DÉCLARATION DE LA PLATEFORME DU SECTEUR PRIVÉ : « ARRE CHAMBRES DE COMMERCE »


DÉCLARATION DE LA PLATEFORME DU SECTEUR PRIVÉ : « ARRE CHAMBRES DE COMMERCE »
Crées par la la loi n° 89-08 du 17 janvier 1989 et organisées par le decret 2003-827 les Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture sont présentes dans les quatorze régions du Sénégal.
 
Les Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture bien organisées, permettront au Ministère de tutelle de bien mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière de promotion des opérateurs économiques, ainsi que du commerce.
Il s’y ajoute la nécessité de faire de l’institution consulaire un cadre fédérateur susceptible de rationaliser les actions des organisations professionnelles et patronales.
Les Chambres disposent d’un vaste réseau au niveau mondial :
 
  •  La Chambre consulaire régionale organe consultative de l’UEMOA
  • La Fédération Africaine des Chambres de Commerce dont le siège est au Caire, (UCCIA) 
  • L’organe fédérateur est la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones, (CPCCAF) 
  •  La Chambre islamique de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture rassemble tous les pays membres, (OCI)
  • la Chambre de Commerce internationale, basée à Paris fédère toutes les institutions consulaires
 
Genèse des élections Consulaires de 2010

Les dernières élections de 2010 s'étaient déroulées normalement au niveau des 13 Cia à la grande satisfaction des autorités. Ce sont les dysfonctionnements du scrutin de la chambre de commerce d'industrie et d'agriculture de dakar ( navire amiral des institutions consulaires de notre pays)qui ont impacté négativement l’ensemble du système.

Il est maintenant clairement établi que ce scrutin est le plus calamiteux de l'histoire de notre pays dû à des manœuvres et des complicités insoupçonnées ; des manœuvres d'inscription d'électeurs fictifs.

Tout ceci a altéré la sincérité et la régularité du scrutin

Ce sont ces mêmes personnes clairement identifiées dont la Cour Suprême dit "qu'elles ont acquis leur élection de manière irrégulière et ne devraient pas exercer plus longtemps un mandat usurpé "  qui par des manœuvres souterraines veulent encore retarder les élections.
Comment quelqu’un qui après près de 30 ans à la tête de l'institution peut vouloir coûte que coûte "inspirer" une réforme des ccias? Que ne l'a t il fait depuis ?
Dans toutes ses déclarations il montre qu’ il ne souhaite plus rester à  la tete de cette institutions mais de par ses pratiques c’est le contraire que nous constatons

Des hommes et des femmes qui participent à la construction de ce pays à la sueur de leur front, des sénégalais patriotes qui se sont investis depuis des années dans la bataille pour l'érection d'une chambre de commerce digne de ce nom seul instrument mis à leur disposition par l'état ne peuvent pas accepter ce fait.
 
Les raisons de la candidature du Président Serigne MBOUP

Il a été porté à la tête de la chambre de commerce de Kaolack Avec l’engagement et le dynamisme de l’équipe qui l’a accompagné,  
Il a réussi notre pari en redynamisant la chambre de commerce de Kaolack ce qui lui a permis de jouer son rôle d’accompagnement et de développement du secteur privé.
Partant de là, les 13 présidents des autres chambres l’ont porté à la tête de l’Union Nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (UNCCIAS) en Mai 2015 avec pour objectif de redynamiser l’union dans sa vocation qui est de représenter le secteur privé dans sa globalité au niveau national et international et d’être l’interface entre les secteurs public et privé conformément aux lois et règlements en vigueur.
Il s’est engagé dans le but d’animer et de fédèrer l’ensemble du  secteur privé.
A ce titre il a adressé   des lettres de demande de rencontre aux 4 organisations les plus en vue (voir lettres ci-jointes et leur réponse collective)
Très vite des organisations professionnelles, ont développé des réflexes corporatistes, et cela en violation des textes.
Elles prétendent bénéficier du soutien et de l’écoute des autorités étatiques   au détriment des élus que nous sommes
 Les chambres de commerce sont des institutions publiques par conséquent partenaires de l’Etat.
Elles sont reconnues partout dans le monde
Les représentants du secteur privé  qui siègent au sein des chambres de commerces, sont élus par leurs pairs.
Par contre les organisations professionnelles  qui regroupent cette plateforme sont des associations, Leurs dirigeants s’accaparent des avantages et ne défendent que les intérêts des sociétés qui leur apportent une plus-value. Elles sont assimilées par beaucoup à des cabinets d’affaires.
En ce qui concerne les élections, une ouverture des listes était programmée en 2014 mais avec l’annulation du décret de 2014 qui excluait les agriculteurs du processus, le ministre de tutelle a ouvert une autre liste en se basant sur le décret de 2003. Ce dont toutes les parties sont d’accord (les organisations et les entreprises non affiliées).
 
Cela a suscité l’intérêt et l’espoir de beaucoup d’entreprises et opérateurs respectant la réglementation administrative et fiscale. Elles ont toutes régularisé leurs situations fiscales pour pouvoir choisir leurs représentants.
Et c’est la premiere fois dans l’histoire du Sénégal que plus de 100 000 entreprises issues de tous les secteurs participent aux élections. Dans le passé, elles ne dépassaient pas  15 000 inscrits. Dakar seul en compte 23572 contre 3425  en 2010.
Des groupes qui se proclament représentant du secteur privé et  savent qu’ils ne bénéficieront pas de la confiance des électeurs manœuvrent pour un report sous prétexte de création d’une Chambre d’agriculture et théorise  l’idée d’une chambre nationale à l’image de certains pays.  
En effet, nous assistons, à la prise en otage du secteur privé national par un groupuscule qui, sous le prétexte de la mise en place d’une chambre d’Agriculture ou de la finalisation des réformes veut pousser l’Etat à bloquer le processus électoral. Pire, il est en train de manœuvrer pour l’érection d’une chambre nationale unique
De quoi ces individus qui sont là depuis près d’un quart de siècle ont t il peur ? Quelles sont leurs véritables motivations ? Ce sont les seules questions du moment qui vaillent 
Les mêmes qui pressent les pouvoirs publics à mettre en place une chambre agricole autonome ou à mettre en place des réformes veulent en fait sortir par la porte des chambres de commerce et entrer dans ces mêmes institutions par la fenêtre.
En somme ils sont partis pour rester. Ayant épuisé toutes leurs cartouches en tant que élus des chambres de commerce , ils veulent aussitôt revenir par le biais des chambres agricoles ou d’une chambre nationale unique
nous encourageons le processus mais pourvu qu’on ne brule pas les étapes pour une réforme de cette envergure . Sous ce rapport nous réitérons notre offre d’accompagner les agriculteurs dans le cadre des institutions consulaires en leur offrant notre expérience et notre vécu dans les activités commerciales parce que nous croyons que le commerce n’est pas un métier en tant que tel mais un service indispensable et transversal aussi bien pour l’agriculteur, le pécheur ou l’industriel.
 
Pour la Chambre nationale unique , nous demeurons convaincus que l’Etat du Sénégal ne va pas céder aux chants de sirènes des associations patronales pour remettre en cause près d’un siècle et demi  d’histoire consulaire pour satisfaire des intérêts crypto-personnels .L’argument massue de ces tenants de la chambre unique est l’importance du budget , alors que l’exemple de Dakar est là pour l’attester avec plus d’un milliards de budget qu’est ce qu’elle a fait pour les opérateurs économiques de la région , alors qu’au même moment avec 5 fois moins de moyens d’autres Chambres ont fait plus de résultats. parce que elles  sont restés fidèles à la triptyque de leur mission : informer assister et former les opérateurs économiques pour le développement de leurs activités
 Aujourd’hui le secteur privé national est à la croisée des chemins : poursuivre sa longue marché vers l’émergence économique et social de notre pays ou opérer à un recul historique en rupture avec sa tradition de fer de lance de la croissance et de locomotive du développement économique du Sénégal .
Celle de s’arrimer à une nouvelle vision d’opérateurs économiques patriotiques prêts à contribuer dans leur secteur d’activité à la réussite du Plan Sénégal Emergent(PSE) ou au contraire  aller à l’aventure d’une décadence à laquelle la pousse des forces conservatrices plus préoccupées par la conservation de privilèges et de prébendes
    
Avec toutes ces raisons nous,  plate forme du secteur prive déclarons ce ci :
  1. Oui aux reformes proposées par  l’Etat  sous réserve qu’elles n’entravent en rien le respect du calendrier  électoral prévu par la loi et souhaite que ces réformes soient fait aprés les élections pour permettre aux nouveaux élus d’avoir leur mot à dire
  2. Oui aux chambres  d’Agriculture qui néanmoins doivent pas servir de prétexte pour reporter les élections ou modifier les dispositifs  des inscriptions déjà fait
  3. Non au report des élections ou prolongement des mandats des élus
 
Nous remercions les pouvoirs publics, notamment les ministres du commerce  et de l’Intérieur et les gouverneurs pour la bonne organisation des inscriptions
Merci à l’ensemble de l’ équipe qui a travaillé jour et nuit pour avoir des résultats en terme d’inscription
Notre ambition c’est d’avoir des chambres qui fédèrent, animent et représentent un secteur privé fort dans un Sénégal émergent
Wiri wiri diarry ndary !
Goudale dieul amoule solo
Vive les chambres de commerce !
Vive le Sénégal !



Lundi 27 Juin 2016
Dakaractu




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