Désignation de Serigne Cheikh Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé comme tête de liste de BBY : Une hérésie pour Serigne Mbacké Madina Moustapha Abdou Aziz Bara Mbacké


Désignation de Serigne Cheikh Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé comme tête de liste de BBY : Une hérésie pour Serigne Mbacké Madina Moustapha Abdou Aziz Bara Mbacké
Le microcosme mouride bruit ces derniers temps de la possible désignation de Serigne Cheikh Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé Fatma comme tête de liste de « Benno Bokk Yaakaar » pour les élections législatives à venir.
Je voudrais tout de suite préciser qu’il n’y pas un seul mouride qui ne soit satisfait du formidable travail abattu par Serigne Cheikh Abdou à la tête de la commission « communication » du grand magal.
Grâce à son entregent et sa compétence, il a indubitablement contribué à la vulgarisation du magal et au rayonnement du mouridisme ; surtout à l’international avec les colloques et autre rencontres de haute volée qu’il a initiés.
Serigne Cheikh est donc une véritable icône.
Comment dès lors comprendre ( si l’information est avérée) qu’un homme de cet envergure puisse s’abaisser à être « tête de liste », à être partisan ?
Je voudrais cependant éviter les attaques « Ad Hominem » et préciser tout de suite que Serigne Cheikh Abdou « intuiti personae » peut militer où il veut ; mais le «  chargé de la communication » d’un évènement qui polarise des millions de fidèles ne saurait utiliser cette qualité au profit d’une formation politique , fut-elle celle qui est au pouvoir. Cette confusion de genres, cette supercherie, cette tentative d’utilisation de la confrérie à des fins bassement mercantiles ne sauraient être tolérées.
A moins qu’il ne démissionne de ses fonctions et qu’une large communication soit faite pour que nul n’en ignore.
Nous pensons enfin que les déclarations intempestives faites par certains jeunes chef religieux et qui semblent secouer le cocotier et déranger pas mal de hauts dignitaires s’expliquent par ce genre de prise de position.
Serigne Cheikh Abdoul Ahad, en raison de son cursus et surtout de l’immensité du travail qu’il a abattu ne mérite assurément pas une sortie aussi lamentable.
Certains subodorent même qu’une fois élu, il laisserait son poste à son suppléant. Nous persistons à penser que sa fonction de chargé de la communication ne saurait en aucun cas de figure s’accommoder de ces intrigues de palais, de ces « combinazione ».
Et si nous revenions à l’orthodoxie ? Et si nous refusions comme toujours de mélanger les torchons et les serviettes ?
Mardi 23 Mai 2017
Dakaractu




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