Dialogue Politique : Précipitation, « cohérence » et incohérence, le triptyque de l’opposition


Dialogue Politique : Précipitation, « cohérence » et incohérence, le triptyque de l’opposition
     J’ai lu, écouté et entendu des leaders de l’opposition se prononçant sur l’appel du Président Macky Sall au dialogue politique au nom de l’intérêt supérieur de la nation. Et la situation fait apparaître un jeu de mots et une position mitigée de l’opposition que les citoyens avertis ont vite décryptés. Oui, le dialogue est une nécessité absolue, si la finalité  c’est de servir le Sénégal. Je salue les positions du Président Abdoulaye Wade et du Premier Ministre Idrissa Seck qui rejoignent partiellement celle du Président Macky Sall appelant les sénégalais à regarder soigneusement l’intérêt de la nation avant tout intérêt personnel, à travers le slogan « la patrie avant le parti ».       
Toutefois, j’ai été surpris et ahuri par l’argumentaire de M. Idrissa Seck qui présume que ce dialogue pourrait être un plan pour l’isoler. Le mot est trop fort ! Car il utilise une métaphore médicale. Et en cette matière, seuls les sujets atteints de maladies infectieuses comme ébola sont isolés. Malgré les épisodes du passé marqués par le protocole de Reubeuss et des déclarations audio qui heurtent la conscience de l’homo senegalensis, le Président du Conseil départemental de Thiès, vaincu dans son département lors du référendum de 2016, n’est pas, à ma connaissance, aussi dangereux pour être isolé. M. Seck soutient que dans l’intérêt du Sénégal et la modernisation de la vie politique, c’est une excellente chose que les grandes familles se retrouvent. Oublie-t-il que les quinze (15) points du projet de révision de la constitution visent exclusivement ce qui précède ? Et pourtant, il avait appelé à voter « NON » lors du référendum ! C’est absurde !
      Le peuple a compris les vices des politiciens qui se comportent comme des « adaptateurs électriques » et profitant du manque de vigilance des sénégalais pour les embarquer en bateau vers l’impasse. Il est temps qu’on s’arrête et réfléchisse sur les actes à poser. Le peuple reste le seul juge, et réprimera toujours ceux qui, à tort, se croient être plus intelligents. Nous avons tous les mêmes droits et devoirs dans la construction d’une nation émergente. Nous n’avons plus besoin d’intervention politicienne pour libérer le peuple qui était souvent pris en otage par des déclarations qui n’apportent aucune valeur ajoutée à la marche vers l’émergence. Le Sénégal de 2016, n’est pas celui de 2007 ! Les consciences ont évolué, les comportements et les priorités aussi. Gare à celui qui sera vêtu d’une carapace archaïque pensant pouvoir séduire les citoyens par l’éloquence ou par le tintamarre.
     L’opposition doit être rassurée que le dialogue auquel appelle le Président Macky Sall sera inclusif et se fera autour de principes républicains plutôt que de négociations pour des retrouvailles politiques. Il serait illusoire de chercher loin, les termes de référence du dialogue ne s’éloigneront guère de la mise en œuvre des quinze (15) points du projet de révision de la constitution adoptés au référendum du 20 mars 2016 par un plébiscite en faveur du Président Macky Sall.
      Par ailleurs, il est bien de préciser que le dialogue politique n’est pas la chasse gardée d’un seul groupe d’acteurs. Ce n’est pas aussi un concept nouveau. Il est en marche à l’Assemblée nationale, au Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), etc.
      La seule chose qui vaille, c’est l’émergence du Sénégal. Et cela nécessite une mobilisation nationale, et une collaboration sincère de tous les acteurs. Les tentatives de diversion par voie de presse n’apporteront pas grand-chose à ce dialogue sinon saper sa pertinence. C’est bien de faire des propositions en s’inspirant de modèles étrangers, mais le Sénégal a ses réalités, et l’ordre de ses priorités est bien défini dans le Plan Sénégal émergent (PSE). Il ne sert à rien de faire dans la précipitation et le verbiage, le peuple sénégalais a besoin de quiétude pour une meilleure concentration sur les priorités afin de placer notre cher pays sur les rampes de l’émergence.
     Nous devons parler moins et agir plus pour ne pas rater les grands rendez-vous de l’histoire. En réponse à l’appel du Président, j’interpelle tout citoyen à être un homme d’action et pas un homme d’agitation.
Vive le Sénégal !
Vive la République ! 
Diomaye DIENG, Conseiller Municipal à la Commune
de Fimela (Département de Fatick),
Chargé de la Coopération décentralisée
 
 
 
Lundi 9 Mai 2016
Dakaractu




1.Posté par abo le 09/05/2016 16:21
denga beug président bayi la xel



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