Ousmane Tanor Dieng, Pape Diop et Mamadou Seck ont tous cédé leur siège à l’Assemblée nationale alors que les citoyens espèrent une Législature de rupture après des années d’errance du Pds. Cependant, d’autres personnalités de la scène politique de la trempe de Moustapha Niasse tenteront de soigner cette image menacée par une vague de démissions.
C’est la législature rêvée. Après cinq années de discrédit, de vote de lois controversées, tous les citoyens espèrent une nouvelle Assemblée nationale qui va tenter de se reconstruire une notoriété et surtout une nouvelle crédibilité aux yeux d’une opinion révulsée par les comportements de certains élus. La real politik a finalement prévalu devant la logique politique. Après Ousmane Tanor Dieng, qui a décidé de ne pas siéger, les frondeurs de Bokk gis-gis, Pape Diop et Mamadou Seck, vont en faire autant en cédant leur place à leur suppléant. Victime à l’époque de ses propres manipulations, l’Assemblée nationale a ruiné toute la confiance que lui a accordée le Peuple malgré le boycott de toutes les forces de l’opposition. L’avènement de cette 12ème législature constituée essentiellement de poids lourds de la politique sénégalaise devrait réconcilier les Sénégalais avec leurs députés qui ont toujours clamé une politique de rupture avec les vieilles traditions libérales qui consistaient à satisfaire uniquement les bonnes volontés de «l’ex-constante» du Parti démocratique sénégalais (Pds).
Les démissions de Ousmane Tanor Dieng, Mamadou Seck, Pape Diop laissent déjà un goût de cendres dans la bouche des citoyens qui rêvent d’une Hémicycle enflammée par des débats passionnants qui relèvent son niveau après des années de querelles de borne fontaine. A eux trois, ils cumulent plusieurs postes prestigieux au sommet de l’Etat : ministre des Services et affaires présidentiels, présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Sans aucun doute, ce pedigree politique aurait constitué une valeur ajoutée pour l’Assemblée. C’est raté.
Quoi qu’il en soit, le débat qu’on souhaiterait fructueux et hautement relevé, s’en retrouvera sûrement affecté. En ce sens que la confrontation se fera par procuration, par l’entremise des seconds couteaux. Un coup dur porté sur l’image de la 12e législature qui souffre déjà d’impopularité provoquée par le faible taux de participation lors du scrutin du 1er Juillet. Il est clair que tous ces schémas avaient été tracés depuis longtemps : Comme l’a reconnu Tanor Dieng, il a participé à ses élections pour porter la coalition présidentielle et le Parti socialiste vers le haut, Pape Diop et Mamadou Seck, itou.
En réalité, leur acte, d’une portée hautement politique en ces temps de reconfiguration où chacun cherche à reconquérir un électorat de plus en plus rigoureux, répond à un souci d’embellir une image écornée. Quitte à léguer l’Assemblée aux seconds couteaux pour ensuite tirer les ficelles du dehors.
Moustapha Niasse, Djibo Ka… les derniers mohicans
Aujourd’hui, Moustapha Niasse et Djibo Ka seront les derniers Mohicans à siéger à l’Assemblée nationale afin de rehausser cette 12e législature. De par leur expérience d’ancien parlementaire et d’homme d’Etat pour avoir cheminé avec Senghor puis Diouf, leur présence permet d’entretenir une illusion (?) d’une Assemblée acquise juste à la cause des citoyens. Et non du chef de l’Etat. A côté de ces vieux briscards de la scène politique, d’autres pontes du régime de l’alternance participeront à relever le débat à l’Assemblée menacée par une série de démission. Il s’agit de : Souleymane Ndéné Ndiaye, Oumar Sarr, Ousmane Ngom, Mamadou Diop Decroix… Pourvu seulement, qu’ils maintiennent leur investiture.
C’est la législature rêvée. Après cinq années de discrédit, de vote de lois controversées, tous les citoyens espèrent une nouvelle Assemblée nationale qui va tenter de se reconstruire une notoriété et surtout une nouvelle crédibilité aux yeux d’une opinion révulsée par les comportements de certains élus. La real politik a finalement prévalu devant la logique politique. Après Ousmane Tanor Dieng, qui a décidé de ne pas siéger, les frondeurs de Bokk gis-gis, Pape Diop et Mamadou Seck, vont en faire autant en cédant leur place à leur suppléant. Victime à l’époque de ses propres manipulations, l’Assemblée nationale a ruiné toute la confiance que lui a accordée le Peuple malgré le boycott de toutes les forces de l’opposition. L’avènement de cette 12ème législature constituée essentiellement de poids lourds de la politique sénégalaise devrait réconcilier les Sénégalais avec leurs députés qui ont toujours clamé une politique de rupture avec les vieilles traditions libérales qui consistaient à satisfaire uniquement les bonnes volontés de «l’ex-constante» du Parti démocratique sénégalais (Pds).
Les démissions de Ousmane Tanor Dieng, Mamadou Seck, Pape Diop laissent déjà un goût de cendres dans la bouche des citoyens qui rêvent d’une Hémicycle enflammée par des débats passionnants qui relèvent son niveau après des années de querelles de borne fontaine. A eux trois, ils cumulent plusieurs postes prestigieux au sommet de l’Etat : ministre des Services et affaires présidentiels, présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Sans aucun doute, ce pedigree politique aurait constitué une valeur ajoutée pour l’Assemblée. C’est raté.
Quoi qu’il en soit, le débat qu’on souhaiterait fructueux et hautement relevé, s’en retrouvera sûrement affecté. En ce sens que la confrontation se fera par procuration, par l’entremise des seconds couteaux. Un coup dur porté sur l’image de la 12e législature qui souffre déjà d’impopularité provoquée par le faible taux de participation lors du scrutin du 1er Juillet. Il est clair que tous ces schémas avaient été tracés depuis longtemps : Comme l’a reconnu Tanor Dieng, il a participé à ses élections pour porter la coalition présidentielle et le Parti socialiste vers le haut, Pape Diop et Mamadou Seck, itou.
En réalité, leur acte, d’une portée hautement politique en ces temps de reconfiguration où chacun cherche à reconquérir un électorat de plus en plus rigoureux, répond à un souci d’embellir une image écornée. Quitte à léguer l’Assemblée aux seconds couteaux pour ensuite tirer les ficelles du dehors.
Moustapha Niasse, Djibo Ka… les derniers mohicans
Aujourd’hui, Moustapha Niasse et Djibo Ka seront les derniers Mohicans à siéger à l’Assemblée nationale afin de rehausser cette 12e législature. De par leur expérience d’ancien parlementaire et d’homme d’Etat pour avoir cheminé avec Senghor puis Diouf, leur présence permet d’entretenir une illusion (?) d’une Assemblée acquise juste à la cause des citoyens. Et non du chef de l’Etat. A côté de ces vieux briscards de la scène politique, d’autres pontes du régime de l’alternance participeront à relever le débat à l’Assemblée menacée par une série de démission. Il s’agit de : Souleymane Ndéné Ndiaye, Oumar Sarr, Ousmane Ngom, Mamadou Diop Decroix… Pourvu seulement, qu’ils maintiennent leur investiture.
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