ENVIRONNEMENT : Diouf Sarr annonce un nouveau dispositif de traitement des ordures ménagères


Une chaîne de traitement des ordures ménagères pour une meilleure gestion de la propreté à Dakar va être mise en place a annoncé, jeudi, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire Abdoulaye Diouf Sarr qui en appelle à une adhésion populaire.
Le ministre a indiqué que « ce dispositif de traitement des ordures va de la poubelle familiale à la décharge par le relais des bacs déposés au niveau de la rue. Ces bacs seront déversés dans des camions qui vont acheminer les ordures au niveau de la décharge ».
« C’est toute une chaîne qu’il faudra gérer du point de vue des moyens et nous allons travailler sur ce dispositif », a-t-il dit au terme de la tournée visant à faire l’état d’évolution de la propreté de la ville de Dakar trois (03) mois après le lancement du PUP.
« L’équation majeure est le comportement du sénégalais et à ce niveau pour réussir cette mission, il faut que la population sénégalaise, comme un seul homme nous accompagne dans ce chantier », a soutenu M. Sarr.
Le ministre a ajouté que « nous pouvons, dans nos activités de tous les jours, éradiquer les ordures, balayer mais, il faut une adhésion populaire ».
Diouf Sarr a en outre exhorté les sénégalais à faire « du balai et du tamis », leurs instruments les plus précieux. Selon lui, « la sensibilisation et l’adhésion des populations sont les conditions de réussite de notre mission ».
La campagne dénommée « opération quartier propre » qui sera lancée jeudi prochain mettre plusieurs quartiers en compétition et les plus propres gagneront des prix, a indiqué Abdoulaye Diouf Sarr.
Le ministre a, dans ce cadre, appelé à une participation citoyenne de toutes les localités de Dakar à cette compétition qui sera lancée au Grand théâtre en présence de tous les acteurs du nettoiement, des délégués de quartier, de représentants d’associations sportives et culturelles (ASC) et d’autres mouvements de jeunes
 
 
Diouf Sarr salue le bon déroulement du PUP
 
Le programme d’urgence de la propreté de Dakar (PUP) est mis en œuvre de « la manière la plus convenable », trois mois après son lancement, s’est félicité, jeudi, à Dakar, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. « Nous avons constaté avec beaucoup de satisfaction, le travail titanesque abattu par l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (UCG). J’ai tenu à constater par moi-même l’état d’avancement de la mission qu’on lui a confiée. L’opération d’urgence (…) se déroule de la manière la plus convenable », a-t-il déclaré.
M. Sarr s’entretenait avec des journalistes, au rond-point du Centre
international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), point d’arrivée de sa tournée visant à « faire l’état d’évolution de la propreté de la ville de Dakar, trois (03) mois après le lancement du PUP ».

La tournée du ministre a démarré par les allées Khalifa Ababacar Sy de Dieuppeul où une employée de l’UCG s’employait à balayer les coins et recoins du jardin public. Coumba Souma Bâ portait des gants achetés à ses frais ainsi que d’un masque.

Des bouteilles vides coupées et accrochées aux arbres servent de poubelles. « Cette initiative a été prise par les populations », a signalé Mme Bâ, avant de solliciter du ministre de tutelle des dotations plus importantes en matériel de nettoiement.

Après Dieuppeul, le cortège du ministre s’est dirigé vers le rond point Liberté 5, qui garde encore les stigmates des dernières opérations de ventes de moutons pour la Tabaski. "Il faut enlever les mauvaise herbes et il faut le faire dès aujourd’hui", a ordonné Abdoulaye Diouf Sarr.

Le ministre et son équipe ont ensuite effectué une brève escale sur la VDN, au niveau de l’ancienne piste, avant de continuer vers la Corniche Ouest. 

« Il y a de cela quelques mois, la corniche de Dakar était recouverte d’herbes et de saletés de tout genre », relève Ndèye Adélaïde Dieng, autre agent de l’UCG.

« Mais chaque matin, entre 8h et 13h, nous balayons et une voiture vient ramasser les ordures », a-t-elle renseigné.

Confirmant les propos de Mme Dieng, ses collègues soulignent que cet endroit est devenu fréquentable, au point que des gens viennent maintenant s’y promener souvent
 
 
Ils invitent toutefois les autorités à sécuriser le secteur, afin de préserver la propreté et de protéger les visiteurs étrangers selon eux souvent victimes d’agression.

« Il faut de la surveillance, ici. Hier, vers 11h, on a agressé une dame française », a indiqué Bounama Diouf, un jeune qui dit être venu au secours la vieille femme « brutalisée par un gamin âgé d’une quinzaine d’années ». 

Après l’avenue Malick Sy, l’autoroute Seydina Limamou Laye et la Cité de l’émergence, le cortège termine son périple sur les deux voies du Camp pénal où Aby Goudiaby, une employée de l’UCG, était en train de tamiser le sol pour le débarrasser de petits cailloux et autres déchets d’animaux.

« J’ai été obligée de construire mon propre tamis, parce que le sol est recouvert de déchets d’animaux et il ne sert à rien de balayer sans tamiser », a-t-elle expliqué à la délégation ministérielle.

Se disant impressionné par « l’effort » et la « générosité » de cette employée de l’UCG, le ministre a demandé à son directeur, Ibrahima Diagne, de passer commande de 1000 tamis à distribuer à ses agents.

Aby Goudiaby « pouvait être minimaliste et utiliser son balaie uniquement. Si j’avais à donner le prix du civisme cette année, je l’aurais remis à cette dame », a commenté Abdoulaye Diouf Sarr.

« C’est un travail décisif avec un éternel recommencement. Il faut être endurant. Nous avons cette conviction et cette générosité dans l’effort pour pouvoir vaincre ce fléau qui est celui de l’insalubrité », a-t-il dit, faisant part de son intention d’effectuer une visite à Kigali (Rwanda), afin de s’imprégner de s’imprégner des méthodes en œuvre dans ce pays.

M. Sarr a par ailleurs recommandé à l’UCG de faire en sorte que la
distribution du matériel déjà disponible « soit exhaustive, pour que tout le monde soit équipé ». « C’est un travail de longue haleine. Tous les jours, je croise des agents et je vois que leurs conditions de travail sont nettement améliorées », a-t-il souligné
Aps
 
Jeudi 21 Janvier 2016
Dakaractu




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