Crise Gambienne : Yaya Jammeh lâche du lest et libère 16 manifestants


Après les Sénégalais et un camerounais qui étaient tous détenus en Gambie, le Président Yaya Jammeh vient de libérer 16 personnes qui manifestaient pour la réforme du code électoral gambien jeudi 14 avril dernier, selon le porte-parole de l’opposition Gambienne Mai Faty.
Toutefois, ajoute la note, il maintient encore en détention les responsables et militants de partis politiques en Gambie dont le leader de l'UDP Ousmane Darboe. Ces derniers viennent d'être transférés à KANIFING, le fameux tribunal de Yaya Jammeh qui exécute ses opposants, indique la note.
L'opposition poursuit le combat pour la libération de tous les détenus et la réforme de ce code taillé sur mesure et qui est anti-démocratique. Un rassemblement est prévu aujourd'hui à Serekunda à 17h d'où est parti la révolte citoyenne du 14 avril.
L'opposition tient à saluer le courage de l'ordre des avocats qui a pris une position courageuse en estant en justice contre l'Etat Gambien au niveau des tribunaux nationaux et internationaux pour torture et atteinte aux droits des citoyens en violation flagrante de la constitution Gambienne.
Face à la situation qui prévaut à Banjul, l'opposition informe que le Sénat a convoqué une réunion d'urgence pour se pencher sur la crise.
En outre, le grand rassemblement à l'ambassade de la Gambie à Dakar avec l'ensemble des forces vives reste maintenu pour ce vendredi. Déjà, à Washington, des milliers de gambiens vivant aux USA sont devant l'ambassade de la Gambie à Washington.
L'opposition fait relever que la Gambie sous le Président Jammeh a connu au cours des 22 années la répression de la liberté d’expression. Plusieurs journalistes, responsables politiques, défenseurs des droits de l’homme et citoyens ordinaires ont souffert d’arrestations arbitraires et de détentions, de torture, d’intimidation etc... et nombreuses personnes ont été forcées de fuir le pays. En 2015, plus de 17 personnes ont été reportées arrêtées et détenues arbitrairement, menacées ou physiquement attaquées. Il y a eu aussi la censure des médias qui sont en train de pratiquer déjà l’autocensure stricte.
Mercredi 20 Avril 2016
Dakar actu




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