Moustapha Niasse est devenu président de l’Assemblée nationale. Il va essuyer plus que les tirs de ceux qui ne lui souhaitaient pas du tout son fauteuil. Don Diègue et Don Gomès Dans le cercle des adversaires politiques de Moustapha Niasse, se dresse un certain Djibo Kâ. C’est un ancien ministre, sous Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, qui retrouve le Parlement. Sous la présidence de Diouf, Niasse l’avait giflé, en plein Conseil des ministres. Ce qui ne s’oublie jamais ; d’autant que le déshonneur, qui lui a été infligé, est connu de tous les Sénégalais. Et, Djibo est un fin et redoutable politique. Or, « la vengeance est un plat qui se mange froid ». Ainsi, « le petit berger peulh » tentera de renverser la vapeur. C’est le moins que l’on puisse penser. « Le Cid » est toujours pertinent.
Attention, Mme Tine est dans le Parlement
Moustapha Niasse pourrait, aussi, avoir bien du fil à retordre du côté de Mme Hélène Tine, qui fut le porte-parole de son parti, l’Alliance des forces de progrès (Afp). Elle s’était donnée à fond pour leur cause, mais se verra reléguer loin sur la liste de Benno Bokk Yaakaar, au profit de Katy Cissé Wone, la nouvelle, de Rose Sarr et autre Lucie Cissé. Qu’importe, la brave et expérimentée Hélène Marie Ndione obtiendra la deuxième place sur la liste de Bës du Niak de Serigne Mansour Sy. Maintenant, elle est entrée, pour la première fois, à l’Assemblée nationale, après près de quatorze ans passés à défendre la cause de M. Niasse. Elle n’a pas oublié, comme toute bonne femme.
« La guerre de Troie » aura-t-elle lieu ? Moustapha Niasse devra se surveiller, mais également, se préparer à jouer à l’éternel, voire impossible, sapeur-pompier. Car, entre Mes El Hadj Diouf et Souleymane Ndéné Ndiaye, les relations se sont sérieusement détériorées, depuis des lustres. Ils ont des liens de parenté, parce que descendants du même « Buur Saloum ». Tous deux sont des avocats et produits de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, où ils se sont côtoyés. Me El Hadj Moustapha Diouf a été ministre du président Abdoulaye Wade, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, dernier Premier ministre du même Wade. Ils sont tous deux polygames. Et, c’est là où se dresse la dent qui les oppose : Me Diouf a fini par prendre comme épouse une ex-femme de Me Ndiaye. Et c’est connu : l’argent et les femmes sont les deux principaux facteurs de dissensions dans la société humaine. Ainsi, les deux Kaolackois ne se piffent pas. Ce qui pourrait déteindre sur les débats de l’Assemblée nationale. On se rappelle que c’est une certaine Hélène, qui avait été à l’origine de « la guerre de Troie ». La mythologie n’est pas morte.
La « loi de l’intérêt Le président Moustapha Niasse devra, aussi, faire attention à Aïda et Pape Mbodj. Ils sont frère et sœur. Pape est l’aînée d’Aïda, de dix ans, et son administré dans leur commune de Bambey, qu’elle dirige toujours. Ils se toléraient jusqu’à ce que Macky Sall crée son parti et postule à la présidence de la République. Pape le suivra. Aïda voulait sa perte, car ministre du président défait, Me Abdoulaye Wade. Ils se sont retrouvés à l’Assemblée nationale. Ils ne sont plus du même bord. La « loi de l’intérêt », a été invoquée comme fondement de nos rapports, par un philosophe. Elle risque de déclencher de chaudes empoignades verbales, qui pourraient tourner au vinaigre. La politique est devenue « industrie ». Ainsi, elle disloque, même, la parenté sanguine. Des « frères et sœurs » au passé Le président Niasse devra avoir un œil de Caen sur d’anciens « frères et sœurs », qui ne se supportent plus ; ceci, depuis la défaite de leur mentor, Me Abdoulaye Wade. Parmi eux : Awa Diop et Seynabou Wade. Elles ont été des inconditionnelles de Me Abdoulaye Wade, du temps où il était opposant, comme quand il trônait au palais de la République. Mais, depuis qu’il a été défait par Macky Sall, les chemins de ces anciennes sœurs se sont séparés. Awa, qui est la présidente des femmes libérales, est restée avec lui. Seynabou Wade, qui ne voulait probablement pas prendre le risque de se voir logée à une place incertaine sur la liste du Pds, a préféré aller voir du côté de Bokk Gis-Gis. Elle est très proche de Pape Diop, qui dirigeait la liste de cette coalition. Il suffit que le vent des souvenirs douloureux traverse l’Hémicycle, pour qu’il y ait la possibilité de les voir se jauger, si elles ne se dressent pas l’une contre l’autre. Des accusations de traîtrise pourraient être entendues entre Modou Diagne Fada et Abdoulaye Baldé. Ils étaient tous deux des militants et ministres de l’ancien président Wade. Fada fut député sous son mandat, Baldé fait son baptême du feu à l’Hémicycle. Mais ces deux jeunes loups ne manqueront pas d’arguments. Awa Diop, Seynabou Wade, Modou Diagne Fada et Abdoulaye Baldé ne sont que la face visible des affrontements en vue entre actuels et ex-militants libéraux. Des « Pistoleros » dans l’Hémicycle Le président Moustapha Niasse aura fort à faire pour calmer d’impétueux députés à la gâchette facile, qui n’hésiteront pas à tirer, sans faire de distinction entre les camps. Il s’agit principalement de Me Djibril War et de Moustapha Cissé Lô, surnommé « El Pistolero ». Pourvu qu’un contentieux ne les oppose pas ! Le prisonnier et son geôlier Les deux députés, que le président Moustapha Niasse et la sécurité de l’Assemblée nationale devront surveiller, comme du lait sur le feu, sont indéniablement Me Ousmane Ngom et Barthélemy Dias. Le premier nommé a été quelque chose dans l’emprisonnement du second, qui reste fougueux et impavide. Me Ngom était le ministre de l’Intérieur, durant l’attaque de la mairie de Barthélemy, qui avait entraîné mort d’homme. Les auteurs et commanditaires ne sont toujours pas inquiétés. Ce que Barthélemy Dias n’a pas oublié, parce qu’ayant passé la campagne de l’élection présidentielle à la citadelle du silence de Rebeuss. Il s’y ajoute que le fils de Jean-Paul n’a pas une, mais deux armes à feu. Au total, la douzième législature s’est jouée sur fond de déchirures. Elle risque d’accoucher de « ruptures » sanglantes. Pour tenter de les éviter, le ministre de l’Intérieur, Mbaye Ndiaye, devrait d’abord, essayer de désarmer les députés. Car, ils circulent, presque tous, comme au temps du Far-West.
Alioune Badara DIALLO - Loffice
Attention, Mme Tine est dans le Parlement
Moustapha Niasse pourrait, aussi, avoir bien du fil à retordre du côté de Mme Hélène Tine, qui fut le porte-parole de son parti, l’Alliance des forces de progrès (Afp). Elle s’était donnée à fond pour leur cause, mais se verra reléguer loin sur la liste de Benno Bokk Yaakaar, au profit de Katy Cissé Wone, la nouvelle, de Rose Sarr et autre Lucie Cissé. Qu’importe, la brave et expérimentée Hélène Marie Ndione obtiendra la deuxième place sur la liste de Bës du Niak de Serigne Mansour Sy. Maintenant, elle est entrée, pour la première fois, à l’Assemblée nationale, après près de quatorze ans passés à défendre la cause de M. Niasse. Elle n’a pas oublié, comme toute bonne femme.
« La guerre de Troie » aura-t-elle lieu ? Moustapha Niasse devra se surveiller, mais également, se préparer à jouer à l’éternel, voire impossible, sapeur-pompier. Car, entre Mes El Hadj Diouf et Souleymane Ndéné Ndiaye, les relations se sont sérieusement détériorées, depuis des lustres. Ils ont des liens de parenté, parce que descendants du même « Buur Saloum ». Tous deux sont des avocats et produits de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, où ils se sont côtoyés. Me El Hadj Moustapha Diouf a été ministre du président Abdoulaye Wade, Me Souleymane Ndéné Ndiaye, dernier Premier ministre du même Wade. Ils sont tous deux polygames. Et, c’est là où se dresse la dent qui les oppose : Me Diouf a fini par prendre comme épouse une ex-femme de Me Ndiaye. Et c’est connu : l’argent et les femmes sont les deux principaux facteurs de dissensions dans la société humaine. Ainsi, les deux Kaolackois ne se piffent pas. Ce qui pourrait déteindre sur les débats de l’Assemblée nationale. On se rappelle que c’est une certaine Hélène, qui avait été à l’origine de « la guerre de Troie ». La mythologie n’est pas morte.
La « loi de l’intérêt Le président Moustapha Niasse devra, aussi, faire attention à Aïda et Pape Mbodj. Ils sont frère et sœur. Pape est l’aînée d’Aïda, de dix ans, et son administré dans leur commune de Bambey, qu’elle dirige toujours. Ils se toléraient jusqu’à ce que Macky Sall crée son parti et postule à la présidence de la République. Pape le suivra. Aïda voulait sa perte, car ministre du président défait, Me Abdoulaye Wade. Ils se sont retrouvés à l’Assemblée nationale. Ils ne sont plus du même bord. La « loi de l’intérêt », a été invoquée comme fondement de nos rapports, par un philosophe. Elle risque de déclencher de chaudes empoignades verbales, qui pourraient tourner au vinaigre. La politique est devenue « industrie ». Ainsi, elle disloque, même, la parenté sanguine. Des « frères et sœurs » au passé Le président Niasse devra avoir un œil de Caen sur d’anciens « frères et sœurs », qui ne se supportent plus ; ceci, depuis la défaite de leur mentor, Me Abdoulaye Wade. Parmi eux : Awa Diop et Seynabou Wade. Elles ont été des inconditionnelles de Me Abdoulaye Wade, du temps où il était opposant, comme quand il trônait au palais de la République. Mais, depuis qu’il a été défait par Macky Sall, les chemins de ces anciennes sœurs se sont séparés. Awa, qui est la présidente des femmes libérales, est restée avec lui. Seynabou Wade, qui ne voulait probablement pas prendre le risque de se voir logée à une place incertaine sur la liste du Pds, a préféré aller voir du côté de Bokk Gis-Gis. Elle est très proche de Pape Diop, qui dirigeait la liste de cette coalition. Il suffit que le vent des souvenirs douloureux traverse l’Hémicycle, pour qu’il y ait la possibilité de les voir se jauger, si elles ne se dressent pas l’une contre l’autre. Des accusations de traîtrise pourraient être entendues entre Modou Diagne Fada et Abdoulaye Baldé. Ils étaient tous deux des militants et ministres de l’ancien président Wade. Fada fut député sous son mandat, Baldé fait son baptême du feu à l’Hémicycle. Mais ces deux jeunes loups ne manqueront pas d’arguments. Awa Diop, Seynabou Wade, Modou Diagne Fada et Abdoulaye Baldé ne sont que la face visible des affrontements en vue entre actuels et ex-militants libéraux. Des « Pistoleros » dans l’Hémicycle Le président Moustapha Niasse aura fort à faire pour calmer d’impétueux députés à la gâchette facile, qui n’hésiteront pas à tirer, sans faire de distinction entre les camps. Il s’agit principalement de Me Djibril War et de Moustapha Cissé Lô, surnommé « El Pistolero ». Pourvu qu’un contentieux ne les oppose pas ! Le prisonnier et son geôlier Les deux députés, que le président Moustapha Niasse et la sécurité de l’Assemblée nationale devront surveiller, comme du lait sur le feu, sont indéniablement Me Ousmane Ngom et Barthélemy Dias. Le premier nommé a été quelque chose dans l’emprisonnement du second, qui reste fougueux et impavide. Me Ngom était le ministre de l’Intérieur, durant l’attaque de la mairie de Barthélemy, qui avait entraîné mort d’homme. Les auteurs et commanditaires ne sont toujours pas inquiétés. Ce que Barthélemy Dias n’a pas oublié, parce qu’ayant passé la campagne de l’élection présidentielle à la citadelle du silence de Rebeuss. Il s’y ajoute que le fils de Jean-Paul n’a pas une, mais deux armes à feu. Au total, la douzième législature s’est jouée sur fond de déchirures. Elle risque d’accoucher de « ruptures » sanglantes. Pour tenter de les éviter, le ministre de l’Intérieur, Mbaye Ndiaye, devrait d’abord, essayer de désarmer les députés. Car, ils circulent, presque tous, comme au temps du Far-West.
Alioune Badara DIALLO - Loffice
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