Dr Khady Cissé, présidente des pharmaciens privés du Sénégal : "Nous demandons plus de sécurité pour exercer notre noble métier"


POURSUITE DU PLAN D'ACTION MALGRE LA RENCONTRE AVEC LE MINISTRE DE TUTELLE 

Oui on continue notre plan d'action parce qu'il y a pas eu d'accord avec le ministre. Je n'attaquerais pas par cet angle là. Nous avons eu un comité de crise faisant appel à tous nos confrères pour une forte mobilisation parce que ce n'est pas le premier événement qui arrive de ce genre. Nous avons eu en 2009, un cas de mort d'homme. Un jeune de moins de 30 ans qui était au mauvais endroit au mauvais moment. Il a été tué. Nous avions fait une mobilisation comme celle d'aujourd'hui avec une baisse de rideaux d'une demi journée. 
Ensuite nous avons demandé aux confrères et écrit aux autorités pour le renforcement de notre sécurité dans notre travail. Nous avons une mission de santé publique et il n'y a même pas trois mois, nous avons encore écrit une demande d'augmentation de sécurité après l'événement de Sébikotane. C'était un cambriolage avec des individus encagoulés et armés de kalashnikovs qui ont attaqué à 20 heures car sachant qu'il y aurait pas de riposte. Nous n'avons que des vigiles qui ne sont pas armés la plupart du temps. Les pharmaciens et leurs employés sont exposés à toute sorte de danger. Toutes nos lettres n'ont pas eu de réponse. 
Ce qui s'est passé à Ndioum avec la mort de deux d'entre nous est l'attaque de trop. Nous n'allons pas rester là à croiser les bras pendant que nos confrères se font tuer. Il est tant d'agir car nous devons être protégés par l'Etat. Nous demandons à l'Etat de prendre en compte notre mémorandum et aux hautes autorités de régler définitivement ce problème d'insécurité dont nous sommes victimes. Nous demandons à être entendus pour pouvoir exercer en paix notre noble mission. 

CONSEQUENCE DE LA GRÈVE SUR LA POPULATION 

Nous avons des points d'accord avec tous les pharmaciens. Pour montrer notre détermination, nous baissons quelques rideaux même si c'est pas de gaieté de coeur qu'on le fait. Nous avons des gardes de nuit. Depuis 2009 nous ne nous sommes pas manifestés mais si cela arrive c'est parce que trop c'est trop. Nous procédons au gel des gardes jusqu'à nouvel ordre. Nous allons nous concerter pour trouver une solution définitive. 
 
Vendredi 11 Novembre 2016
Dakaractu



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