journalistes défendent le principe des indiscrétions, car elles leur permettent d’assurer leur rôle de chiens de garde protégeant les citoyens contre éventuels méfaits de leur gouvernement.
Samedi 5 Août 2017
Dakaractu



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