ET SI ON PARLAIT « HÉLÈNE »


ET SI ON PARLAIT « HÉLÈNE »
« L’émotion est nègre, la raison est Hélène » avait-on coutume de dire sauf que pour cette fois ci, il s’agit de Helene, ancienne pensionnaire, cartouchard de l’Université Cheikh Anta Diop(UCAD).
Alors que je me trouvais à la morgue de l’Hôpital Principal de Dakar pour les besoins de la levée du corps de cet homme d’Etat, africain de pure souche car étant de l’ethnie la plus représentative au monde, je veux nommer peulh bou Raffet, voila que je me retrouve nez à nez avec notre très chère Hélène.  Hélène qui a fait ses premiers pas à l’UCAD, Hélène témoin privilégié des moult situations qu’auront traversées ce temple du savoir, Hélène qui aura accueilli bon nombre d’étudiants venus fraichement de toutes les contrées du Sénégal et d’ailleurs, Hélène qui aura suivi le cursus de nombre d’étudiants devenus aujourd’hui pontes de la République et ce n’est pas le Président de la République Macky Sall qui me démentirait, ni l’ancien Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye encore moins le Député Modou Diagne Fada, eh bien c’est cette même Hélène que j’ai revue aujourd’hui, vieillissante, crasseuse, édentée en somme laissée à elle-même. Pourtant, Hélène c’est notre Hélène à tous nous lui devons beaucoup de considération.
En effet, Hélène aurait pu être embauchée à l’UCAD en qualité d’Archiviste/Documentaliste car elle connait beaucoup de choses, oui beaucoup de choses se sont déroulées sous ses yeux et au quotidien.
Les Autorités de l’UCAD aurait pu au moins développer un mécanisme qui dans tous les cas lui permettrait de sortir de l’ornière mais que nenni, l’on préfère lui jeter des pièces, qui des billets, voulant faire d’elle une mendiante, ce qu’elle n’est pas et ne le sera forcément pas.
Toujours est-il qu’il arrive souvent que les circonstances de la vie et le chemin du destin vous conduisent au carrefour où s’entrechoquent les événements qui participent à construire l’histoire et qui font de nous des témoins privilégiés de ce que sera le futur, c’est peut être son cas mais vrai ou  faux je n’en sais absolument rien, dans tous les cas les anciens pensionnaires de l’UCAD auront péché s’ils laissent cette situation pourrir qui vous conviendrait d’avec moi prend de l’ampleur.
« Rendons à César ce qui appartient à César », vous lui devez bien cela.
Comment ? Allez savoir.
Si on avait mis sur pied une caisse dénommée « Cashelene », ou « Paielene », ou encore « Helen money » (finalement le nom n’aura pas d’importance), une caisse où tous les anciens cotiseront mensuellement la somme de 1000 F Cfa sachant qu’est libre celui qui pourra faire plus, elle ne s’en porterait que mieux. Et si le Ministère de la femme de la prendre en charge, ce serait salutaire. Ah, j’oubliais mais Hélène devrait être la première bénéficiaire de ces fameuses bourses familiales et la Déléguée Générale de la protection Sociale Mme Anta Sarr Diacko en lieu et place de parcourir  les Marabouts pour leurs distribuer du riz, ce dont ils n’ont pas besoin en réalité car ayant des talibés un peu partout dans le monde, d’où la priorité demeure ailleurs. Que l’on pointe du doigt ceux qui doivent être les véritables bénéficiaires. Soyons la fièvre  et évitons de casser le thermomètre.
A y penser cas pour cas, c’est une situation qui aurait pu se régler à mon avis par la fondation « Servir le Sénégal » qui il faut le reconnaitre est entrain de poser des jalons même si l’on ignore d’où lui proviennent  ses fonds, mais le plus important c’est de gérer le cas particulier qui à la longue fera de Hélène la Mascotte de la Fondation et pour le reste on verra après.
Par moments, je me pose la question de savoir par quel critère l’on choisit les nécessiteux. Dieu seul le sait.
Salut Hélène, Chère Hélène, nous ne te remercieront jamais assez !

Jacob BAMBA
Jacobamba@gmail.com
Samedi 16 Septembre 2017
Dakaractu



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