DELIRES APERISTES : Au nom de quoi Idy et Rewmi devraient-ils la boucler ?!


DELIRES APERISTES : Au nom de quoi Idy et Rewmi devraient-ils la boucler ?!
C’est à croire que «le khalife général» de l’Alliance pour la République (Apr), Son Excellentissime Haj Macky Sall, a décidé de lâcher toute sa garde prétorienne contre le patron du parti Rewmi, cet allié «rebelle» de la coalition «soupoukanja» (dixit Me Ousmane Séye), qu’est Benno Bok Yaakar. Depuis bientôt un mois, il ne se passe pas un jour sans que des missiles à têtes chercheuses ne viennent traverser le ciel relativement turbulent du landerneau politique sénégalais pour venir éclater sur le crâne tondu (à la Abdoulaye Wade ?) du Maire de Thiès, et candidat malheureux à la dernière présidentielle.
Le comble a été atteint lorsque Ndaamal Kadior et ses acolytes du parti Rewmi ont eu l’outrecuidance de se prononcer, dans un communiqué de presse sanctionnant la dernière réunion de leur Secrétariat national, la semaine dernière, sur les points chauds de l’actualité nationale. Idrissa Seck aura commis «l’erreur» d’avoir exhorter le gouvernement de Macky Sall à «veiller à ce que la traque des biens supposés mal acquis se fasse dans le strict respect de l’Etat de droit (…), et dans la non-immixtion de l’Exécutif dans le fonctionnement de la justice», tout en se montrant favorable à une «protection de l’institution judiciaire contre toute forme de pression d’où qu’elle vienne», dans le «respect strict des droits de la défense et du secret de l’instruction». Mais les «Idy Brothers» auront surtout commis le pêché mortel d’avoir invité le gouvernement «à renforcer les mécanismes de contrôle, de suivi et de gestion, pour préserver les deniers publics placés sous sa gestion et empêcher les nouvelles autorités de verser dans les mêmes pratiques répréhensibles de mauvaises gouvernance».
Il n’en fallu pas plus pour les snipers de «Bour Sine» prennent le «Macky», en s’illustrant dans des tirs groupés sans précédent, et sans sommation, sur le turbulent ex-candidat de la coalition «Idy4Président» - qui n’en dissimule pas moins d’ailleurs son ambition de devenir le 5e président de la République du Sénégal.
De la remarque relativement feutrée de Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Energie et des Mines («La sortie de Idy fait désordre») à la sommation nettement radicale de Mor Ngom, directeur de Cabinet du chef de l’Etat («Qu’il se taise ou qu’il s’en aille»), presque tous les éléments de la garde prétorienne de «Bour Sine» y ont mis du leur dans ce tir de barrage mémorable, contre cet allié-rebelle.
Force est d’admettre qu’une coalition politique, pour forcer le respect, se doit de réinventer sans cesse un mode de fonctionnement toujours éloigné des schémas unanimistes, ou consacrant le fait du Prince. Lorsqu’un élément d’une alliance se singularise dans des remarques et critiques constructives, celles-ci devraient plutôt être accueillies démocratiquement comme un levain susceptible de renforcer la crédibilité de cette alliance, voire de déclencher les correctifs de nature à garantir une bonne cohésion du groupe. Car, comme nous y invite souvent le Prophète Seydina Mouhamed (psl) «une amitié ne peut être considérée comme productive et digne de l’agrément de Dieu que si elle repose sur le pilier de la Vérité».
A ce titre, qu’est-ce Idrissa Seck de Rewmi a dit dans le communiqué de presse du Secrétariat national de son parti Rewmi qui ne soit pas un reflet de la réalité, ou à tout le moins des attentes légitimes de la majorité des Sénégalais, artisans de cette deuxième alternance du 25 mars 2012 ? Comment peut-on chercher à diaboliser un allié qui n’a fait que dire tout haut ce que nombre de ses compatriotes pensent tout bas ? Ses «amis» de Benno Bok Yaakar (Bby) ne devraient-ils pas le congratuler pour cette alerte pertinente, cette posture de sentinelle (qui devrait d’ailleurs être la leur, à tous), plutôt que de le vouer aux gémonies ? Et dire que les nouveaux contempteurs de Idy sont ceux-là mêmes qui ruaient dans les brancards chaque fois que le vieux président libéral déchu apparaissait, durant son règne, sous des dehors de monarque foncièrement allergique à certaines critiques. Comment peuvent-ils aujourd’hui se complaire dans les mêmes travers qu’ils fustigeaient naguère ? Seraient-ils entrain de confirmer le fameux reproche que les jeunes du mouvement «Y en a marre », dépités, se sont récemment résolus à faire au nouveau régime, lui reprochant de vouloir faire du «Wade sans Wade» ? Cet ostracisme du nouveau pouvoir vis-à-vis du leader de Rewmi est simplement inacceptable ! Comme l’a du reste été le bannissement, par l’ex-président Wade, des membres fondateurs de la Ca 2000, qui l’avaient pourtant porté au pouvoir, mais auront ensuite pêché en osant porter des remarques sur son mode de «gouvernance solitaire» (Amath Dansoko du Pit) ou proposer une «Direction politique unifiée» (Abdoulaye Bathily de la Ld).
Pourquoi un allié de Bby, prétendant se préoccuper prioritairement de la souffrance des Sénégalais moyens, ne devrait-il pas tirer la sonnette d’alarme sur le coût des denrées de premières nécessité qui persistent dans leur cherté, sur les gamins de bas âge qui continuent à mourir accidentellement dans les bassins de rétention, toujours sans clôture de sécurité de Djiddah Tharoye Kao sous le regard impuissant des riverains, sur les grèves récurrentes du système éducatif qui tarde à se stabiliser, sur les entreprises qui refusent de verser aux travailleurs licenciés leurs indemnités légales en dépit des décisions de justice qui leur sont favorables, sur les militaires invalides à qui on a fait miroiter des logements et d’hypothétiques indemnisations, sur la baisse incompréhensibles de certaines maigres pensions de retraités, sur les délestages récurrents qui pénalisent les ménages ainsi que les industries … A ce propos d’ailleurs, comment ne pas s’émouvoir de la manœuvre instrumentée par le Premier ministre (révélée par le journal «Le Quotidien», dans ses éditions des 28 janv. et 04 fév. 2013) qui, s’en prenant à «son» ministre de l’Energie et au Dg de la Senelec, a bloqué, pour des raisons encore inexpliquées, le processus de contractualisation entre la Senelec et un de ses principaux fournisseurs. Le résultat de cette maladresse managériale est connu de tous : elle aura mis en péril la fourniture de l’électricité lors du dernier Magal de Touba, et provoqué le retour (triomphale !) des délestages dans tous les quartiers populaires ! Etc.
Et l’on veut que personne (encore moins Idy) ne pipe mot, sous peine d’être voué aux gémonies ! On est dans quel pays ? Autant alors faire revenir Wade! Car, lui, tout «monarque» qu’il fut, laissait au moins aux populations le loisir de râler, de crier leur ras-le-bol ! Tout «dictateur» qu’il fut, Wade assistait sans broncher aux sorties médiatiques de l’ex-porte-parole de sa coalition (Cap 21) qui, bien que réputé être un allié loyal et pertinent, n’en dénonçait pas moins hardiment, comme tout le monde l’a vu ou écouter dans les médias, la «conduite anti-démocratique du redécoupage administratif». Lequel, pour n’avoir pas fait l’objet de concertation préalable avec les populations locales concernées, aura conduit à une mort d’homme, à Sangalkam ; c’est aussi ce même allié qui avait publiquement, par le biais d’un communiqué de presse endossé par son parti politique, interpellé le président Wade sur le traitement injuste du dossier de l’entrepreneur Bara Tall, dont Karim Wade, le fils du président, était réputé être l’ennemi juré ; avec tous les risques encourus, ce même allié politique de Wade avait aussi sans fioriture, en pleine période d’effervescence pré-électorale, invité le président Wade «à calmer le jeu politique», en commençant par libérer le jeune socialiste contestataire, Malick Noël Seck, incarcéré pour avoir mis en garde les membres du Conseil constitutionnel, relativement à la candidature du président sortant… Pour ne citer que de mémoire. Et pas une fois on ne vit le «Sopiste» en chef, ou ses affidés, formuler – du moins publiquement –la moindre réprimande à l’égard de cet allié, dont l’irascible mentor avait pourtant toute la latitude de lui réserver un mauvais sort, en commençant par le limoger de son poste de Pca, ou de le démettre de sa fonction de porte-parole de la mouvance présidentielle. Mais Wade en aura surpris plus d’un, en affichant un fair-play déroutant… en le laissant faire pendant prés de dix bonnes années ! Mettant sans doute ces sorties sur le compte de la critique constructive d’un partenaire politique, soucieux de l’image que renvoie sa coalition à l’opinion.
Mais voilà qu’un allié de Bby, Idrissa Seck en l’occurrence qui, pour avoir à peine posé le dixième des actes revendicatifs de cet ex-allié du Sopi, se voit déjà chercher des poux dans sa tête ! Après seulement dix mois de compagnonnage ! Avouons que c‘est tout de même inquiétant ! D’autant plus que le patron de Rewmi n’a pas le monopole de la «dérive», à Bby. En effet, qui a récemment semé la pagaille dans les rangs de Rewmi, et la zizanie dans Bby, à Thiès, par des manœuvres provocatrices de débauchage et d’encouragement à la transhumance, vers les prairies beiges-marron ? N’est-ce pas le Dg du Port de Dakar, un Apr pure jus ? Et pourtant Idy a enduré stoïquement les manœuvres déloyales de cet «apéristes» zélé, qui s’est récemment proclamé «baye fall de Macky Sall».
En vérité, le reproche qu’on semble vouloir faire, de manière déguisée, au patron de Rewmi, c’est surtout d’avoir affiché, dés à présent, ses ambitions présidentielles. Et alors, n’en t-il pas le droit ? Être membre d’une coalition ne signifie pas forcément anesthésier la vocation naturelle de tout parti politique, qui est la conquête démocratique du pouvoir. Pourtant, personne, dans Bby, ne s’est offusqué outre-mesure que des responsables de partis, membres de cette même coalition, aient manifesté le désir de briguer les suffrages de leurs compatriotes, pour les Locales de l’année prochaine. C’est ce que Pape Ndao Fall, le responsable locale de Bës-du-Niak de Serigne Mansour Sy Jamil, à Rufisque, a fait, après avoir dénoncé «la gestion dictatoriale» de l’actuel maire, pourtant membre, comme lui, de Bby. C’est le cas également du lieutenant du Jallarbiste en chef, Abdoulaye Bathily, Souleymane Guèye Cissé, de Rufisque, qui n’a pas moins lancé un défit de taille à Bby, en proclamant que son parti, la Ld, ira sous sa propre bannière aux prochaines élections locales. Sans oublier le nouveau Dg de la Sicap, Ibrahima Sall, qui est déjà en campagne électoral ouverte à Pikine, pour faire la promotion de son propre parti, le Model, en perspective des prochaines joutes. Etc. Et on veut que Idy se tienne à carreau et que son parti, Rewmi, fasse honteusement profil bas, en se cantonnant dans la posture que lui a taillé sur mesure le directeur de Cabinet du chef de l’Etat, Mor Ngom, lors de sa sortie politique, ce week-end à Bambey : «Mouut mbaa Mot» (la boucler ou quitter le gouvernement) !
En tout état de cause, nombre d’observateurs sont unanimes à penser que le clash est quasi-consommé entre le Maire de Thiès et le Président Macky Sall. Tous les indicateurs portent à croire que le candidat de Rewmi à la prochaine présidentielle va bientôt quitter l’attelage gouvernemental. Son crime de lèse-majesté semble toujours resté au travers de la gorge de la «dynastie apériste». Et connaissant la combativité de Idrissa Seck et son refus du «yobaaléma» (suivisme), les observateurs politiques avertis savent qu’il n’abdiquera pas. Quand Idy mort, soit il coupe sa prise ou, dépité, préfère y laisser ses dents, avec le fier sentiment d’avoir quand même mordu son adversaire! Il est comme ça. Il aime la bagarre. C’est une nature incorrigible chez lui. Wade le sait, pour l’avoir longtemps couvé sous son aile. Macky aussi, pour avoir, en parti, grandi politiquement à son ombre.
Autrement dit, Idrissa Seck, qui est à «l’an zéro de sa vie politique», après avoir ouvertement affiché ses ambitions présidentielles, légitimes du reste, semble politiquement condamné à ne plus rebrousser chemin. Sous peine de voir s’éloigner à jamais sa perspective de constituer la cinquième alternative politique pour le Sénégal. Faire volte-face, abdiquer face aux tirs nourris de la garde prétorienne mackyste, «rentrer dans les rangs», comme semble vouloir l’y contraindre celui qu’il aura contribué à faire nommer Dg de la Pétrosen – alors que Idy était tout-puissant numéro deux de l’Etat et du parti - serait une faute stratégique, qui condamnera à jamais Idrissa Seck à une retraite politique anticipée. Le «bissap» est tiré, il faut le boire ! En d’autres termes, puisqu’il est fort probable qu’au bout du compte Macky, pour restaurer son autorité et ramener la sérénité dans sa coalition, se résolve à se séparer de cet allié devenu encombrant (et qui refuse surtout de courber l’échine !), il est devenu vital pour Idy de s’inspirer de la jurisprudence Wade/Diouf, en prenant très tôt les devants, c’est-à-dire en reprenant résolument en main le gouvernail de son destin politique.
Cette plus-que-probable perspective politique semble, avant l’heure, provoquer quelques frémissement dans les rangs de la néo-opposition libérale, où Il se susurre avec persistance que nombre de responsables libéraux, ainsi que de larges franges militantes du Pds seraient disposés à suivre Ndaamal Kadior dans cette nouvelle aventure. Ce qui, à moyen terme, devrait conduire à une nouvelle recomposition du sérail politique, où celui qui s’est toujours autoproclamé «actionnaire majoritaire du Pds» pourrait y jouer un rôle prépondérant.

Bassirou Thioune
Enseignant à la Retraite
Pikine Tally Icotaf, Plle 843
bassirouthioune62@yahoo.com




Mardi 5 Février 2013
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1.Posté par net le 05/02/2013 09:08
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2.Posté par BigLeuz le 05/02/2013 11:23
Merci Mr Thioune,
Contribution pertinente impartiale et cohérente.
Idy a toujours été constant, seuls ceux qui ne veulent pas le connaître disent du mal sur lui.
Que Dieu nous préserve des mauvaises langues.

3.Posté par solution le 05/02/2013 20:59
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4.Posté par Fall le 06/02/2013 22:06
Mer Thoiune,c'est Abdoulaye Bathily ministre de l’énergie et de l'hydraulique qui avait demandé à Wade de nommer Macky SALL au poste de DG de Petrosen et non Idrissa Seck.Macky SALL était le seul cadre du nouveau pouvoir qui travaillait en 2000 à PETROSEN



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