DIVORCE MACKY/ IDY : L’étincelle Mor N'gom, le rôle de Touba...


DIVORCE MACKY/ IDY : L’étincelle Mor N'gom, le rôle de Touba...
Alors que les déclarations entachées de clair-obscur entre Macky Sall et Idrissa Seck font rage, des sources proches des deux belligérants racontent une histoire plus complexe, à forte dose d’égo égratigné, de snobisme supposé et de re­vanche calculée au millimètre près.
Recomposé en pleine turbulence électorale en 2012, le duo Macky-Idy s’est très tôt dégarni de son clinquant avant d’être rhabillé en fiasco. D’une alliance, le duo- duel ?- a brûlé jusqu’aux étapes de maturation. Aujourd’hui encore, les coups n’en finissent pas de pleuvoir, les adversaires opérant à découvert. Sur l’origine de cet an­tagonisme récent, les versions foisonnent, les unes cédant le pas aux autres, le faux le disputant âprement au vrai. Pourtant des sources émanant des deux camps et qui se sont confiées au Quo­ti­dien, livrent leur part de vérité dans le match Idy-Macky. Dans ce jeu, les mots ont leur poids. Ils sont pesés sur la balance.

L’étincelle Mor N'gom
Les actes sont passés à la loupe et les postures déchiffrées. Quand Mor Ngom, ancien ministre des Transports parachuté directeur de cabinet du Président Ma­cky Sall, très en verve lâche, sans s’embarrasser de circonlocutions, un soir de ces échanges quasi-hebdomadaires : «Mout mba mott ! » (Silence ou barrez-vous !) à Idy et à ses ouailles, cette réplique, selon plusieurs sources recoupées par Le Quotidien n’a pas manqué sa cible. Mieux, elle était fichée en plein dans le mille dans l’orgueil du boss de Rewmi. Un brin chatouilleux, il aurait confié à ses proches que si Mor N'gom s’autorisait une pareille conduite et une telle outrecuidance, c’est bien parce qu’en aval, il savait compter sur l’immunité garantie par Macky Sall. Idy ayant lui-même été directeur de cabinet de son mentor, le Président Ab­doulaye Wade, est bien placé pour jauger d’un coup d’œil l’entente, l’étroite connexion qui se joue entre le président de la République et son directeur de cabinet, son plus proche collaborateur.
Donc, au-delà du zèle d’un lieutenant, Idy, selon plusieurs de ses proches, y a vu, une opération menée de main de maître, avec une dextérité qui cache mal la silhouette de Macky Sall. Pour lui, au-delà de Mor N'gom, «l’acte par sa gravité est signé». Sans laisser le temps à la déflagration de refroidir, Idy aurait tenté de joindre Macky Sall pour «explications». Sans succès. Le président de la République avait-il délibérément décidé de zapper son allié ? Per­sonne ne le sait avec exactitude, mais toujours est-il qu’après plusieurs tentatives infructueuses, Idrissa Seck conclut à une «volonté manifeste» de la part de Macky Sall de rompre le dialogue avec lui.  

Idy, Macky et le dignitaire mouride
Dans l’autre camp, on n’a pas manqué d’être horripilé par certains agissements de Idrissa Seck et de son camp. Il se susurre que Macky Sall n’arrivait pas à comprendre que son allié dans Benno bokk yaakaar (Bby) veuille entreprendre une tournée dans plusieurs centres nerveux du pays alors qu’il était dans une coalition. D’aucuns racontent que le leader de l’Apr en a déduit le «coup d’envoi d’un combat pour 2017». Il ne comprenait d’autant plus cette posture que Idy et Rewmi ont été «convenablement servis». Jusque-là, pas encore question de se saisir aux grègues et de combattre l’adversaire. La mésentente est latente, mais sans plus. La grenade aurait été goupillée lors d’une visite de Idrissa Seck à un marabout très influent de Touba. Après les salamalecs d’usage et les causeries sur l’actualité nationale, la discussion s’est subrepticement orientée vers Macky Sall. Et le marabout aurait confié à Idrissa Seck : «Ma­cky Sall m’a dit que tu as cherché plusieurs fois à le joindre…» Une phrase qui avait décrété la fin de la coexistence pacifique.
Aujourd’hui, finies les retrouvailles opportunes et opportunistes pour déraciner le baobab séculaire Abdoulaye Wade. Idy et Ma­cky, deux mastodontes politiques, avaient cru bon de rentrer leurs piquants et de taire leur antagonisme légendaire, le temps d’une coalition. Si Idrissa Seck soutient mordicus que ces retrouvailles étaient juste d’ordre principiel, il n’en demeure pas moins qu’à l’épreuve du temps et devant les contingences et exigences de la Real­politik, un pressant besoin s’est fait sentir de se réajuster et de mettre en coma prolongé les belles résolutions. Désormais, pour Idris­­sa Seck c’est clair : on venait de lui signer par-là même le permis de dézinguer à satiété, et canarder à volonté. Le 25 mars, dans les locaux de la Tfm, il ouvre le feu roulant, retranché derrière le prétexte de l’anniversaire de l’accession de Macky Sall au pouvoir. Quelques jours après, son adversaire, à sa façon, et depuis les Etats-Unis, arme son Icbm (Inter­continental ballistic missile) vers Thiès. Finies les positions de principe, exit le contrat conclu intuitu personae. Feu à volonté !
LeQuotidien
Dakaractu2




Mercredi 10 Avril 2013
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1.Posté par Commissaire SAGNA le 10/04/2013 13:31
IL N'EST PAS DIGNE DE LA PART D'UN CHEF DE L'ETAT DE RAPPORTER LA VIE DE L'ETAT OU DES RELATIONS ENTRE LES PRINCIPAUX LEADERS DU PAYS A UN MARABOUT.

MAKY SALL A MANQUÉ DE TACT OU TOUT SIMPLEMENT, IL A FAIT EXPRÈS, SACHANT QUE LE MARABOUT RAPPORTERAIT LES PROPOS A IDRISSA SECK. EN SOMME, IL A POUSSÉ LE LEADER DE REWMI A LA RÉBELLION. C'EST UN MAUVAIS CALCUL, CAR IDRISSA SECK VA PRÉCIPITER L'IMPLOSION DE LA COALITION BOOK YAKAAR. IL VA, PAR SON POSITIONNEMENT POLITIQUE, OBLIGER LES AUTRES GRANDS PARTIS A SORTIR POUR PRÉSERVER LEUR AVENIR POLITIQUE. KHALIFA SALL, QUI EST EN PÔLE POSITION POUR ETRE LE CANDIDAT PAS EN 2017, VA S'ENFONCER DANS L'OPPOSITION. CERTES PLUS POLISSE, MAIS TRES CERTAINEMENT DANS L'OPPOSITION.

OR, MAKY SALL DOIT TOUT FAIRE POUR EVITER DES RETROUVAILLES AVEC LE PDS OU LE BOOK GUISS GUISS DE PAPE DIOP. CE SERA LE DÉBUT DE LA FIN. CES GENS LA, SONT VOMIS PAR LE PEUPLE.

WAIT AND SEE !

2.Posté par Bounkhatab le 10/04/2013 13:38
Que l'APR et le REWMI, s'entredechirent, est ce que cela va creer des emplois pour les jeunes, assurer la sante des populations, regler le probleme de l'education nationale ou fournir de l'electricite et de l'eau aux populations ? Je ne le pense pas . Tout ce tintamarre c'est du cinema de mauvais gout pour ne pas s'occuper resolument de l'essentiel.

3.Posté par lii le 10/04/2013 14:02
Quand on ne sait pas garder le moindre mot après une rencontre avec un président, on ne récolte que la tempête.



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