Discours du Ministre Abdoulaye Diouf Sarr à la clôture du séminaire international sur le climat


Discours du Ministre Abdoulaye Diouf Sarr à la clôture du séminaire international sur le climat

 
République du Sénégal
Un Peuple – Un But –  Une Foi
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Ministère de la Gouvernance locale, du Développement
et de l’Aménagement du Territoire
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Cérémonie de clôture du séminaire « Pays du Sud face aux enjeux du changement climatique : l’exemple innovant de l’Etat du Sénégal et de ses villes »

 
Dakar, le 12 septembre 2015
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs les Chefs de délégation,
Mesdames, Messieurs les membres du Corps diplomatique et Représentants d’organisations internationales,
Mesdames, Messieurs les membres du secteur  privé et de la Société civile,

Mesdames, Messieurs les Présidents de Conseil départemental,
Mesdames et Messieurs les Maires,
Mesdames, Messieurs,
Chers invités,

 
C’est avec un immense plaisir que je préside la cérémonie de clôture du séminaire « Pays du Sud face aux enjeux du changement climatique : l’exemple innovant de l’Etat du Sénégal et de ses villes ».
Je voudrais d’emblée exprimer, au nom de Monsieur le Premier Ministre et de l’ensemble du Gouvernement, la grande satisfaction du Sénégal d’accueillir cette rencontre internationale qui s’inscrit parfaitement dans l’agenda de la COP 21.
Ces deux jours, nous avons échangé sur un sujet qui interpelle tous les pays du globe. En effet, les enjeux du changement climatique sont de nos jours, des problèmes d’envergure mondiale qui nécessitent un engagement constant et une mobilisation des communautés.
Au Sénégal, il est heureux de constater, de plus en plus, une prise de conscience des phénomènes dus au dérèglement climatique, chez la plupart les structures étatiques et non étatiques.
 
Des manifestations récentes, comme le séminaire organisé par l’Union des Conseils économiques et sociaux d’Afrique (UCESA) et la réunion d’information sur « les Contributions nationales sur le Changement climatiques », initiée par le Comité national Changements  climatiques, en prélude à la Conférence de Paris (COP 21), en sont des illustrations. Ces deux rencontres ont réuni l’ensemble des acteurs œuvrant  pour la protection de l’environnement.
 
Aujourd’hui, en organisant ces deux journées de réflexion et de partage, l’Association des Maires du Sénégal, en collaboration avec l’Association internationale des Maires francophones, montre la volonté et la détermination des autorités locales à jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre les changements climatiques.
C’est pourquoi, je réitère les félicitations de Monsieur le Premier Ministre adressées à l’Association des Maires du Sénégal, à travers son Président Monsieur Aliou SALL, ainsi qu’à l’Association internationale des Maires francophones.
 
Mesdames, Messieurs,
Le Gouvernement a suivi avec beaucoup d’attention la phase préparatoire de la présente rencontre, à travers les comptes rendus réguliers faisant notamment état des contributions des parties prenantes : les membres du comité de pilotage et du comité technique ainsi que les personnes ressources associées.
La restitution générale des travaux et la synthèse qui viennent d’être faites illustrent la qualité de nos échanges et la profondeur de nos réflexions que nous avons eus durant ces deux journées.
C’est l’occasion pour moi de remercier et féliciter les différents experts qui ont eu à présenter des communications, des notes de synthèse, en plénière comme dans les ateliers, pour la qualité de leurs documents et la manière claire dont le contenu a été livré aux participants. J’associe à ces remerciements et félicitations l’ensemble des participants, les élus locaux, les représentants des départements ministériels, les universitaires, les membres du comité de pilotage et du comité technique, pour le travail remarquable réalisé.
 
J’ai pu relever, dans les documents finaux présentés à l’instant, des éléments essentiels pouvant contribuer à ralentir considérablement l’élan de notre économie nationale en particulier et des pays Africains en manière générale.
Vous avez insisté sur la nécessité d’agir tout en proposant des solutions idoines.
 
Mesdames et Messieurs,
On ne le dira jamais assez, le constat est alarmant : le changement climatique affecte des secteurs vitaux comme les ressources en eau potable, la sécurité alimentaire, la biodiversité terrestre et maritime, la santé, l’environnement. Il provoque l’érosion côtière et l’exode rural.
Si l’on y prend garde, les phénomènes déjà induits par les changements climatiques pourraient s’exacerber, avec de  graves conséquences pouvant conduire à une paralysie des activités économiques.
 
Notre pays a poussé, à la veille de la COP de Copenhague, en 2009, pour l’inscription des territoires, comme réceptacles des financements climats, pour mettre en œuvre les plans climatiques territoriaux avec une forte implication des collectivités locales. Face à de tels enjeux, il s’avère important, comme vous l’avez si bien relaté dans vos conclusions, que les Etats, en association avec les collectivités locales, mettent en place une politique efficace d’atténuation et d’adaptation des effets néfastes du changement climatique.  
Parmi les solutions préconisées, figure la mise en place de stratégies dans divers secteurs d’activités :
 
- dans le domaine de l’agriculture : l’utilisation de variétés à cycle plus court, la réduction des périodes de semis, l’amélioration des systèmes d’irrigation, la valorisation des déchets, la promotion de l’agriculture biologique ;
- dans le domaine de l’environnement : la protection de nos côtes contre l’érosion, la protection et le reboisement des forêts, la réhabilitation des terres dégradées, la sylviculture intensive pour la production de bois de chauffe au niveau des périmètres irrigués, la production et la diffusion de foyers améliorés ;
  • dans le domaine de l’énergie : l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments, la rationalisation du secteur des transports, l’efficacité énergétique dans l’industrie, la promotion des énergies renouvelables, etc…
 
Dans l’optique d’une opérationnalisation de tels projets, une action concertée entre toutes les couches de la population est nécessaire pour arriver à un développement durable, gage de paix et de progrès économique et social.
 
Toutefois, il nous parait important de savoir quel système adopter pour amoindrir les effets du dérèglement climatique que l’homme a créé, au vu de la faible capacité financière des Etats du Sud ?
En effet, l’enjeu est important, entre les pays du Sud et ceux du nord, pour une transition réussie vers des économies résilientes et sobres en carbone pour promouvoir l’économie verte.
Il s’agira, en quelque sorte, d’une humanisation plus affirmée de notre planète.
 
Mesdames et Messieurs,
Je salue l’engagement des Maires du Sénégal, ceux d’Afrique et de toute la communauté francophone à s’orienter vers des activités à faible intensité de carbone.
Je vous encourage à vous hisser à la hauteur des attentes de nos populations, pour préserver les pays d’Afrique des effets néfastes du réchauffement climatique, dont les conséquences sur notre économie sont incalculables.
Je vous invite ainsi à promouvoir le civisme chez les populations, afin qu’elles contribuer, de manière significative à l’émergence du Sénégal et de l’Afrique.
 
A l’image du Centre de Suivi écologique, qui a reçu récemment les accréditations du Fonds d’adaptation et du Fonds Vert Climat, les acteurs œuvrant pour la sauvegarde de l’écosystème doivent tout mettre en œuvre pour bénéficier d’un accompagnement en vue d’un « accès direct » au financement vert. Je lance un appel aux pays du continent et de l’espace francophone, pour un meilleur accès aux ressources disponibles sur le climat. En d’autres termes, nous devons bien préparer la Conférence de Paris sur le réchauffement climatique (COP21), avec des initiatives durables et des projets/programmes au bénéfice de nos collectivités locales et du secteur privé.
 
Mesdames et Messieurs, chers participants,
 
Je voudrais clore en saluant, une fois de plus, la mobilisation et la détermination des collectivités locales, de la société civile et des partenaires techniques et financiers, autour de la problématique de la préservation de l’environnement.
 
Au nom de Monsieur le Premier Ministre, je vous réitère l’engagement du Gouvernement à poursuivre ses nombreux efforts dans la lutte contre les changements climatiques, conformément aux orientations données par Monsieur le Président de la République.
 
En souhaitant à tous les participants un bon retour, je déclare clos le séminaire sur « les Pays du sud face aux enjeux de changement climatique : l’exemple innovant de l’Etat du Sénégal et de ses villes ».
 
Je vous remercie de votre aimable attention.
 
Samedi 12 Septembre 2015




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