Dialogue politique : Les propositions de l’UNP pour arriver au consensus


L’UNP salue, dans une note qui nous a été transmise, l’instauration d’un dialogue sincère autour du processus électoral et la gouvernance des partis politiques, car c’est  la meilleure façon de ramener la sérénité dans notre pays et favoriser ainsi la création d’un environnement propice à la pacification de l’espace politique.
Dans la nouvelle constitution adoptée lors du référendum, les partis politiques et coalitions de partis politiques doivent, en plus de chercher à conquérir le pouvoir politique, œuvrer à la formation des citoyens, à la promotion de leur participation à la vie nationale et à la gestion des affaires publiques.
Du financement des Partis  politiques
Pour permettre aux partis et coalitions de jouer pleinement cette fonction, combien importante,  l’UNP propose  la mise en place d’un fonds  d’appui aux programmes de formation des partis politiques.  Ce fonds  annuel, cogéré par l’Etat et des représentants de partis politiques  à travers un conseil d’administration tripartite ETAT-PARTIS-OSC dont les modalités de fonctionnement seront arrêtés ensemble, sera destiné à appuyer la mise en œuvre des programmes de formation des partis  éligibles sur la base d’un  cahier de charges élaboré par les différents acteurs. Ainsi, le financement des partis politiques par l’Etat aura plus de sens, car il permettra  de renforcer les capacités politiques et démocratiques des citoyens. Cette approche est plus démocratique et plus conforme aux finalités que celle consistant à distribuer des ressources publiques sur la base des résultats d’élection.
De la rationalisation et de la modernisation des partis politiques
Sur la pléthore de partis politiques, plus de 250, l’UNP considère que de nouveaux partis naissent, et que d’autres disparaissent mais continuent toujours à être comptabilisés. Le fichier d’identification des partis politiques devrait donc être mis  à jour. « Au Sénégal, on n’a pas la tradition de dissoudre une organisation politique ou de la société civile, voire une société commerciale. Le même problème se pose au niveau des associations. Un parti qui n’a plus d’activités ni internes (réunion de ses instances), ni publiques, pendant deux ans, ne doit plus être répertorié. Le ministère de l’intérieur a tous les moyens de savoir qui fait quoi ? » indique t-il. L’UNP propose ainsi la mise en place d’une gestion diligente et efficiente, avec un système de mise à jour permanent du fichier des partis politiques. Il s’agit de mettre en place une plateforme informatique ou chaque parti reconnu a un code d’accès et l’obligation de poster les informations exigées pour le maintien dans le fichier électoral. Les modalités de mise en place et de gestion de cette plateforme doivent être arrêtées ensemble.
De la question électorale et du Fichier électoral
Aussi, dans certaines localités, comme Touba, s’est posé  le problème des bureaux de vote qui ont été délocalisés lors du dernier référendum  sans que les électeurs n’aient été informés.  L’UNP propose des concertations décentralisées au niveau départemental qui permettront de résoudre les problèmes spécifiques à chaque localité Pour l’UNP, il ne faudra  plus attendre l’organisation d’élections pour discuter du fichier et du code électoral. Un cadre permanent de concertation doit être mis sur pied entre le ministère de l’intérieur et les partis politiques. Ce cadre permettra de conduire des revues  tous les six(6) mois portant sur  les différents problèmes rencontrés, et surtout de fournir aux partis les  informations sur l’état des inscriptions sur les listes électorales et sur d’éventuelles modifications  de la carte électorale. 
Vendredi 10 Juin 2016
Dakar actu




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