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Dernière minute : Modibo Diop, l'ancien DG de l’ASER et son Daf prennent 5 ans de prison ferme


Dernière minute : Modibo Diop, l'ancien DG de l’ASER et son Daf prennent 5 ans de prison ferme
DAKARACTU.COM Le verdict vient de tomber. L'ancien Directeur général de l'Aser, Modibo Diop et de son Directeur administrateur et financier viennent d’écoper 5 ans de prison ferme et 600 millions d'amende après 3 ans de détention par le Tribunal Correctionnel de Dakar. Modibo Diop était poursuivi pour détournement de deniers publics portant sur une somme de 4 milliards de nos francs d'un financement de la Banque mondiale. Le Juge n'a pas suivi le réquisitoire du Procureur qui avait demandé une peine de 10 ans...
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Mardi 17 Septembre 2013
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1.Posté par Oussou le 17/09/2013 13:05
Thalès-le-fou, roman sans relief.

Il paraît que M. Sémou Mama Diop est un écrivain. Il paraît qu’il incarne aujourd’hui, avec quelques autres, la nouvelle garde de la littérature sénégalaise. Il paraît même, affirment les plus hardis, que M. Sémou Mama Diop aurait du talent.

Je dois alors être tombé sur le mauvais livre : car si M. Diop a quelque talent, j’en ai en vain cherché une trace dans son roman Thalès-le-fou.

L’histoire, s’il y en a une, a pour cadre Wakogne, un quartier embourbé dans une profonde misère au sein d’un pays imaginaire, la République démocratique du Jolof. Le narrateur, Thalès, est un fou. Et à travers sa parole de fou, s’incarne toute une galerie de personnages : les jeunes désœuvrés de Wakogne amassés au banc « jaxlé » et rêvant d’Europe, les hommes politiques véreux et facilement identifiables, les habitants du quartier, du marabout charlatan au père de famille irresponsable, de la commère à la vieille veuve, du jeune intègre au vieux libidineux. Tous ces personnages sont supposés représenter des types de la misère sociale, et les interactions entre eux, tenir lieu de scènes de la vie quotidienne. Quant au sujet propre du livre, il est difficile à saisir : « l’émigration ou l’immigration clandestine » nous dit la quatrième de couverture. L’éditeur eût tout aussi bien pu écrire : le mensonge politique, l’injustice sociale, ou encore, la fameuse hypocrisie nationale.

C’est dire que Thalès le fou est un roman touffu, qui brasse beaucoup de thèmes. En soi, cela n’est pas grave. Mais que cette profusion de sujets obstrue le propos l’est. Un roman avec cette ambition eût nécessité du souffle : non seulement littéraire, mais encore, physique. Il semblerait que M. Diop n’ait eu ni l’un ni l’autre : 155 pages, c’est maigre. A vouloir parler de tout, il n’a réellement parlé de rien ; à vouloir tout peindre, il n’a fait qu’esquisser. Aucun thème, aucun personnage n’est développé avec la profondeur qu’il eût fallu ; tous, enfin, sont sans épaisseur.

La dispersion du discours, sa fragmentation, pouvaient dans un sens être justifiés par le fait qu’il était pris en charge par un fou, c’est-à-dire par la figure par excellence de l’errance, du discours déconstruit, a-topique. La quatrième de couverture, encore elle, nous apprend d’ailleurs que le récit suit cette « démarche en diagonale propre au fou de l’échiquier qui côtoie en un simple déplacement les rois et les manants. » Thalès, le narrateur, bouge certes beaucoup, mais la fréquence de ses déplacements n’a d’égale que la légèreté de son discours social. La figure du morosophe, du fou détenteur de sagesse sinon de vérité, pour être saisissante, doit pouvoir imprimer à son propos, aussi décousu soit-il, une certaine puissance. On le sait depuis Erasme et Foucault. Mais nulle trace de cette puissance ici : le discours du narrateur est superficiel, trop rapide.

En vérité, le discours de Thalès sombre très vite dans la répétition, et le roman est infesté de références culturelles potaches, mises en italiques, comme pour dire : « attention, étalage de culture ici, référence en cours. » Une si longue lettre est mêlée à La Grande vadrouille, qui est mêlée à La Comédie humaine, qui est mêlée à Starsky et Hutch, qui est mêlé à La Fontaine, qui est mêlé à Senghor, qui est mêlé au Prince de Machiavel, qui est mêlé au Tartuffe de Molière, etc. L’on finit par croire qu’en écrivant, M. Diop a cherché à prouver que son fou était savant, cultivé. Etonnant, sous ce rapport, qu’il ne se soit pas souvenu de ce mot de Sagan –le connaissait-il ?- : « la culture c’est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale. »

Je ne m’attarderai pas sur le style de ce roman, il est l’un des plus laborieux que j’aie jamais rencontré. Oyez plutôt : « Maintenant que j’ai mis les points sur les i et l’accent grave sur les e pour que vous sachiez que mon ton est grave et que je n’aime pas les familiarités entre lecteur et auteur, je vais vous exposer les raisons qui m’ont poussé à m’étaler et étaler la misère de mon pays et de Wakogne sur ces papiers de fortune. » Ou encore : « Rambo tâta sa braguette et fit glisser le zip. Il nous sortit son instrument, son homo-erectus, un bazooka aussi gros que celui de Sylvester Stallone dans Rambo II la Mission, et je n’ai pas pu m’empêcher de l’imaginer dans la position du missionnaire surarmé cherchant dans la forêt vietnamienne de Grosses Fesses des JA portés disparus… » Je m’en arrête là.

En vérité, ce qui est le plus étrange quant au style de M. Diop, c’est qu’il est souvent qualifié de « trash », de subversif, comme s’il suffisait de mettre bite, cul, couille dans une même phrase pour être trash, comme si la subversion d’un langage se mesurait à sa vulgarité, comme s’il suffisait de mettre des points de suspension, des injures, et un simulacre de gouaille populaire partout pour être estampillé sous-héritier de Céline. Il n’en faut décidément pas beaucoup pour effaroucher les vierges de la critique littéraire sénégalaise qui, comme M. Diop semble-t-il, n’ont pas compris cette chose fondamentale en littérature : que le langage est en lui-même une subversion, et une subversion d’autant plus efficace qu’on ne la surcharge pas d’effets. Qu’on se le dise, M. Diop n’est ni trash ni vulgaire. Il manque de naturel. Il se regarde écrire et rit à ses propres blagues. On le voit arriver à des lieues avec ses gros sabots. C’est un magicien dont les trucs sont connus à l’avance. En somme, c’est un romancier médiocre.

En fin de compte, la seule chose qui m’aura fait marrer dans ce bouquin est la réception qu’il a eue. Il a été interdit au Sénégal, censuré par le président Wade. Et sur ce point, je suis d’accord avec M. Diop : il n’y avait pas de quoi. Vraiment pas.

Tout au long de l’ouvrage, Thalès ne cesse de répéter qu’il veut écrire cette œuvre en six jours comme le Bon Dieu fit la Terre, et se reposer le septième. Dieu au moins a réussi son oeuvre, Lui.

Et aux sept péchés capitaux qui servent d’ossature aux sept chapitres du roman, l’on devrait rajouter un huitième : l’absence de talent littéraire.

Mais qui sait, peut-être M. Diop progressera-t-il. Il faut croire aux miracles. Que je sois allé au bout de ce roman en est bien un, après tout.

2.Posté par OUS le 17/09/2013 14:47
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3.Posté par AMADOU GAYE le 17/09/2013 18:56
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6.Posté par dd le 18/09/2013 09:02
est ce qu il a restitue les milliards.???



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