Dr Papa Abdoulaye SECK répondant à la dictature de ceux qui ne savent pas: «l’option de créer en 2017 l’autosuffisance en riz, n’est pas un choix fortuit, c’est une contrainte!»

Extrait de la déclaration du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye SECK, qui présentait le projet de budget 2015 du secteur agricole, ce vendredi, aux députés à l’Assemblée nationale.


Dr Papa Abdoulaye SECK répondant à la dictature de ceux qui ne savent pas: «l’option de créer en 2017 l’autosuffisance en riz, n’est pas un choix fortuit, c’est une contrainte!»

Le ministre :

Beaucoup d’investissements ont été consentis dans le secteur agricole de notre pays. Mais nous devons reconnaître qu’il n’y a pas eu une efficacité et une efficience de l’investissement public dans le secteur agricole sénégalais. Et si aujourd’hui, la part de l’Agriculture dans le PIB tourne autour de 7.1 ou 7.2, cela confirme éloquemment que nous sommes encore loin d’une émergence économique et sociale tiré par un secteur agricole dynamique.

Les raisons sont multiples. Il nous faut ensemble, essayer d’apporter des réponses à ces préoccupations. Dans ce secteur, il y a beaucoup de clans, beaucoup de factions qui existent depuis l’indépendance. Ces clans et ses factions ont leur cadre, il faut le dire, ils ont leurs journaux, leurs télévisions, et ils mènent une dictature sur l’ensemble des filières agricoles de notre pays. C’est ça la réalité!

Et nous avons besoin du soutien des députés pour casser ces clans, ces factions et ces lobbies qui sont des facteurs qui ne sont pas de nature à favoriser l’émergence de notre agriculture. Il y a aussi des dictatures qui sont exercées, généralement, par ceux qui ne savent pas…

Aimer mal son pays, c’est penser que son pays n’a pas le droit au développement         

Il y a aussi ceux qui aiment mal leur pays. Il faut le dire. Aimer mal son pays, c’est penser que son pays n’a pas le droit au développement, au progrès en passant par son agriculture. C’est ça, aimer mal un pays. Nous, nous avons la conviction forte. Bien aimer son pays, c’est de se dire que ce que d’autres ont fait nous sommes en mesure de le faire et de se donner les moyens de le faire.

Il y a au chapitre des facteurs bloquants de notre agriculture, un personnel qui est insuffisant et de surcroît pas suffisamment motivé. Les salaires dans ce département ministériel sont extrêmement bas. Mais nous avons l’espoir qu’on pourra trouver des solutions parce que le Président de la République a pris la décision de faire faire une étude pour que nous puissions remettre sur les rails notre administration qui est aujourd’hui désarticulée, où principalement ceux qui ont les gros salaires sont ceux qui peuvent être dans la rue.

Et ces braves hommes et femmes, qui sont derrière moi (les membres du département de l’Agriculture), n’ont pas cette culture d’être dans la rue. Il faut vraiment que justice soit faite et qu’on puisse les mettre dans d’excellentes conditions pour que l’agriculture de notre pays puisse avancer.

Après cette digression je voudrais maintenant répondre à quelques interrogations en commençant par le riz.

C’est avec la déclaration de politique générale de Mme Aminata Touré qu’on a avancé pour la première fois l’objectif d’atteindre l’autosuffisance rizicole en 2017. Donc, elle est vieille cette chanson. Elle ne date pas de la tournée économique du Président de la République, dans la région nord du pays.

Je dois dire que ceux qui, aujourd’hui, sont en train d’avancer l’idée selon laquelle, on ne peut pas atteindre l’autosuffisance, parce que compte tenu des statistiques, il faudrait multiplier la production agricole actuelle par 4 d’ici 2017; ces personnes ne sont pas au courant de ce qui se passe à travers le monde. Et, il faudrait qu’on leur donne des explications.

La Côte d’Ivoire veut atteindre l’autosuffisance en 2016 en produisant 1 900 000 tonnes de riz blanc. Nous, nous voulons produire 1 080 000 tonnes de riz blanc; presque le double. La Cote d’Ivoire veut aussi atteindre l’autosuffisance avec surplus en 2020 en produisant 2, 1 millions de tonnes de riz blanc. La Côte d’Ivoire, pour atteindre ses objectifs, d’ici 2016 doit multiplier par 4, 25 son niveau actuel.

Donc quand les sénégalais, qui se disent des spécialistes, sont en train de me dire que ce que nous disons est utopique, il faudrait alors qu’il généralise leurs critiques s’adressant aussi à la Côte d’Ivoire.

En Gambie, le Président Yaya Jammeh a décidé l’arrêt des importations à partir de 2015. Le coefficient multiplicateur pour que la Gambie puisse atteindre l’autosuffisance en 2016, c’est que la production actuelle doit être multipliée par 7,72.

Et, on est en train de me dire dans ce pays qu’un coefficient multiplicateur de 4 est un facteur bloquant. Et c’est l'élément explicatif pour dire que c’est impossible. Il faut qu’ils interrogent l’histoire. C’est ce que j’appelais tantôt la dictature de ceux qui ne savent pas et nous imposent leur point de vue et que devons collectivement refuser.

Si vous prenez le cas du Nigéria, c’est l’autosuffisance en 2017 - 2018. La production actuelle devra être multipliée par 4, au moins. Rwanda, c’est pour 2015, la production est à multiplier par 1.55. Pour Madagascar, c’est une production qui serait multipliée par 3.

C’est dire donc, que les sénégalais et les sénégalaises qui sont en train, aujourd’hui, de nous dire que l’autosuffisance est impossible parce qu’on doit faire un bond important avec un coefficient multiplicateur de 4 sont en déconnexion avec ce qui se passe à travers le monde. Et, ils sont en train de sous-estimer les intelligences des sénégalais et des sénégalaises.

La tendance actuelle au niveau mondial, c’est de tout faire pour se nourrir sur une base endogène     

Pour quoi ? On sait parce qu’on l’a pratiqué, que les savants du monde, aujourd’hui, sont d’accord pour dire que l’Asie va être un continent importateur net de riz. C’est connu! Et ces mêmes savants disent que l’Asie va être un continent importateur net de riz vers 2020. Le monde peut connaitre une crise rizicole profonde à partir de 2020.

Et, en le disant monsieur le président (il s’agit de Cheikh SECK, président de la Commission Développement et Aménagement du territoire), on n'est jamais prophète chez soi, mais je pense que je dois être écouté. Je suis le premier chercheur au monde à avoir prédit la crise rizicole de 2008. C’est vérifiable dans le site de l’Académie Mondial des Sciences. C’est dire donc, qu’on parle de choses qu’on maîtrise. Nous allons vers une autre crise.

Alors, ces sénégalais qui veulent que nous continuons de dépendre des importations; mais est-ce qu’ils ont suffisamment supposé un déficit en riz ou un manque de riz lié effectivement à la turbulence du marché international. Ça va créer des émeutes.

Donc, l’option de créer l’autosuffisance en riz, en 2017, n’est pas un choix fortuit, c’est une contrainte. C’est ça qu’on dit. C’est une contrainte incontournable. Il faut qu’on y aille ou qu’on manque de riz ; parce que si vous prenez le cas de l’Asie, c’est 77% des exportations de riz. Mais si l’Asie commence à importer, la Chine entre en jeu, ne serait-ce reste qu’avec 5% à importer, c’est toute la part de l’Afrique en matière d’importation que les chinois vont prendre.

Alors, chers amis on n’a pas de choix. Si le Président Macky SALL n’avait pas déclaré que nous voulons être autosuffisants en 2017, on devait collectivement lui dire que nous devons être autosuffisants. Il n’y a pas de choix! Soyons ensemble pour trouver des solutions à ces interrogations présentes, au lieu de dire ce n’est pas possible. Moi, je dois dire haut et fort, ici (à l’Assemblée nationale) que j’ai lu ce qu’on dit dans la presse. «Ça, ce n’est pas possible, le bond est important». J’ai démontré que c’est faux ; à travers le monde, ce n’est pas ce qui se fait…

Nous ne devons pas être les derniers de la classe en ce qui concerne l’autosuffisance rizicole. Et nous avons une stratégie!                                                    

Dimanche 9 Novembre 2014
Dakaractu




1.Posté par MOUBARACK LO le 09/11/2014 11:16
ANALYSE DU PLAN GOUVERNEMENTAL D'AUTOSUFFISANCE EN RIZ

LE PLAN EST CLAIR ET OPTIMISTE. C'EST BIEN. JE SALUE L'AMBITION NATIONALE QUE NOUS PARTAGEONS TOUS.

MAIS LA CLE, C'EST LA MISE EN OEUVRE. ET L'EXPERIENCE MONTRE QUE L'ETAT SENEGALAIS A ENCORE ET TOUJOURS DES PROBLEMES DE MISE EN OEUVRE.

TOUT EN PRENANT GLOBALEMENT ACTE DES CHIFFRES LIVRES, JE MANTIENS QUE C'EST ILLUSOIRE DE VISER L'AUTOSUFFISANCE EN 2017.
PLUSIEURS ACTIONS FONDAMENTALES (FINANCEMENT, QUALITE, COMMERCIALISATION, COMMUNICATION) EXIGENT DU TEMPS POUR DEVENIR OPERATIONNELLES.

LA PRODUCTION AURA DU MAL A DEPASSER 900.000 TONNES DONT 10 POURCENT AU MOINS POURRAIENT ETE INVENDUS ET NON AUTOCONSOMMES PAR LES HUMAINS (CONTRE UNE ESTIMATION D'EXPERTS DE 50 POURCENT AUJOURD'HUI ( C'EST LE SENS DES 15 POURCENT). SOIT 810.000 DE PADDY MIS SUR LE MARCHE OU CONSOMMES POUR SOI (38 POURCENT DE L'OBJECTIF EN 2017, VOIR CI-DESSOUS).

EN OUTRE, LE NIVEAU DE 68 POURCENT DE TRANSFORMATION EST EXAGERE AU NIVEAU NATIONAL. LES EXPERTS INDEPENDANTS PARLENT PLUTOT DE 55 A 60 POURCENT EN MOYENNE.

PAR AILLEURS, LE SENEGAL A IMPORTE 918.000 TONNES DE RIZ BLANC EN 2012, SELON L'ANSD, ET EN A PRODUIT 305.000 TONNES. CE QUI FAIT UN TOTAL DE 1,223 MILLIONS DE TONNES. EN FAISANT
L'HYPOTHESE D'uNE MEVENTE DU RIZ LOCAL DE 50 POURCENT, ON PART AVEC UNE BASE DE BESOINS NATIONAUX DE 1,068 MILLIONS DE TONNES EN 2012.

AVEC UNE PROGRESSION DEMOGRAPHIQUE de 2,5 POURCENT PAR AN, LE BESOIN NATIONAL EN RIZ SERA EN 2017 DE 1,2 MILLIONS DE TONNES.

SI ON TRAVAILLE AVEC UN TAUX DE TRANSFORMATION de 68 POURCENT, L'EQUIVALENT EN PADDY SERA AU MINIMUM DE 1,736 MILLIONS DE TONNES ET NON 1,6 MILLIONS DE TONNES. C'EST UN MINIMUM, PARCE QUE DES POPULATIONS TRES PAUVRES QUI NE POUVAIENT PAS PAYER LE RIZ POURRONT Y ACCEDER EN 2017 (PAR EXEMPLE EN UTILISANT LA BOURSE DE SECURITE FAMILIALE).

IL CONVIENT DONC PLUTOT DE TRAVAILLER SUR UNE HYPOTHESE DE BESOIN NATIONAL DE 1,9 MILLIONS DE PADDY EN 2017.

AVEC UN TAUX DE TRANSFORMATION DE 60 POURCENT AU NIVEAU NATIONAL ( CE QUI EST PLUS REALISTE), LE BESOIN MINIMAL EST DE 2 MILLIONS DE TONNES, ET 2,2 MILLIONS DE TONNES SI L'ON TIENT COMPTE DU POUVOIR D'ACHAT AMELIORE DES MENAGES PAUVRES.

ENFIN, LE PRACAS, DANS LA VERSION NON ENCORE CORRIGEE, PREVOIT LE MEME NOMBRE D'HECTARES EN DOUBLE CULTURE SUR LA VALLEE. CE QUI DENOTE AVEC LE COEFFICIENT DE 1.5 GENERALEMENT UTILISE PAR LES SERVICES DE L'AGRICULTURE.

Il FAUDRAIT DEJA COMMENCER PAR CORRIGER CETTE LOURDE ERREUR DE CALCUL QUI GENERE UN BIAIS DE 25 POURCENT SUR LA VALLEE EN 2017. SOIT UN EFFET DE 15 POURCENT EN MOINS SUR LA PRODUCTION NATIONALE ESTIMEE.

EN DEFINITIVE, IL EST PLUS REALISTE DE VISER 2020-2022 POUR L'AUTOSUFFISANCE EN RIZ (NOUS SERIONS DANS LES DEMAIS PAR RAPPORTA LA CRISE POTENTIELLE DU RIZ DONT PARLE LE MINISTRE) , EN TRAVAILLANT D'ARRACHE PIED DES A PRESENT, SANS PERDRE DU TEMPS. C'EST UN ENORME DEFI POUR LE SENEGAL QUE JE CONNAIS.


MOUBARACK LO
email: moubaracklo@gmail.com

2.Posté par A N S le 09/11/2014 17:34
la production est possible si les moyens et une meilleur organisation et le respect du timing
suivent. ce serait trés possibles avec l'utilsation des 2 PETITS AVIONS que l'ETAT du SENEGAl

avait obtenus lors de ,l'invasion des criquets.ce sera l'avion qui fera les semis,les traitements herbicides,les épandages d'engrais et traitement contre les oiseaux granivores.L'Avion fait 200HA/Jen semis,ce qui fait 4OOha/JOURj
Ce syteme a été testé par la Compagnie sucriére avec ses ingénieurs SENEGALAIS en 2005.
En 2006 sous la supervision de la SAED avec 2 PAYSANS ONT eu leurs champs semés et traités par avion.et on eu de bon rendement5à 6T/ha
Donc c'est un problemes de vonlonté gouvernementale ;j'ai moi meme dirigé toutes les opérations

3.Posté par agent de l'état le 09/11/2014 19:45
juste pour rependre mon confrère Mamadou Ibra Kane en Parlant des mérites du Abdou Diouf de OIF; je dirais "WiiW Dr Papa Abdoulaye Seck". On a assez répondu ce ,monsieur Moubarack qui n'a rien d'un patriote. En ce moment l'heure est au travail à la réussite de ce programme du Chef de l'Etat en direction de l'autosuffisance en riz.

4.Posté par Un producteru de riz qui aime bien son pays le 09/11/2014 20:54
Un producteur qui aime bien son pays
Je suis persuadé que Moubarak Lo fait partie de ces gens qui aiment mal leur pays dont le Ministre parle dans son article mais il fait également partie de ces dictateurs qui ne savent pas et qui veulent tenir notre pays en otage. On ne peut pas être specialiste de tout et de rien et ces chiffres qu'il manipule au gré de ses intérets politiciens ne peuvent tromper personne. Un pays qui se respecte se doit d'avoir des ambitions et une volonté claire de ses dirigeants d'aller de l'avant et de sortir du sous-developpement et c'est cela qui est le plus important. Moubarak Lo, on le connait bien. Il a fait d'abord la cour à Maitre Wade pendant une decennie avant de se retourner vers Macky et tout cela pour un strapotin de Ministre; il est même allé jusqu' à se faire tailler un poste de "Ministre, Directeur de Cabinet adjoint du Président de la république. Et ce n'est que recemment, persuadé que le PR ne le nommera pas qu'il a demissionné avec fracas et a commencé à s'attaquer à tout ce qui bouge. Quelle dignité?
Les autorités qui sont à la tête de ce pays , à savoir le PR et le Ministre de l'Agriculture connaissent la direction qui va mener notre pays vers l'emergence; C'est pourquoi, ils ont fait de l'agriculture le moteur du développement et qu'il ambitionne de donner les moyens necessaires pour aider et encadrer les acteurs du secteur à atteindre les objectifs de production qui sont ainsi fixés. Ce sont, en dernier ressort, ces producteurs qui vont se donner les moyens de faire les réalisations qui nous ménerons vers l'autosuffisance et ces derniers comme un bloc ont répondu à l'appel des autorités en disant oui nous pouvons, yes we can. Que repond donc Moubarak Lo à ces braves et valeureux producteurs?

5.Posté par tonton thiep le 09/11/2014 23:07
bonsoir, je crois qu'il ne faut ni passioner ni ni politiser le debat.. il faut repondre a M. lo par des chiffres et par des faits . je crois que c'est un debat scientifique et nous devons le laisser s'installer. nos pays ont besoin de sortir de ses discussions pueriles dont les hommes politiques nous ont habitué et discuter du developpement en profondeur. M. lo, comme M seck ou M qui que se soit aiment tous le senegal et reflechissent pour son bien. alors je dis tant mieux dans d'autres pays les gens se parlent avec des kalachnikov.
vive le debat scientifique pour le bonheur du senegal.

de grace cessez les jugements de v aleurs et cessez les contributions inutiles et politiques.

6.Posté par Dépité le 10/11/2014 10:59
Monsieur Le Ministre et le DG de la SAED pensent qu'on cultive le riz dans des bureaux avec des ordinateurs. Ce sont des paysans qui cultivent et non ces lobbyeurs qui font le tour des séminaires et des plateaux de télé. Ce Ministre qui pense tout connaitre de l'agriculture n'a même pas un micro jardin chez lui à la Médina. Et il manque de modestie (rappelez vous sa déclaration après sa consultation comme probable ministre , et la lettre de la FAO le félicitant et non le Sénégal ).
Le Ministre doit savoir que les agronomes qui ont fait la vallée, propulsé la SAED, la SODAGRI, la CSS... sont toujours vivants. Pire, son ami CT1, qui ne connait rien de l'Agriculture continue à raconter des balivernes sur les plateaux télé .. Le DG de la SAED Kanté à court d'arguments techniques devants les remarques de M LO, nous sert que ce dernier n'est pas DIEU...
C'est Macky Sall qui rendra compte en 2017 et non Mr Seck (qui cherchera une planque à la FAO) ou les Saliou SARR et consorts (qui n'ont aucun lopin de terre)
A BON ENTENDEUR............

7.Posté par baol baolbé le 10/11/2014 11:17
moubaeack est en train de gagner ce débat !

8.Posté par Samba KANTE DG SAED le 10/11/2014 11:25
Moubarack LO persiste dans ses errements

Je tiens à remercier mon frère et non moins parent Moubarack LO, qui, en commentant l’extrait du passage du Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural à l’Assemblée Nationale, écrit ceci : « LE PLAN EST CLAIR ET OPTIMISTE. C'EST BIEN. JE SALUE L'AMBITION NATIONALE QUE NOUS PARTAGEONS ».

En effet, les sénégalaises et les sénégalais sérieux et honnêtes qui ont assisté ou suivi la prestation du Dr Papa Abdoulaye SECK devant la Commission développement et aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale, le vendredi 7 novembre 2014, savent que le Sénégal a un digne fils et que le Président de la République ne s’est pas trompé en portant son choix sur lui pour conduire les destinées de notre agriculture et opérationnaliser sa vision.

Les sénégalaises et les sénégalais sérieux et honnêtes qui ont participé ou suivi la tournée dans la Vallée de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Macky SALL, reconnaissent en ce dernier un amour et un attachement profond à l’agriculture sénégalaise et aux agriculteurs. Mieux, sa ferme volonté de soutenir nos braves producteurs, d’opérer des ruptures pour atteindre l’autosuffisance en riz n’est plus à démontrer. Il l’a répété maintes fois : « l’autosuffisance en riz, il faut le prendre au sérieux ».

Mon cher Moubarack, médite cette phrase de Son Excellence, le Président Macky SALL « si tout le monde s’y met, nous allons, sous peu, transformer l’agriculture sénégalaise ». J’y ajoute les propos de Dr Papa Abdoulaye Seck « bien aimer son pays, c’est se dire que ce que d’autres ont fait nous sommes en mesure de le faire et se donner les moyens de le faire ».

Mon cher Moubarack, je te demande de méditer cet adage Ouolof « wakh sa mbaakhou morom dou yakh dara thi sa mbaakh ». Je te demande également de te rappeler de ce que dit un adage Ouolof concernant celui qui veut réciter une leçon sans l’avoir apprise. En fin, mon cher ami, les sénégalaises et sénégalais doivent travailler et cesser les discussions stériles et croire en eux. Ceux qui me connaissent savent que je ne crois qu’au travail. La foi au génie des sénégalais, aux qualités et au labeur de nos producteurs constitue une condition nécessaire pour l’émergence de notre cher pays à partir de l’agriculture.

Tu utilises un jargon et des concepts scientifiques que tu ne maitrise pas et les conséquences sont graves. Je te le répète, il faut te donner la peine de les étudier et de les comprendre. Nous sommes disposés à t’aider à mieux comprendre les sciences agronomiques. Qui peut te comprendre quand tu écris ceci : « ENFIN, LE PRACAS, DANS LA VERSION NON ENCORE CORRIGEE, PREVOIT LE MEME NOMBRE D'HECTARES EN DOUBLE CULTURE SUR LA VALLEE. CE QUI DENOTE AVEC LE COEFFICIENT DE 1.5 GENERALEMENT UTILISE PAR LES SERVICES DE L'AGRICULTURE » ?

Mes élèves ingénieurs de l’Ecole Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA) peuvent t’aider à comprendre ce qu’est l’intensité culturale et la notion de double culture. En attendant, pour te montrer ma disponibilité dans ce sens, je t’apporte des éclairages préliminaires en t’édifiant très brièvement sur la technologie post récolte et les caractéristiques physiques du riz :

Caractéristiques physiques du riz Pourcentage
Riz Paddy 100
Balles de riz 20
Riz cargo 80
Son de riz 8-10
Riz blanc 70-72

Riz blanc Riz entier
Grosses brisures
Fines brisures

J’avais juré de clôturer le débat sur la question de l’autosuffisance en riz car l’heure est avant tout au travail et non à la spéculation. Après l’appel du Chef de l’Etat, je donne rendez-vous sur le terrain pour atteindre cet objectif, plus que jamais à notre portée.Je viens de comprendre pourquoi De Gaulle disait qu’avec « Si » on mettrait Paris en bouteille.

Le « je » est pour le moins prétentieux et haïssable et contraste avec le « nous » qui caractérise l’esprit d’équipe qui est la base de travail des experts qui entourent le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, qui en est lui-même un, de renommée internationale sur le riz en particulier et sur l’agriculture en général. Ceci est vérifiable.
Je te répète encore une fois que l’homme propose et Dieu dispose. Faisons comme nos chefs religieux qui montrent le chemin aux talibés en investissant énormément dans la Vallée, de Ross Béthio à Matam en passant par Dagana et Podor.

Respectons nos producteurs qui ont pris l’engagement d’atteindre l’autosuffisance en riz en 2017 si les contraintes qui plombaient la filière riz local sont levées.

Son Excellence le Président Macky SALL a pris la juste mesure des enjeux de la question de l’autosuffisance en riz et se donne les moyens (ceux humains sont réunis à travers les producteurs, le secteur privé et les techniciens à la tête desquels le Ministre) d’accompagner les acteurs de la filière en général et les producteurs en particulier. Tous les patriotes doivent l’appuyer dans sa vision.

Samba KANTE
Ingénieur Agromachiniste
Diplômé MBAIP Pairs 1 Panthéon Sorbonne – Dauphine
Directeur Général de la SAED

9.Posté par baol baolbé le 10/11/2014 11:39
il y a des sénégalais qui aiment d'autres qui n'aiment le Sénégal ! jugement de valeurs ! casse des organisations faitières pour réussir une politique agricole je doute que cela soit la bonne stratégie ! un partenariat fort est recherché sans exlusion (qui a commencé à croquer des OP sous Wade???) qui a conçu force paysanne pour l'opposé au CNCR ??? le même combat continue sous un autre gouvernement qui veut la rupture ???
s'il y a dictature c'est celle du riz qui accapre les ressources disponibles affectable à tout un secteur agricole !
les coûts de production du riz en côte d'Ivoire ne sont pas comparables à ceux du Sénégal : cultures pluviales pour la première et irriguée pour le second ! la mécanisation de la riziculture s'est aussi effectuée de manière déraisonnable sans tenir compte des échelles de production !
alors bonjour les distorsions économiques que Macky doit faire évaluer : avoir une confiance absolue à ce ministère qui veut casser des OP et traite de non patriotes des Sénégalais me parait dangereux ! ALLEZ DANS LE SENS DES RUPTURES ATTENDUES QUI NE VERRONT PAS LE JOUR AVEC EKON OU ELH. DIOUF car ils ne sont pas dans leur sphère réelle !
même dans l'adversité nous avons besoin des OP et de la contradiction pour avancer !

10.Posté par kheuch le 12/11/2014 15:32
Encore un forum sur le riz sans les techniciens. Vous les ingénieurs restez au bureau et proposer aux techniciens de terrain les voies de production et dans deux ans seulement l’autosuffisance est atteint. Le ministre veut 1080000 tonnes.
On peut avoir 5T/ha. Donc il faut 216000 ha pour avoir 1080000 t.
Avec 432 techniciens de terrain et 20 ingénieurs de l'ENSA pour encadrer chacun 21,1 techniciens le paris est vite gagné.
Au travail..........



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