ÉCROUÉ PAR LE DOYEN DES JUGES : Rilke Ndongong sous le coup de 8 délits

Selon nos informations, Rilke Ndongong a été inculpé et placé sous mandat de dépôt par le Doyen des juges qui a retenu contre lui huit délits. X est visé dans la même procédure...


Libération a appris de sources autorisées que Rilke Ndongong, financier à la Qatar Investment Authority, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges Samba Sall. 
​Les mêmes sources renseignent que le magistrat instructeur a retenu huit délits à savoir l’association de malfaiteurs, l’escroquerie, la tentative d’escroquerie, le faux et l’usage de faux en écritures privées et sur des documents administratifs, l’usurpation d'identité et le blanchiment de capitaux.
Des sources autorisées renseignent que lors de sa mise en examen, il a déclaré : « Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés. Je n’ai aucun lien avec Karim Wade. En outre tous les éléments retenus contre moi ont été donnés par moi-même. Je ne suis pas un politicien et tout le monde me connaît au Radisson Blu comme étant un expert financier. »
N’empêche, les mêmes sources expliquent que la DIC a réuni des éléments explosifs qui laissent à croire qu’ils ont débusqué un as du faux.
Comme l’écrivait Libération, le voile de mystère qui entourait l’enquête de la DIC qui avait hérité du dossier géré dans un premier temps par le commissariat spécial de l’aéroport de Dakar a commencé à se dissiper.
En vérité, des sources renseignaient que concernant le blanchiment présumé de capitaux, la DIC a mis en cause une somme globale de 500 millions d’euros. Ce montant correspond à plusieurs projets présumés que Rilke Ndongong devait financer à travers des fonds levés dans une banque européenne très connue.
Mais pour les enquêteurs, ces projets - dont des investissements dans les Mines - ne sont que le prétexte pour injecter du cash au Sénégal afin de financer des activités délictuelles contre le régime. Qui plus, ces projets sont portés par des sociétés Offshore dont les bénéficiaires économiques sont difficiles à identifier.
Rilke Ndongong a plaidé la bonne foi devant les enquêteurs, mais il a été incapable de citer le nom des soit disant partenaires sénégalais avec lesquels il travaillerait. Il avait refusé de donner le code de son ordinateur aux enquêteurs qui ont dû recourir aux services de la police technique.
Tous ces éléments cités plus haut ont été retrouvés dans plusieurs fichiers qui sont encore en cours d’analyse à la DIC. Ces recherches ont d’ailleurs permis aux enquêteurs d’identifier un présumé complice de Rilke Ndongong, un ingénieur financier sénégalais vivant en Italie qui a pris la fuite lorsqu’il a été mis au courant de l’arrestation de son partenaire.
Le plus troublant dans cette affaire réside dans le comportement du Qatar. En effet, les enquêteurs ont sollicité l’ambassade du Qatar au Sénégal pour qu’il confirme que Rilke Ndongong avait la nationalité qatarie. Mais jusqu’à hier, la représentation diplomatique n’a pas répondu. À noter que  Ndongong avait en réalité cinq nationalités : camerounaise, américaine, qatarie, française et ghanéenne.
Des sources autorisées renseignent que cette affaire dépasse de loin ce que certains croient puisque le Sénégal a été alerté par un service étranger très respecté.
Mercredi 5 Juillet 2017
Dakaractu




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