Crise en Gambie : la Cédéao se laisse encore 4 jours pour trouver une solution

La présence surprise d’Adama Barrow est un des moments forts de ce 27e sommet Afrique-France qui se tient actuellement à Bamako. Le président élu gambien, devenu le personnage central de cette rencontre, est au cœur d’une crise politique dans son pays puisque son prédécesseur, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, ne veut plus quitter le pouvoir alors qu’il avait dans un premier temps reconnu sa défaite. Depuis plusieurs semaines, la Cédéao, tente une médiation et se laisse encore quatre jours pour trouver une solution politique.


Selon le président togolais, Faure Gnassingbé, les chefs d’Etat se laissent encore quatre jours, donc jusqu’au 19 janvier, pour trouver une solution politique à la crise en Gambie. C’est un peu le bilan de ce mini-sommet en marge de la rencontre Afrique-France de Bamako. Après, la Cédéao a envisagé un plan d'action pour lequel elle n'a pas donné plus de détails. La Cédéao envisage un plan d'action pour lequel elle n'a pas donné plus de détails. Si Yahya Jammeh « ne cède pas, la deuxième solution, c’est de l’y contraindre. Et donc le 19, vous verrez, il y a toute une stratégie qui a été arrêtée », a déclaré le président de la commission de l’instance ouest-africaine, Marcel Alain de Souza.

Ces derniers jours, une mission de la Cédéao s’est rendue à Banjul pour tenter de trouver une sortie à la crise politique que connaît la Gambie depuis la défaite électorale du président Jammeh qui pourtant s’accroche au pouvoir. Mais ce nouveau déplacement n’a pas permis de faire céder Yahya Jammeh.

Vendredi soir, le ministre des Affaires étrangères nigérian, Geoffrey Onyeama avait indiqué que l’ensemble des chefs d’Etat de la Cédéao présents à Bamako avaient demandé à rencontrer le président Barrow. C’est donc en concertation avec le président élu, mais aussi Yahya Jammeh, que la venue du premier à Bamako a été organisée au Mali.

Personnage central du sommet

Il a tout de même fallu plusieurs heures pour avoir la confirmation officielle de la présence d’Adama Barrow à Bamako. Et si le président élu a bien été dans la salle pendant la cérémonie inaugurale, le siège de la Gambie à la tribune est resté vide. Il ne doit, dans tous les cas, ne prendre ses fonctions que le 19 janvier prochain. « Nous l’avons accueilli et c’est une reconnaissance de facto », a déclaré lors de la conférence de presse finale IBK qui a souligné que c’était un acte fort posé par l’ensemble des dirigeants présents.

Le ministre nigérian avait également annoncé que les dirigeants de la Cédéao entendraient le rapport des médiateurs sur les entretiens qu’ils ont eu à Banjul avec plusieurs personnalités. C’est désormais choses faite puisqu’un mini-sommet sur la Gambie s’est tenu ce samedi au centre de conférence de Bamako.

Une rencontre présidée par la Libérienne, Ellen Johnson Sirleaf. Les photos officielles de la rencontre montrent Adama Barrow, en grand boubou blanc, entouré entre autres de la présidente libérienne, des présidents nigérian, malien, sénégalais, sierra-léonais ou encore nigérien. Ils ont donc décidé que ce 19 janvier serait désormais la date butoir pour trouver une solution de sortie de crise. Une intervention militaire pourrait être envisagée et la majorité des pays ouest-africains y serait favorable comme le Sénégal ou même le Nigeria. En revanche, le Guinéen Alpha Condé ne serait pas très enthousiaste à cette idée. Reserve aussi vraisemblablement du côté du Togo qui devrait quand même se ranger à l’avis de la majorité.

Par ailleurs, François Hollande s’est aussi exprimé sur le dossier déclarant que le choix des Gambiens devait être respecté.
Samedi 14 Janvier 2017
Dakaractu




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