Corruption passive et blanchiment aggravé : Les dessous de la mise en examen de Lamine Diack à Paris

Désigné comme parrain du grand marathon organisé par le groupe Eiffage durant lequel on devait lui rendre hommage, Lamine Diack ne sera sûrement pas de la partie. Gardé à vue puis inculpé pour corruption passive et blanchiment aggravé, l’ex patron de la Fédération mondiale d’athlétisme (Iaaf, en anglais) est interdit de sortie du territoire, tout comme son conseiller juridique, Habib Cissé, mis en examen pour corruption passive. Comment en est-on arrivé là ?


L’histoire parle en notre faveur. Pour rappel, au départ, nous avions même mis en place notre propre tribunal arbitral dans le domaine de la lutte contre le dopage, avec une première suspension établie à 4 ans et en cas de récidive, un bannissement à vie... De même, c’est nous qui avons été précurseurs en matière de contrôle hors-compétition. Nous avons bâti tout cela, comme le passeport biologique également, et nous nous sommes battus pour avoir à nos côtés les gouvernements car sans la loi avec nous, nous ne pouvions rien faire. Il n’y a qu’un appareil législatif qui pouvait contraindre un sportif à se soumettre à des contrôles inopinés, à nous ouvrir sa porte tout simple- ment. Donc que l’on ne vienne pas me dire aujourd’hui que nous n’avons rien fait, ou que nous avons couvert un système de dopage institutionnalisé car c’est totalement faux.»
Ainsi s’exprimait Lamine Diack, l’ancien président de l’athlétisme mondial (Iaaf) à la suite d’une enquête de la chaîne allemande, Ard, et du Sunday times qui révélaient que les Jeux olympiques et les Championnats du monde ont été remportés de 2011 à 2012 par des athlètes kenyans et russes contrôlés positifs. Pire, l’enquête évoquait un rapport en date de 2011 émanant de l’université Tubingen que l’Iaaf a mis dans les tiroirs alors qu’il mettait en cause plusieurs athlètes pour des faits de dopage.
Les choses sont allées très vite le 1er novembre dernier. Lamine Diack qui devait revenir bientôt à Dakar pour parrainer le grand marathon de Eiffage a été placé en garde à vue puis inculpé pour corruption passive et blanchiment aggravé. Au même moment, son conseiller juridique Habib Cissé était lui mis en examen pour corruption passive.
Laissés pour libres, ils sont néanmoins placés sous contrôle judiciaire. En clair, ils ne peuvent pas quitter le territoire français sans autorisation du juge. Du côté des proches de Diack, on jure que toute cette affaire n’est qu’une cabale. N’empêche, la justice française soupçonne Diack et d’autres officiels de l’Iaaf d’avoir reçu des pots de vin de la Fédération russe pour couvrir ses athlètes soupçonnés de dopage.
Pour le moment, on parle au moins de trois cas avérés. Preuve que l’affaire est partie pour faire des vagues, le siège de l’Iaaf sis à Monaco a été perquisitionné mardi dernier alors que l’ancien administrateur anti dopage de l’Iaaf, Gabriel Dollé, était encore en- tendu sous le régime de la garde à vue à Nice.
C’est le 4 août dernier que le parquet financier de France a été saisi d’une dénonciation de l’Agence mondiale antidopage (Ama) sur des faits de corruption et de blanchiment mettant en cause plusieurs membres de la Fédération internationale d’athlétisme. Le 1er octobre 2015, le parquet financier a ouvert une information judiciaire pour corruption, recel, blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs, confiée à trois juges d’instruction financiers du tribunal de grande instance de Paris.
Jeudi 5 Novembre 2015
Dakaractu




1.Posté par lynx le 05/11/2015 08:40
Merci Lamine DIACK et la JUSTICE française : comme quoi il faut agir .

2.Posté par Babacar cissokho le 05/11/2015 15:42
C'est une grande personnalité au niveau mondial mais nul n'est au dessus de la loi . La justice doit faire son travail en toute impartialité pour éclairer la lanterne du monde de l athlétisme et des populations.

3.Posté par kit le 05/11/2015 15:57
LA france moy deumm réy la diaalé la

4.Posté par MELANINE le 05/11/2015 16:31

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Justice
Lamine Diack impliqué dans un réseau de corruption, de chantage et d'extorsion de fonds, selon Lyon Capitale et Mediapart
Le 05/11/2015 à 15:17:00 | Mis à jour le 05/11/2015 à 15:29:30 | 3 Commentaires
Mis en examen à Paris mercredi, Lamine Diack, ancien président de la fédération internationale d'athlétisme (IAAF), aurait été l'un des personnages centraux d'un réseau de corruption créé en 2011. Ses fils seraient impliqués, comme l'ex-président de la fédération russe.
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Lamine Diack aurait plusieurs fois été alerté par les employés de l'IAAF. (L'Equipe)

Lamine Diack aurait plusieurs fois été alerté par les employés de l'IAAF. (L'Equipe)
Lyon Capitale a indiqué jeudi avoir consulté, au même titre que Mediapart, les premiers éléments d'une enquête menée par l'Agence mondiale antidopage au sujet d'un «système de corruption, de chantage et d'extorsion de fonds d'athlètes dopés russes et turc». Lamine Diack, l'ex-président de la fédération internationale (IAAF) mis en examen mercredi, serait impliqué dans un réseau de corruption créé en 2011. Ses fils Khalil et Papa Massata, ex-conseiller marketing de l'IAAF, le médecin Gabriel Dollé, l'ancien président de la fédération russe et trésorier de l'IAAF Valentin Balaknichev et l'entraîneur Alexey Melnikov, seraient également visés.

Plusieurs athlètes russes suspectés de dopage auraient été victimes d'un chantage de la part du réseau en question. Liliya Shobukhova, dont le cas avait été révélé par un documentaire de la chaîne allemande ARD, aurait procédé à trois versements de 569 000 dollars entre janvier et juillet 2012, Melnikov servant d'intermédiaire. Asli Alptekin, championne olympique turque du 1500m à Londres, se serait pour sa part vu réclamer 500 000 dollars par les fils Diack en novembre 2012. Elle a été suspendue pour huit ans en juillet dernier.

Lyon Capitale, qui s'appuie sur les conclusions des experts de l'AMA, précise que l'argent de la corruption aurait été transféré à Singapour, où une entreprise nommée Black Tidings aurait servi de société-écran. Cette même société, qui appartiendrait à un associé de Papa Massata Diack, «aurait servi à rembourser la marathonienne Liliya Shobukhova, qui menaçait soudainement de tout dévoiler»



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