Dr. Bakary Sambe de l'UGB au Forum Paix et Sécurité : "Les insuffisances de l'option sécuritaire doivent être palliées par la prévention en amont et la médiation"


Dr. Bakary Sambe de l'UGB au Forum Paix et Sécurité : "Les insuffisances de l'option sécuritaire doivent être palliées par la prévention en amont et la médiation"
"Je ne connais pas beaucoup de guerres qui se soient terminées sur le champ de bataille", déclare Bakary Sambe à l'issue d'un long  "plaidoyer" pour la prévention des radicalismes et des conflits sur le continent et pour l'entame d'initiatives privilégiant le dialogue malgré la question épineuse des interlocuteurs". 
 
Selon le Coordonnateur de l'Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique de l'Univeristé Gaston Berger de Saint-Louis, "Il est clair, il aura fallu que Serval arrête les djihadistes à Konna et que Buhari engage des opérations pour ralentir l’avancée de Boko Haram et l'affaiblir comme le fait aussi le Tchad, mais la présence militaire en Afghanistan ne l’a jamais vidé de ses talibans, comme le Nord Mali et les régions environnantes souffrent toujours des attaques djihadistes malgré Serval et autres Barkhane".
 
"A l’instar de tous les pays même les plus développés qui ont connu des rébellions et des insurrections et qui ont un moment ou l’autre privilégié le dialogue, nos pays du Sahel ne pourraient-ils pas investir les énormes ressources culturelles endogènes dont elles disposent en termes de médiation et de résolution des conflits ?" s'interroge l'enseignant chercheur au Centre d'étude des religions de l'UFR CRAC (UGB).
 
Pour Bakary Sambe : "Ces nouvelles menaces qui reconfigurent les rapports internationaux et mondialisent les risques imposent aux Etats africains de repenser les paradigmes et la coopération sécuritaires dans le cadre d’une approche plus régionale comme tente de le faire le G5 du Sahel que le Sénégal, par exemple, devrait intégrer sans tarder. "
 
L'expert sénégalais de la radicalisation au Sahel et des réseaux transnationaux expliquera pour conclure, que " dans un tel contexte, la lutte contre le terrorisme, en amont, par une politique de prévention paraît plus efficace que les formes de guerres asymétriques qui, généralement, surviennent bien après que les groupes terroristes se redéploient dans de nouvelles zones de non-droit pour menacer à nouveau nos Etats fragilisés... "
Mercredi 11 Novembre 2015
Dakaractu




1.Posté par layes le 11/11/2015 10:37
Bon sang.....Gadio et toi meme avaient prone pour la creation d'une Armee Africaine pour combattre Boko Haram.



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