Contribution : Bio-politique

« S’il existait un gouvernement des dieux, il se gouvernerait démocratiquement »


Contribution : Bio-politique
Montesquieu professe que la démocratie est un idéal. Sera ce un long combat à livrer à travers les générations.
Alors que certains Etats dégainent, d’autres ont rangé le sabre. Le Sénégal est une star war côté lumière dans cette saga. Affirmation presque certaine au regard de son organisation, ses institutions, les différentes libertés proclamées.
Pourtant, le questionnement sur l’intégrité de notre système démocratique est posé. La problématique renvoie à la trop forte articulation entre les pouvoirs avec un exécutif dominant. Aux étudiants en droit de creuser.
Le Sénégal démocratique ce n’est pas non plus une majorité aux commandes et une minorité opposante. Il est très nuancé. Apaisement démocratique ou pari électoral gagnant ? Pourront répondre les jeunes politistes.
La démocratie est le meilleur système qui garantit le renouvellement de la classe politique dirigeante.  N’est pas seulement concerné le poste de Président de la République, mais aussi les hautes fonctions politiques. Ce renouvellement sous forme de constance fait que la démocratie qui est aussi une Promesse, fête la jeunesse en ce sens qu’elle lui assure l’exercice du pouvoir dans un pays ado comme le Sénégal. 
Dan un système démocratique, la dépense publique doit être contrôlée et évaluée. Dans un tel système, la gouvernance sobre et vertueuse devrait enrayer les fonds politiques destines par exemple à certaines institutions comme l’Assemblée nationale ou le Cese. Il a été souligné que l’égalité arithmétique, quoique impossible dans nos Etats, doit être recherché comme le veut l’idéal démocratique.
La démocratie a pour « huile moteur » la liberté d’expression. Elle recommande d’user de cette liberté avec modération en respectant celle des autres. Le rappeur a entendu la sentence. La grave et particulière attention du Président Macky Sall doit être ailleurs sauf à faire convoquer cette personne abjecte présentant des signes de déficience mentale, et ne présentant aucun intérêt sinon clinique.
 
La politique est comme un thermomètre. Il s’emballe des fois. Le parti au pouvoir doit cependant veiller à ce qu’il n’explose. C’est ce que nous pourrions retenir du Président Abdou Diouf. Au nom de l’apaisement, les détenus incarcérés pour des faits ayant un rapport avec le jeu politique doivent bénéficier de la très haute clémence du Président Macky Sall. C’est lui le Maître du jeu. A l’opposition de remettre les compteurs à zéro et d’éviter pour son bien le vil affrontement. En quoi faisant ? Simplement respecter l’Etat de droit. Exercice facile.
 
Que Dieu préserve le Président Macky Sall de ses nouveaux amis. Djibo Ka et les transhumants font peur. Ils inspirent presque de la pitié au regard des calculs qu’ils font. Qui a gagné ? Serait-ce le second qui pourrait, si ses intérêts l’exigent, abandonner le Président de l’APR pour le maire socialiste de Dakar dans l’hypothèse inimaginable d’un tour opposant les deux hommes. Djibo Ka est peut-être un politicien de classe exceptionnelle, un stratège d’un niveau supérieur. Malheureusement pour lui, il ne saura jamais ce qu’est la biopolitique. Biopolitique.
 
Un Etat démocratique ne fait pas du pilotage a vue. Tout repose sur des plans. Qu’ils soient d’ajustement structurel, sectoriels, ou d’émergence, la gouvernance économique d’un pays doit être cadrée et nos économistes et planificateurs y sont habitués.
La classe politique s’accorde à dire que le PSE est un bon plan, malgré quelques réserves émises par l’opposition qui fustige la non-implication des partis alors que le document va jusqu’en 2035.  
Le PSE appelle à une méditation transcendantale, à une mise en œuvre dans le temps. A notre Président, chapeau tiré.  Le PSE mise sur l’avenir et  les résultats ne seront visibles qu’a moyen terme. Le Sénégal émergent ne peut être un moyen politique ou une machine électorale. C’est véritablement une promesse à nous-même, une promesse ferme au futur.
Tropicalisé hors des villes, le PSE devient PUDC. Au nom du développement communautaire, il excipe l’urgence et « tutoie » le code des marchés publics. Anti-déconcentration et anti-décentralisation, c’est un programme suis generis qui remet en cause l’existence de certains ministères et agences.
Et pourtant, le PUDC fait bouger le Sénégal d’en bas, celui de l’intérieur. Pistes de production, châteaux d’eau, forages  au grand bonheur de la majorité silencieuse. Le PUDC bien planifié avec une disponibilité totale des fonds affectés nous renforcera à l’heure du bilan.
Dans un système démocratique, la course au pouvoir amène à l’heureuse confrontation des idées. Il peut être soutenu que le Président Macky Sall soit arrivé au pouvoir grâce à un programme bien expliqué, partagé partout et accepté, dans un contexte politique particulier. La différence entre un Président de la République et ses administrés, c’est qu’il a l’initiative des choix économiques. Le Président Diouf parlerait de vision, de détermination et de capacité d’action. Ce triptyque se retrouve chez   le Président Macky Sall qui fait une liaison  percutante  entre l’émergence du pays  et l’existence d’infrastructures de qualité. Nous saluons la vision du Président Macky Sall qui vise comme il le dit lui-même « la quête de l’autosuffisance alimentaire, la réalisation d’infrastructures de développement, l’éducation et la formation, la santé, la lutte contre le chômage et les inégalités »
Il nous propose un Sénégal équitable et meilleur. Nous adhérons et nous disons oui au Président Macky Sall.
 
Moustapha Guèye
Responsable APR Diourbel
 
Mardi 5 Janvier 2016
Dakar actu




1.Posté par Lebougui le 06/01/2016 14:21
Tu es un prof ou un politicien ?



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