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Dans le livre ''Ma part de vérité'', il n'est pas question de ''régler des comptes'', dit l'auteur


Le professeur Abdoulaye Sakho de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a déclaré, samedi à Dakar, qu'il n'a cherché à régler ses comptes à personne dans son nouveau livre ''Ma part de vérité'', qui est consacré à l'affaire des primes de l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP).

''Ce n’est pas une manière de régler des comptes [...]. Je n'ai fait des reproches à personne. Je pardonne et je dépasse'', a affirmé le professeur Sakho, lors de la cérémonie de présentation et de dédicace de son ouvrage.

En 2010, Abdoulaye Sakho, membre du conseil de régulation de l'ARTP, avait été inculpé de détournement de deniers publics, en même temps que d'autres employés de l'agence, dont son directeur général Daniel Goumalo Seck. Il s'était acquitté du paiement d'une caution, pour recouvrer la liberté.

En avril 2011, la justice sénégalaise estimait, par une ordonnance de non-lieu, que le professeur Sakho et ses coïnculpés n'avaient pas commis de détournement de deniers publics.

Après l'étape judiciaire, M. Sakho donne au public sa version des faits dans ''Ma part de vérité'' (130 pages), une série d’entretiens conduits par les journalistes Bachir Fofana du quotidien Enquête (privé) et Baye Dame Wade du mensuel Réussir (privé).

''Ce livre, c’est comme un témoignage. Je l’ai écrit pour mon honneur'', a-t-il indiqué lors de la cérémonie de dédicace et de présentation de l'ouvrage.

Ce livre ''montre comment les organes de régulation peuvent [conduire] des innocents en prison'', a dit Fofana.

Wade, quant à lui, a indiqué que l'ouvrage traduit ''une prise de position que nous prenons pour susciter le débat'' autour de l'affaire des primes de l'ARTP.

Fofana et lui n'ont pas été connivents avec le professeur Sakho pour produire ce livre, a-t-il laissé entendre. Ils n'ont pas été ''complaisants'' avec lui, a dit aussi Madiambal Diagne, l'administrateur du groupe Avenir communication (privé), éditeur du livre.

Une mission de contrôle conduite par l'Inspection générale d’Etat (IGE) sur la gestion de l'ARTP en 2007 avait révélé que l'agence était victime d'une ''absence de politique et de stratégie cohérentes'', d'un ''manque de clarté des règles et rôles'', d'une ''violation systématique du Code des marchés'', de ''népotisme'', de ''gaspillage'', d'une ''tutelle presque inexistante ou pas clairement définie'', etc.

L'inspecteur général d'Etat Mamadou Moustapha Tall, chef de la mission de ''vérification financière et administrative'' sur l’ARTP, et son collègue Mamadou Diop, étaient arrivés à des ''conclusions accablantes'' dans la gestion de l'agence.

Ils ont ensuite proposé l’ouverture d’une information judiciaire, qui a abouti à l'inculpation du professeur Sakho et d'autres agents de l'ARTP, dont Mamour Niang, commissaire aux enquêtes économiques de l'agence, Babacar Touré, ancien directeur général de La Poste et Abdoulaye Ndiaye, un consultant international.

M. Sakho dirige le master en droit de la régulation à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de l'UCAD.
APS




Samedi 1 Septembre 2012
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1.Posté par A.M.GNINGUE le 01/09/2012 18:14
Epousseter le deshonneur de sa peau me semble un exercice legitime.Y consacrer un livre traduit en soi et en termes emotionnels une puissante ambition de rassurer au dela de ses proches,et de ses etudiants pour qui il constitue une reference,son peuple que le Pr Sakho aime jusque dans son sport populaire par ses prises de position remarquees dans la gestion du foot ball.Je peux temoigner pour ce condisciple brillant et dynamique juriste et ami de plus de 40ans (depuis le lycee Blaise Diagne),avec lequel j'ai partage la Commission Societes et GIE lors des travaux d'harmonisation du Droit des Affaires en Afrique a la fin des annees 90 conduits par le President Keba M'Baye,que le Senegal tient plutot en lui un Professeur et expert emerite qui a toujours donne l'exemple de sagesse depuis nos classes du lycee ou nous autres etions toujours en bouillons.Il ne s'agit pas de regler des comptes,mais de faire estomper des contes...pour l'honneur!Cette histoire que j'ai suivie depuis le debut comme une torture personnelle.Bravo,l'ami Sakho de votre inspiration.



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