Colloque international sur les changements climatiques : Les 19 recommandations des maires francophones à l’Etat


Le colloque international des maires francophones s’est achevé sur un plaidoyer remis au ministre des Collectivités Locales, Abdoulaye Diouf Sarr, par Aliou Sall, le Président de l’Association des maires du Sénégal.
Ce plaidoyer renferme 19 recommandations parmi lesquelles on peut citer entre autres, un engagement de l’Etat à renforcer la capacité technique et financière des collectivités locales par des transferts techniques plus importants et la mise en place d’une fonction publique locale; de diligenter l’adoption de la loi sur le littoral, le recours aux solutions alternatives, l’engagement à interdire à toutes autorités, le déclassement de forêts pour des usages dits prioritaires.
Les maires ont aussi demandé au Chef de l'Etat Macky Sall, Président en exercice de la conférence des chefs d’Etat  de l’OIF, de lancer un appel lors de la conférence ministérielle de la Francophonie, d’associer des autorités locales dans leurs délégations comptant pour la COP 21 et de présenter le plaidoyer des maires d’Afrique  à la 21 ème conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies prévue à Paris
Abdoulaye Baldé, maire de Ziguinchor et Président de la commission Décentralisation et Démocratie locale de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), revenant sur le bilan de ce colloque dont les débats et contributions ont permis d’aboutir à un plaidoyer, a noté que « le climat n’ayant pas de frontière naturelle, institutionnelle, territoriale, nous continuons à vivre ici les aléas ».
Ce Colloque international sur les changements climatiques, pour rappel, était organisé par l’Association des Maires du Sénégal (AMS) et l’Association internationale des Maires francophones (AIMF) en partenariat avec l’Etat du Sénégal.
Khalifa Sall, maire de la ville de Dakar et Secrétaire général de l’AIMF a, sur ce partenariat avec l’Etat, noté que ce qui importe c’est cette alliance que l’AMS  est en train de construire avec le secteur de la recherche. « Cela signifie que nous devons créer une alliance entre la recherche et l’action et qu’elle soit réfléchie et pensée pour que sa mise en œuvre soit des plus faciles ». Il s’agit ici, ajoutera-t-il, de mobiliser nos citoyens dans le travail que nous allons faire, et cela passe par la conscientisation.
« Donc construire ce large partenariat entre l’Université, la recherche et la société civile ne pourra que conforter notre travail ».
Les engagements pris lors de ce colloque tournent autour de mesures qui vont renforcer les initiatives en faveur de l’atténuation par rapport aux effets des changements climatiques.
Selon Aliou Sall, Président de l’Association des maires du Sénégal, « cela facilite à nos Etats la poursuite de politiques publiques de décentralisation qui mettent la collectivité locale au cœur des actions de développement dans un contexte de territorialisation des politiques."
Cette rencontre entrait dans la perspective du Sommet international sur le climat (COP21) prévue en décembre, à Paris. Elle se tenait sur le thème : «Pays du Sud face aux enjeux du changement climatique, l’exemple innovant du partenariat entre l’Etat sénégalais et les villes».
Samedi 12 Septembre 2015
Dakaractu




1.Posté par BOUL le 13/09/2015 00:08
Je ne vois nulle part en quoi ces recommandations sont pertinentes pour lutter contre les bouleversements climatiques. Cela ressemble plutôt à un pur romantisme. Ensuite, il y a que les bouleversements du climat deviennent une notion pluri équivoque qui fait que les scientifiques ne s'accordent plus sur les différents modèles jusqu'ici développés pour et les thèses soutenues à ce propos.
Le terme forêt classée dans le contexte de la convention cadre sur les changements climatiques n'est pas approprié. D'autant que ce terme qui renvoie à la période coloniale n'est utilisé que dans les pays francophones de l'Afrique
Il est temps, il est même grand temps que les pays africains apprennent à investir utile et à prendre les problèmes de leur développement. Ce n'est pas avec le fameux slogan de pollueur-payeur que les pays africains vont mobiliser des ressources pour lutter contre les variabilités climatiques.
Plutôt que de passer le plus clair de son temps à organiser conférences, colloques, séminaires avec l'argent du contribuable pour répéter à ce qui a été dit et plusieurs fois redit, il est plus judicieux de consacrer ces ressources à des investissements éco-efficients.
Tant que la terre sera une et inextensible, tant que la population continuera à augmenter, tant que les modes de production et de consommation n'auront pas changé, tant que l'égoïsme et l'hypocrisie des plus grands du monde demeurent et persistent, la lutte contre les bouleversements climatique ne sera ni plus ni moins qu'un rêve bucolique.



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