DÉBAT ÉCONOMIQUE : Mamadou Lamine Diallo s'intéresse à l’enjeu financier de l’emprisonnement de Khalifa Sall


Le leader du Mouvement Tekki, dans sa Question hebdomadaire d’hier, a parlé de l’enjeu financier de l’emprisonnement de Khalifa Sall. « Elu député de la Nation depuis août 2017 selon le Conseil Constitutionnel, le maire de Dakar est maintenu en prison alors qu’il bénéficie de l’immunité parlementaire.
Cette violation des droits du député garantis par la constitution par l’exécutif est soutenue par le pouvoir judiciaire qui refuse de libérer le maire. Plus dangereux encore pour la démocratie et la stabilité des institutions, l’Assemblée nationale, annexe du palais de la république, aux ordres du Président de l’APR, a mis en branle dans la précipitation, en violation constante de son règlement intérieur, le mécanisme pour lever l’immunité parlementaire tout en refusant de demander la libération de leur collègue député », développe Mamadou Lamine Diallo.
« En vérité, poursuit-il, les députés de l’Opposition n’accepteront jamais d’être complices d’une machination dont le but ultime est de mettre la main sur la cagnotte du budget de la ville de Dakar à des fins électoralistes. Malgré les fraudes, la rétention des cartes, les intimidations, les faux ordres de mission, BBY dont l’unité est précaire, n’a eu que 34% des voix à Dakar lors de la mascarade électorale du 30 juillet 2017.
Il existe deux lois électorales connues de tous les politiques, celui qui perd Dakar perd l’élection présidentielle et celui qui a moins de 40% de voix à Dakar va au second tour. Voilà qui explique tout l’acharnement, au mépris de la constitution et des lois de la République, du régime contre le maire de la ville de Dakar. Peine perdue ! »
Revenant sur le dossier des ressources naturelles, M. Diallo de déclarer : « Le ministre chargé du pétrole, un membre éminent du DSK du pétrole, est prompt à donner des leçons de transparence puisées dans l’arsenal de la Banque Mondiale. Il devrait commencer par changer la présidence de Petrosen. En effet, il n’y a aucune raison que la famille du Président préside le mécanisme central de gouvernance des ressources pétrolières et gazières qui détient toute l’information stratégique. Le sieur Omer Seck doit partir, d’autant plus qu’il n’a aucune qualification dans ce domaine ! »
Mercredi 15 Novembre 2017
Dakaractu



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