DÉBAT ÉCONOMIQUE : Mamadou Lamine Diallo s'interroge sur la place de la CENA dans le processus électoral.


Dans sa Question hebdomadaire, le leader du Mouvement Tekki s’est demandé si la CENA avait sa place encore dans le processus électoral. « Durant tout le processus qui a abouti à la mascarade électorale du 30 juillet 2017, la CENA a été incapable de :
- Clarifier le problème des cartes biométriques ramassées à Kaolack et ailleurs ;
- Expliquer pourquoi les listes provisoires comportaient des NIN à 12 chiffres et ne mentionnaient pas la filiation et le domicile de l’électeur conformément à la loi électorale ;
- Expliquer pourquoi les listes définitives ne comportaient pas la filiation et le domicile de l’électeur conformément à la loi électorale ;
- Plus grave, de fournir le nombre des cartes d’électeur distribuées par département alors que ses services sont censés tenir un registre. »
« Agissant sur instruction du Président de l’APR, alors que la loi lui assure une autonomie, elle a de fait été complice de cette mascarade. Sa présence dans les bureaux ne garantit pas la sincérité des procès verbaux.
Les Assises Nationales et l’Opposition sont favorables à la création d’un organe indépendant pour l’organisation des élections, en même temps qu’une réforme profonde du Conseil Constitutionnel. Le Kenya vient de prendre une longueur d’avance dans la quête démocratique en Afrique alors que le Président Macky Sall enfonce de jour en jour le Sénégal dans les méandres de l’autocratie familiale ; il saute aux yeux que ces élections législatives sont à recommencer », signale Mamadou Lamine Diallo.
Sur un autre registre, le député sortant estime qu’il est temps de rendre légalement les ressources naturelles au peuple : « Quand la constitution indique que les ressources naturelles appartiennent au peuple, Macky Sall fait adopter à son annexe, l’Assemblée Nationale, un code minier dans lequel les ressources minières appartiennent à l’Etat. Or, pour lui et l’APR BBY, l’Etat c’est lui. C’est la raison pour laquelle des attributions de permis de recherches et d’exploitation ne sont même pas examinées en Conseil des Ministres. Le président et le Premier Ministre traitent directement avec le ministre en charge et les services techniques et le ministre par simple arrêté peut approuver des cessions de parts. L’affaire du zircon de Niafourang en Casamance risque d’être la goutte d’eau de plus. Il est temps que la démocratie et la transparence s’installent dans le secteur des ressources pétrolières et minières. »
Mercredi 6 Septembre 2017
Dakaractu



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