Donald Trump estime que Facebook et Twitter l’ont bel et bien aidé à gagner l’élection

En fin de semaine dernière, Mark Zuckerberg se défendait que son réseau social ait pu contribuer à faire élire Donald Trump, notamment à cause de la publication de fausses informations. Désormais, sa position va être difficile à tenir après les déclarations de Donald Trump.


Dans sa première interview en tant que président élu, dans le cadre de la populaire émission 60 Minutes de CBS ce dimanche 13 novembre, le milliardaire a estimé que les réseaux sociaux l’avaient aidé à gagner l’élection.

"Le fait est que j’ai tellement de puissance en termes d’abonnés à Facebook, Twitter et Instagram, je pense que ça m’a aidé à gagner cette course quand ils dépensaient plus que moi", analyse-t-il en parlant du camp démocrate. Plusieurs estimations évaluent en effet en moyenne qu’une voix républicaine a couté 4,5 dollars, quand Hilary Clinton en dépensait 9 dollars.

"Twitter, Facebook et consorts sont de grands moyens de communication, pense Trump. Je ne dis pas que je les adore, mais ils permettent de faire passer le mot et aussi de contre-attaquer". Le président élu estime qu’il a environ 28 millions de followers à travers toutes les plates-formes sociales. "Rien qu’hier, je pense que j’en ai gagné 100 000 de plus", expliquait-il à la journaliste de 60 Minutes, Lesley Stahl.

Mark Zuckerberg défend ses algorithmes

Ces déclarations vont donc à l’encontre de la défense de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook. Le 10 novembre dernier, il répondait aux reproches formulés outre-Atlantique, selon lesquels le réseau social avait fait le jeu du candidat républicain : "L’idée selon laquelle de fausses informations sur Facebook, qui ne sont qu’une petite partie du contenu, ont influencé l’élection d’une manière ou d’une autre, est complètement folle. Les électeurs décident en fonction de leur vécu".

C’est notamment la fonction "Trending Topics" qui était en cause durant la campagne. Inexistante sur la version française de Facebook, elle permet d’identifier les sujets les plus tendances du réseau social. Mais en mai dernier, certains employés avaient révélé que cette fonctionnalité était gérée manuellement pour ajouter ou supprimer des sujets. Parmi eux, de nombreux traitaient justement de thématiques chères aux conservateurs.

Facebook avait alors pris une décision radicale : licencier tous les journalistes travaillant pour cette rubrique et laisser la main à ses algorithmes automatiques. C’est ce choix qui est maintenant mis en cause : sans modération humaine, de nombreuses informations non vérifiées et fausses ont pu bénéficier d’une importante exposition, faisant ainsi le jeu de la campagne de Donald Trump, régulièrement rythmée par l’intox. Un avis désormais partagé par le principal intéressé.
Lundi 14 Novembre 2016
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :