Distribution de l’eau pendant le Magal : « Les variables que nous maîtrisons nous les avons réglées… » (OFOR)


La distribution journalière en eau pendant le Grand Magal de Touba sera de 100.000 m3 par jour. La révélation est de Lassana Gagny Sakho, Directeur général de l’office des forages ruraux (OFOR). Selon lui, tous les moyens sont mis en œuvre pour que les populations lors de ce grand événement ne puissent pas manquer d’eau.
«  Si vous regroupez en une journée 3 millions de personnes, il faut naturellement que les populations ne manquent pas du liquide précieux. Ce que nous voulons faire c’est que le gens ne manquent pas d’eau. Nous allons mettre en place 120 camions citernes, 40 kilomètres de réseau (c’est Dakar Diamniadio), une centaine de bâches. Et nous avons déployé une centaine de personnes pour permettre aux gens d’avoir de l’eau pendant le Magal de Touba », dira t-il.
« Les variables que nous maitrisons nous les avons réglées. Nous avons fait notre travail pour qu’il n’y ait pas de problème d’eau. Mais il y a quelques fois des aléas », consentira t- il à dire.
Le DG de l’OFOR se prononçait face  à la presse pour un petit round up des activités de l’agence qu’il dirige.
Sur la gestion de l'hydraulique rurale confiée à l’association d’usagers de forages (ASUFOR),  il a fait savoir que l’implication du privé est nécessaire pour professionnaliser la gestion de l’eau.
« Certes ils (ASUFOR) ont fait du bon travail, mais avec la volonté de l'état de résoudre tous les problèmes de qualité de l’eau dans le monde rural, il est apparu qu’il faut une autre démarche impliquant le secteur privé ».
«  Cette expérience est une première en Afrique, c’est tout le sens de la mise en place de l’OFOR. ». Une démarche nécessaire d’autant plus que le parc des forages devrait sensiblement augmenter dans notre pays.
« Nous avons plus de 1600 forages au Sénégal, à cela il faut ajouter un programme de 231 forages que l’on va démarrer sur une période d’un an. Il y a aussi 150 forages qui vont être réalisés par le PUDC, après ce qu’il faut, c’est mettre un mécanisme nécessaire pour en assurer la gestion optimale », dira M Sakho qui a par ailleurs tenu à clarifier qu’il n’y a aucun chevauchement entre leur mission et celle du Programme d'urgence de développement communautaire (PUDC).
« Nous travaillons pour le même Gouvernement, pour le même objectif : donner de l’eau potable aux populations. Le PUDC maitrise les ressources financières de l’Etat pour faire des forages. Et quant il termine il mette ça à notre disposition pour que nous les gérions. Il n’y a rien d’antinomique entre l’OFOR et le PUDC. »
Pour finir sur le taux d’accès en eau potable, il a rappelé que le Sénégal  a atteint les OMD. Mais pas les ODD. « C’est quelque chose de différent qui se concentre sur la qualité de service. Ce que nous sommes en train de faire, c’est de travailler sur une situation en référence, pour savoir où est ce que nous allons. Il faut regarder l’avenir de façon objective et régler tous ces dysfonctionnements qui existent entre l’urbain et le rural en matière de gestion de l’hydraulique », conclut il
 
Vendredi 11 Novembre 2016
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :