Deuxième édition du festival Ciné Droit libre à Dakar : 30 millions de francs CFA pour une meilleure conscience citoyenne


Deuxième édition du festival Ciné Droit libre à Dakar : 30 millions de francs CFA pour une meilleure conscience citoyenne
La deuxième édition du festival Ciné Droit Libre est de retour à Dakar et sa banlieue.  En conférence de presse ce matin à Osiwa, Luc Damiba de Semfilm, Didier Awadi du Studio Sankara, Elian Nyobé de l’Article 19 et Fou Malade de G – Hip Hop Guédiawaye ont dévoilé toute leur ambition pour participer à l’édification d’un citoyen de type nouveau. 

Après avoir rappelé les objectifs du festival, Luc Damiba a expliqué qu’il s’agit d’un festival alternatif consacré aux films sur les droits humains et la liberté d’expression en Afrique.

«Ce festival qui est devenu un événement incontournable dans la promotion des droits humains, de la démocratie et de la bonne gouvernance, est organisé dans le cadre d’un partenariat fécond entre le Studio Sankara et Semfilms Burkina avec le soutien financier de Open Society Institute For West Africa (OSIWA), de l’ambassade des Pays-Bas à Dakar et de l’Institut Français de Dakar », fait savoir Luc Damiba qui retrace la thématique articulée  «Quand la jeunesse africaine se met debout». Référence faite aux événements qui se sont passés au Sénégal en 2012 et au Burkina Faso avec la chute du Président Blaise Compaoré. 

«Notre objectif est de continuer à questionner les certitudes, à douter sur les préjugés tenaces, à débattre même sur les questions qui fâchent, à donner la parole non seulement aux cinéastes, aux défenseurs des droits humains, mais également au public pour que se produise un dialogue franc et direct », insistera Luc Damiba qui estime le budget de ce festival à 30 millions de francs CFA.

Son compère Didier Awadi du Sénégal explique que CINE DROIT LIBRE  propose une plateforme de nouvelles formes de diffusion alternative de films souvent qualifiés de « politiquement incorrects », des films qui dérangent les consciences de certains leaders politiques, des films polémiques, mais surtout des films éducatifs.

«Nous voulons tracer une troisième voie qui est celle de la conscientisation de la jeunesse africaine en allant au-delà du cinéma », explique le rappeur Awadi qui rappelle que des espaces seront créés pour établir une interaction entre «un film, un sujet, un débat ».

Se réjouissant de la tenue d’une telle manifestation Fou Malade du mouvement Ya a marre a dit tout le bien qu’il pense de ce genre d’initiatives révolutionnaires
Mardi 10 Novembre 2015
Dakaractu




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