Déclaration du Ministre Abdoulaye Diouf Sarr lors du point de presse organisé ce matin sur la gestion des ordures à Dakar.


Déclaration du Ministre Abdoulaye Diouf Sarr lors du point de presse organisé ce matin sur la gestion des ordures à Dakar.

 

Mesdames, messieurs les membres de la Presse,

 

Je voudrais vous remercier de votre présence et vous dire le plaisir que j’ai de m’exprimer devant vous.

 

Ce matin, j’aborde avec vous un sujet qui préoccupe les sénégalais. Il s’agit de la gestion des déchets solides dans la région de Dakar.

 

Cette question préoccupe le Gouvernement. Vous savez,tous, la grande importance que nous accordons au cadre de vie et à la propreté, en milieu urbain comme en milieu rural. La propreté est un élément fondamental pour l’attractivité de nos territoires et pour l’émergence du Sénégal.

 

C’est la raison pour laquelle, le Programme national de Gestion des Déchets solides (PNGD), d’un coût de 17,5 milliards de francs CFA, est mis en place, pour une gestion efficace et durable des déchets.

 

Par ailleurs, l’Etat verse, chaque année, 10 milliards de francs CFA à l’Entente CADAK-CAR qui exécute le programme de gestion des déchets solides urbains dans la région de Dakar.  

 

En dépit de tous ces efforts engagés par l’Etat, la région de Dakar est plongée, depuis des semaines, dans une situation d’insalubrité indescriptible. En effet, des tas d’ordures sont visibles presque partout sur le territoire régional. 

Les rues, les marchés, les gares, etc, sont jonchés d’immondices, exposant les populations à des risques sanitaires énormes.  

 

La situation d’insalubrité résulte essentiellement des dysfonctionnements du dispositif de collecte des déchets, des retards dans le paiement des factures des concessionnaires, mais aussi des conflits répétés entre ces derniers et l’Entente CADAK-CAR. 

 

En conséquence, toutes les parties prenantes à la gestion des déchets solides, de même que les populations,manifestent leur grande insatisfaction. 

 

C’est pourquoi, par lettre n°01633/MGLDAT/CAB/DC/SP du 1er octobre 2015, j’ai saisi le Président de l’Entente CADAK-CAR, pour l’inviter à prendre les dispositions appropriées en vue d’assurer le nettoiement correct de la Capitale.

 

Par ailleurs, les collectivités locales du département de Rufisque ont décidé de quitter l’Entente CADAK-CAR et de dissoudre la CAR pour mettre en place une nouvelle structure intercommunale. Le mémorandum que les exécutifs locaux de Rufisque m’ont transmis contient les griefs portés contre l’Entente CADAK-CAR. Dans leur ensemble, ils dénoncent les dysfonctionnements du système de gestion des déchets solides dans la région Dakar et le mode de gouvernance de l’Entente.

 

Face à ces situations d’insalubrité de la région et de crise profonde dans l’Entente, qui appellent des mesures urgentes, j’ai engagé des concertations avec les parties prenantes à la gestion des déchets solides. 

 

Ainsi, le jeudi 15 octobre 2015, j’ai rencontré les exécutifs locaux du département de Rufisque, en présence du Gouverneur de la région de Dakar. Ils m’ont fait part de leurs griefs et de leur décision de sortir de l’Entente CADAK-CAR.

 

Le lundi 19 octobre 2015, j’ai reçu une délégation des six (06) syndicats des travailleurs du nettoiement, pour les informer de la situation actuelle et recueillir leurs préoccupations et avis. 

 

Les responsables syndicaux ont déploré, eux aussi, l’insalubrité qui sévit à Dakar et appelé l’Etat à prendre, dans l’urgence, des mesures tendant à améliorer le cadre de vie des populations. Leur principale préoccupation reste la préservation des acquis sociaux. Enfin, les travailleurs ont évoqué leurs difficiles conditions de travail liées essentiellement, disent-ils, au système de management de l’Entente CADAK-CAR.

 

Le mardi 20 octobre 2015, j’ai rencontré les membres du Comité de l’Entente CADAK-CAR (maires des villes de Dakar, GuédiawayePikine et Rufisque). 

 

Les maires des Villes de GuédiawayePikine et Rufisque ont évoqué les nombreuses difficultés notées dans l’organisation et le fonctionnement de l’Entente, ce qui de leurs points de vue, justifie la nécessité pour l’Etat d’intervenir, en vue d’assurer un service de nettoiement de qualité, apte à garantir aux populations un cadre de vie adéquat

 

J’ai également reçu, à plusieurs reprises, les prestataires du nettoiement, communément appelés « Concessionnaires du nettoiement ». Ces derniers, il faut le souligner, sont aussi affectés par la crise actuelle du fait des retards dans les paiements effectués par l’Entente CADAK-CAR. Néanmoins, ils saluent la démarche du gouvernement et appelle à des mesures urgentes, notamment sur la gestion financière.     

 

Il apparait donc que les différentes parties prenantes, dans leur écrasante majorité, s’accordent sur la défaillance du système actuel de gestion des déchets solides dans la région de Dakar et sont favorables à une intervention urgente de l’Etat, compte tenu des risques encourus par les populations, de l’image désastreuse qu’offre notre Capitale et de la crise actuelle que traverse l’Entente

 

C’est la raison pour laquelle, par décret n°2015-1703 du 26 octobre 2015, la décision a été prise de transférer leprogramme de gestion des déchets solides urbains de la Région de Dakar à l’Unité de Coordination de la Gestion des Déchets solides.

 

Cette mesure est prise en application de l’article 119 de la loi n°2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des collectivités locales qui dispose « … Les modalités de mise en œuvre des missions relatives au nettoiement et à la salubrité dans les collectivités locales de la région circonscription administrative abritant la capitale sont déterminées, en tant que de besoin, par les dispositions particulières fixées par décret ». 

 

Je rappelle que l’UCG intervient déjà, avec efficacité, dans les autres régions du pays. Elle a également eu en charge le nettoiement de la Capitale de novembre 2011 à mars 2013.  Cette structure est donc chargée de prendre le relais de l’Entente, de mettre en place, dans les meilleurs délais, un mécanisme de gestion des déchets solides dans la région de Dakar, en vue notamment de corriger les défaillances qui sont à la base de l’inefficacité de la gestion des déchets solides dans la région de Dakar.

 

La tâche est immense. Mais l’UCG, en relation avec tous les acteurs concernés, les collectivités locales en particulier, prendra les dispositions appropriées pour débarrasser la Capitale de ses ordures.

 

Je tiens à dire, et j’insiste là-dessus, que les travailleurs du nettoiement sont au cœur du système de gestion des ordures. Par conséquent, pour le Gouvernement, la préservation de leurs acquis sociaux est un impératif. 

 

Mon département veillera particulièrement à protéger ces acquis voire à les renforcer. Ils seront consultés en permanence.

 

Dans cette phase, au-delà de la recherche de l’efficacité et de la durabilité, deux éléments fondamentaux vont guider l’action de l’UCG : la qualité du service public de la propreté et la préservation des acquis sociaux.

 

Des actions urgentes seront engagées, notamment une opération de mise à niveau pour rendre la région propre.

 

En perspective, une réflexion sera engagée avec l’ensemble des acteurs pour la mise en place d’un système cohérent et durable des déchets solides, prenant en compte les dimensions institutionnelle, humaine, technique et financière.

 

Je vous remercie de votre aimable attention

 

Lundi 26 Octobre 2015
Dakaractu




1.Posté par harmonymassage le 26/10/2015 14:40
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