Le 10e anniversaire du naufrage du Joola a été l’occasion, hier, pour les autorités de l’Etat de renouer avec les cérémonies de recueillement aux côtés des familles des victimes. Des autorités dont l’absence remarquée lors du 9ème anniversaire avait été fustigée par les proches des victimes. Cette année, le président de la République, Macky Sall, qui assiste actuellement à l’assemblée générale de l’Onu à New York, n’a pas pris part aux cérémonies de commémoration. Il était représenté à Ziguinchor, au cimetière des victimes de Mbao et à la Place du Souvenir par le Premier ministre Abdoul Mbaye, un parterre de ministres et de ministres conseillers.
La mère se tape la poitrine. Sur ses pieds, son enfant sanglote. En pleurs, Nilton Jacky et sa maman veuve ont les mains tendues vers le ciel. En cette matinée de commémoration de l’an 10 du naufrage du bateau Le Joola, la famille éprouvée prie pour le père Gérard Jacky, disparu dans l’accident tragique. «Tu es l’honneur, la fierté de toute une famille. Ici, tu vas vivre parmi les tiens. Ils sont tous là», témoigne la veuve qui peine à retenir ses larmes. Au même moment, d’autres orphelins, parents sénégalais et étrangers se disputent les tombes anonymes du cimetière des victimes du Joola. Ici, aucune identification ne permet de différencier les morts. Chacun se prosterne devant les sé-pultures qui sont identiques. 139 corps non identifiés y sont enterrés.
Dans la foule, les «Pupilles de la Nation» portent des tee-shirts à l’effigie du bateau et sur lesquels on pouvait lire : «Le Joola : 2002-2012. Dix ans après, la Nation se souvient». L’atmosphère est soufflante, sous un soleil clément. Les pleurs et chants en signe d’adieu polluent les airs du cimetière des victimes du Joola de Mbao.
Dans ce lieu de mémoire, les familles françaises et sénégalaises, catholiques et musulmanes, sont rassemblées pour la même cause. Idrissa Diallo, président du Collectif de la coordination des victimes du Joola (Ccvj) et ses camarades prient pour leurs proches. «Nous sommes là aujourd’hui par devoir de mémoire. Le Joola est un patrimoine national. On ne peut pas, du jour au lendemain, l’effacer des mémoires. Nous ne l’oublierons jamais», fait remarquer le président Idrissa Diallo.
Au même moment, d’autres parents de victimes sénégalaises et étrangères sont prosternés sur des chaises installées au milieu du cimetière, où des tentes ont été aménagées. Certains égrènent leur chapelet. Les familles des victimes et d’autres rescapés ont tenu à prier pour leurs proches disparus. Des prières qui se sont déroulées dans la plus grande ferveur.
Les catholiques ont procédé à la prière ponctuée de chants religieux dédiée aux morts. «Nous nous sommes réunis ce matin par devoir de mémoire. C’est une mémoire douloureuse que nous célébrons aujourd’hui. Nous affrontons la réalité de la mort avec beaucoup de crainte et de frayeur», dira Abbé Jean Louis, qui a dirigé la prière des parents catholiques. La prière se poursuit. «Je vous salue Marie, le Seigneur est avec vous…», entonne l’assistance, composée de musulmans et de chrétiens.
Le représentant de l’église catholique a été relayé au parloir par l’Imam de Mbao. A la suite des récitals du Saint Coran, l’Imam a prié pour le repos en paix des victimes du naufrage.
La commémoration du 10e anniversaire du naufrage au cimetière de Mbao a été présidée par le ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, Cheikh Bamba Dièye. Il était accompagné par son collègue en charge de l’Ecologie Ali Haïdar, le maire de Pikine Pape Sagna Mbaye et les représentants de la commune d’arrondissement de Mbao, où se trouve le cimetière.
Dans son discours, le ministre Cheikh Bamba Dièye a tenu à préciser : «Lorsqu’il s’agira d’engagement entre Sénégalais, la règle d’or sera de tout reprendre en charge. Parce qu’il est clair qu’il y a deux manières de gérer ce dossier : une manière antérieure et la nouvelle manière, qui s’inscrit dans la rupture, dans la proximité et dans le fait aussi de travailler auprès des victimes.» Pour Cheikh Bamba Dièye, «tout le Sénégal a subi dans la douleur cette tragédie du Joola».
Après des prières, les autorités étatiques et religieuses ont procédé à un dépôt de gerbes de fleurs en la mémoire des victimes du naufrage.
La mère se tape la poitrine. Sur ses pieds, son enfant sanglote. En pleurs, Nilton Jacky et sa maman veuve ont les mains tendues vers le ciel. En cette matinée de commémoration de l’an 10 du naufrage du bateau Le Joola, la famille éprouvée prie pour le père Gérard Jacky, disparu dans l’accident tragique. «Tu es l’honneur, la fierté de toute une famille. Ici, tu vas vivre parmi les tiens. Ils sont tous là», témoigne la veuve qui peine à retenir ses larmes. Au même moment, d’autres orphelins, parents sénégalais et étrangers se disputent les tombes anonymes du cimetière des victimes du Joola. Ici, aucune identification ne permet de différencier les morts. Chacun se prosterne devant les sé-pultures qui sont identiques. 139 corps non identifiés y sont enterrés.
Dans la foule, les «Pupilles de la Nation» portent des tee-shirts à l’effigie du bateau et sur lesquels on pouvait lire : «Le Joola : 2002-2012. Dix ans après, la Nation se souvient». L’atmosphère est soufflante, sous un soleil clément. Les pleurs et chants en signe d’adieu polluent les airs du cimetière des victimes du Joola de Mbao.
Dans ce lieu de mémoire, les familles françaises et sénégalaises, catholiques et musulmanes, sont rassemblées pour la même cause. Idrissa Diallo, président du Collectif de la coordination des victimes du Joola (Ccvj) et ses camarades prient pour leurs proches. «Nous sommes là aujourd’hui par devoir de mémoire. Le Joola est un patrimoine national. On ne peut pas, du jour au lendemain, l’effacer des mémoires. Nous ne l’oublierons jamais», fait remarquer le président Idrissa Diallo.
Au même moment, d’autres parents de victimes sénégalaises et étrangères sont prosternés sur des chaises installées au milieu du cimetière, où des tentes ont été aménagées. Certains égrènent leur chapelet. Les familles des victimes et d’autres rescapés ont tenu à prier pour leurs proches disparus. Des prières qui se sont déroulées dans la plus grande ferveur.
Les catholiques ont procédé à la prière ponctuée de chants religieux dédiée aux morts. «Nous nous sommes réunis ce matin par devoir de mémoire. C’est une mémoire douloureuse que nous célébrons aujourd’hui. Nous affrontons la réalité de la mort avec beaucoup de crainte et de frayeur», dira Abbé Jean Louis, qui a dirigé la prière des parents catholiques. La prière se poursuit. «Je vous salue Marie, le Seigneur est avec vous…», entonne l’assistance, composée de musulmans et de chrétiens.
Le représentant de l’église catholique a été relayé au parloir par l’Imam de Mbao. A la suite des récitals du Saint Coran, l’Imam a prié pour le repos en paix des victimes du naufrage.
La commémoration du 10e anniversaire du naufrage au cimetière de Mbao a été présidée par le ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, Cheikh Bamba Dièye. Il était accompagné par son collègue en charge de l’Ecologie Ali Haïdar, le maire de Pikine Pape Sagna Mbaye et les représentants de la commune d’arrondissement de Mbao, où se trouve le cimetière.
Dans son discours, le ministre Cheikh Bamba Dièye a tenu à préciser : «Lorsqu’il s’agira d’engagement entre Sénégalais, la règle d’or sera de tout reprendre en charge. Parce qu’il est clair qu’il y a deux manières de gérer ce dossier : une manière antérieure et la nouvelle manière, qui s’inscrit dans la rupture, dans la proximité et dans le fait aussi de travailler auprès des victimes.» Pour Cheikh Bamba Dièye, «tout le Sénégal a subi dans la douleur cette tragédie du Joola».
Après des prières, les autorités étatiques et religieuses ont procédé à un dépôt de gerbes de fleurs en la mémoire des victimes du naufrage.
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