Droit de réponse à M. Amadou TOP sur « Secteur des télécommunications : le régulateur assure-t-il ses responsabilités ? »


Droit de réponse à M. Amadou TOP sur « Secteur des télécommunications : le régulateur assure-t-il ses responsabilités ? »
                                                                 LES CERTITUDES DE L’IGNORANT

 
La récente sortie de Monsieur Amadou TOP, Directeur Exécutif du Comité de pilotage de la Transition de l’Analogique vers le Numérique (CONTAN), appelle de notre part des observations appréciées uniquement à l’aune de considérations scientifiques et morales.
D’emblée, elle nous préoccupe à plus d’un titre. En effet, sous sa casquette de Secrétaire général de l’Observatoire sur les Systèmes d’Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal (OSIRIS), Monsieur TOP semble dérouler un programme à l’encontre des intérêts  du Sénégal.
Sur la forme, les garants des rouages de l’administration déplorent les agissements de Monsieur TOP qui, fort de sa nouvelle nomination et de son parcours de fonctionnaire jusqu’à son départ volontaire de l’administration sénégalaise, critique de manière ouverte une autorité administrative indépendante, en foulant aux pieds la déontologie administrative qui impose un devoir de réserve et de solidarité  à tous les hauts fonctionnaires.
L’ingénieur informaticien des années 70, qui s’est, par la suite, mué en expert de l’audiovisuel, des télécommunications, du spectre et curieusement de la régulation, montre ses limites. En effet, par un jeu de mots, subtils, Monsieur TOP semble insinuer une influence des opérateurs dans la conduite de la portabilité et un changement de cap de l’ARTP, tout en sachant que la date de mise en œuvre retenue de concert avec les acteurs est septembre 2014. Il devrait également savoir, que ce sujet, l’ARTP se l’est appropriée depuis les années 2004 - 2005. D’ailleurs, une étude avait été réalisée et une concertation organisée avec l’ensemble des acteurs. A cette occasion déjà, malgré le fait que le marché n’était pas encore porteur, l’ARTP avait une bonne vue sur tous les jalons à poser avant une mise en œuvre effective de la portabilité au Sénégal. Il est vrai qu’à ce moment-là, dans un élan de lucidité, notre tout nouveau Directeur Exécutif avait abandonné toute ambition de jouer un quelconque rôle dans le domaine des télécommunications ou des technologies de l’information et de la communication.
Aujourd’hui, par un jeu de combinaisons, le voilà revenu au premier plan. Tiré de sa retraite et contesté, il affiche une réelle volonté d’en découdre et a entamé une campagne de communication pour asseoir sa légitimité. Ses sorties médiatiques en constituent une parfaite illustration. Ensuite, notre expert semble ignorer le rôle de l’institution de régulation. Aucun texte ne confère à l’ARTP la possibilité d’attribuer, ne serait-ce qu’à titre provisoire, une licence à un opérateur.
En revanche, l’ARTP a comme mission de promouvoir l’innovation. C’est le sens qu’il faut donner aux assignations de fréquences temporaires faites aux opérateurs en vue de tester la 4G, sur accord préalable des autorités gouvernementales. En vérité, lorsqu’un acteur souhaite expérimenter, dans notre pays, de nouveaux moyens de communications adaptés au progrès scientifique et à l’évolution des technologies, notre mission est de l’accompagner tout en veillant au respect des règles et du principe de traitement égalitaire. Cette position a valu à notre pays de grandes satisfactions lors du sommet de l’OCI en 2008 au cours duquel les participants ont pu déjà bénéficier des services 3G. Nous sommes convaincus qu’il en sera de même lors du sommet de la francophonie de 2014 avec la 4G.
Aussi, convient-il de rappeler que la réglementation en vigueur en 2008 exigeait l’agrément de tout équipement devant se connecter aux réseaux radioélectriques. L’agrément par l’ARTP d’un équipement compatible 3G ne signifie pas juridiquement que les services 3G sont autorisés contrairement aux allégations de Monsieur TOP.
Enfin, pour rappel, s’agissant des licences de télécommunications, la procédure d’attribution est clairement définie dans le Code des Télécommunications. Dans ladite procédure, l’Autorité de régulation a d’abord un rôle de conseil au gouvernement et ensuite, se charge de l’instruction technique des dossiers. L’attribution de la licence se fait par l’Etat dans le cadre de l’exercice de son pouvoir régalien. L’ignorer, c’est finalement, soit ne rien comprendre aux attributions des différentes parties prenantes du processus, ce qui est difficile à croire pour quelqu’un qui se fait passer pour un expert, soit se lancer dans un exercice obscur avec des desseins inavoués. 
 
L’Amicale des Cadres de l’ARTP
Jeudi 12 Décembre 2013
Dakaractu




1.Posté par Zeina Dieng le 12/12/2013 20:39
Merci pour se recadrage.Honnêtement ce Monsiuer TOP 'ingénieur' ou plutôt Technicien supérieur en informatique des années 70 (il ya 34ans) me semble pas avoir le profil pour diriger une telle commission. Il parle en technicien sans vision ni programme

2.Posté par Osiris le 12/12/2013 20:57
Précision de la rédaction

Créé en 1998 afin de susciter un débat public de fond sur les questions liées au développement de la Société de l’information au Sénégal et en Afrique, OSIRIS publie ici le "droit de réponse" demandé par l’Amicale des cadres de l’ARTP qui n’a pourtant pas été citée dans l’éditorial publié dans le numéro d’octobre 2013 de Batik. Bien que ce texte soit truffé d’attaques ad hominem contre le Président d’OSIRIS, du titre à sa conclusion et qu’il veuille faire dire au texte ce qu’il ne dit pas, en contradiction flagrante avec l’affirmation de l’ACA selon laquelle ses observations sont "appréciées uniquement à l’aune de considérations scientifiques et morales", nous publions volontiers ce texte afin que chacun puisse juger sur pièce et apprécier le niveau auquel l’ACA place le débat sur les questions relatives à la régulation du secteur des télécommunications. Cela étant dit, l’ACA et tous ceux qui, avec elle, seraient tenter de faire taire OSIRIS et d’empêcher tout débat sur ces questions doivent savoir qu’ils s’agitent en pure perte. Nous sommes en effet décidés à continuer à nous prononcer sur toutes les questions touchant au développement du secteur des télécommunications et des TIC et à dénoncer, à chaque fois que nécessaire, les scandales, les dérives, les incohérences, les insuffisances, les manquements ainsi que toutes les décisions, orientations et postures n’allant pas dans le sens de la défense de l’intérêt général ou de l’intérêt national. Enfin, nous appelons ceux qui semblent s’auto-proclamer comme les seuls sachant en la matière à faire preuve d’un peu plus de modestie et d’accepter d’être évalués sans complaisance par ceux au service desquels ils sont. En effet, à l’ère de la gestion axés sur les résultats et de la redevabilité de tous les démembrements de la puissance publique, la gestion solitaire, discrétionnaire et nébuleuse des questions impactant la vie des citoyens et des acteurs économiques, l’arrogance, le mépris et l’impunité, ne sont plus de saison. A bon entendeur salut....

3.Posté par wathever le 12/12/2013 22:48
ney metti,
Le CNN ne plaisait pas a l'ARTP, le CONTAN ne dedevrait pas vou mecontenter
Resolution: elargir les prerogatives du CNRA ... a l'economie numerique etre.
RE ba tass

4.Posté par Regulateur le 13/12/2013 08:47
Je suis tout a fait d'accord avec M. TOP, l'ARTP manque d'expertise et d'innovation dans le secteur des Télécoms. Aujourd'hui le Sénégal a recule a grands bonds. Voyez voir qui se passe au Kenya, Congo Brazza, Maroc, Afrique du Sud pour ne citer que ceux la pour constater notre retard. L' ARTP au lieu de promouvoir l'innovation se retrouve dans les promo de Lutte. La qualité de service effectuée en grande pompe n'a encore rien servi. Vous constatez de vous même que la qualité est déplorable dans la journée et aux heures chargées (vers 20h). Aucun catalogue d'interconnexion spécifique entre Sonatel-Expresso n'a été mis a jour. Il faut auditer le secteur dans son ensemble. Les promotions sont faites en longueur de journée sans qu'on sache même les raisons (on me dira économiques) et les conséquences (long terme). On me dira que l'ARTP ne doit pas intervenir sur le marche du détail mais pour les promos il faut qu'il y' ait des raisons avec approbation de l'ARTP. Quels sont les outils dont dispose l'ARTP pour valider aussi rapidement les offres de promo des opérateurs? Certes votre mission est la protection du consommateur; mais cette mission est juste réduite au prix. Hélas!

5.Posté par Deugg Gui le 13/12/2013 12:11
Hormis dans le domaine du spectre radioélectrique (la gestion des fréquences), le personnel de l'Artp ne peut se prévaloir d'aucune expérience dans la gestion des réseaux publics de télécommunications.

Il suffirait de faire le même audit qu'à la fonction publique orientée expertise en télécommunications et l'on verrait Que les profils présentés - qui sont très bons par ailleurs - ne permettent de faire le véritable travail de régulation demandé sur le marché des télécommunications. Si l'expertise était avérée la position dominante de Sonatel/Orange aurait été réduite depuis fort longtemps ce qui est la moindre des missions de lArtp.

6.Posté par Sek le 13/12/2013 15:36
Je ne connais pas les messieurs de lARTP, mais je connais bien Amadou TOP. Celui que vous appelez "L’ingénieur informaticien des années 70" est un PIONNIER dans ce secteur.
Si le réseau RAPIDE vous dit quelques choses, reconnaissez à Monsieur TOP sa qualité de SACHANT dans ce secteur.

7.Posté par Mamadou le 15/12/2013 22:44
Le Sénégal manque t il autant de cadres en activité pour qu on éprouve le besoin de ramener un retraite qui de plus est, avait démissionné de servir dans l administration de son pays pour se consacrer à son business personnel ? Les attributions qu il s arroge, n empiètent elles pas sur celles de l ARTP ? Il avait longtemps grenouille autour de Wade en faisant miroiter à ce dernier, des projets que l on qualifie d éléphants blancs . Il s est par la suite retranché dans Osiris en distillant de temps à autres des idées qui auraient pour objet de défendre l intérêt général, alors que l objectif inavoué est de déstabiliser les Opérateurs Telecom Qui a mandaté Osiris, Optic ou TOP à parler à parler au nom de la collectivité Mrj Top tient à travers çette nomination sa revanche Si on le laisse faire , il va déstructurer le secteur de l économie numérique et faire connaître au Sénégal une régression que l on mettra des années combler Mr Top est d une autre époque Il faut le laisser à sa douce retraite , consommer paisiblement les commissions perçues dans des activités de représentation et de lobbying qui n ont rien à voir aux Telecom et l informatique



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