Communiqué de presse du MFDC:De la connexion supposée du MFDC et des djiadistes maliens


Communiqué de presse du MFDC:De la connexion supposée du MFDC et des djiadistes maliens
Lors des combats enregistrés récemment dans le nord du Mali, des armes de catégories diverses ont été saisies par l’armée malienne et ses alliés. Parmi ces dernières, l’on a noté la présence d’armes supposées émaner de stocks de la gendarmerie nationale du Sénégal.

D’aucuns se sont alors empressés de suspecter le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) comme étant à l’origine d’un tel forfait.

Devant la gravité du problème, et notamment des enjeux qu’il sous-tend, nous avons cru devoir diligenter une enquête y relative, à l’issue de laquelle nous nous estimons fondés à déclarer ce qui suit :

1- Aucun élément du MFDC, toutes factions confondues, n’opère dans les rangs des djiadistes maliens ;
2- Aucune espèce d’échange de « bons procédés » d’aucune sorte, ni en termes de renseignement, ni en termes de formation, ni en termes de stratégie, n’existe, à ce jour, entre le MFDC et les djiadistes maliens ;
3- Tout au plus, avons-nous constaté l’inexistence de système de traçabilité formelle des « butins de guerre » de ATIKA (branche armée du MFDC) ; ce qui fait que, raisonnablement, nous ne saurions préjuger de leur destination finale.

En tout état de cause, cette nouvelle donne, ô combien riche en enseignements, nous conforte à l’idée que toute politique de pourrissement, dans la gestion du processus de paix en Casamance, est nécessairement propice à toutes sortes de dangers.

Qui plus est, un MFDC reconstitué, par le seul fait et la toute-puissance de l’Etat, en autant de factions que de chefs de guerre autoproclamés, peut être sujet aux plus viles des convoitises.

Voilà pourquoi, nous en appelons, une fois de plus, au sens de la responsabilité et au courage politique de l’Etat, quant à l’appréciation du problème casamançais en tant qu’un « problème éminemment politique et éminemment institutionnel », d’une part et, d’autre part, à la nécessité de lui trouver une solution définitive conséquente, maintenant ; soit, et tout autant, une « solution éminemment politique et éminemment institutionnelle ».

Lyon, le 27 février 2013.
Jean-Marie François BIAGUI
Président du Mouvement pour le Fédéralisme
et la Démocratie Constitutionnels (MFDC)
JMF BIAGUI




Mercredi 27 Février 2013
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1.Posté par Maton le 27/02/2013 20:02
MDR



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