Clôture de la conférence de l'Atlantic Strategy Group : L’Atlantique Sud perçue comme espace de développement


L’Atlantique a été souvent un espace de tragédie et l’ « Atlantic Strategy Group » veut  changer cela et en faire un espace de solidarité nouvelle. C’est en quelque sorte l’objet de la conférence de 3 jours qui a réuni un certain nombre de leaders de Think-tank autour d’un échange sur les opportunités qu’offrent l’océan atlantique, surtout l’atlantique Sud. « Et comment faire pour avoir avec la diaspora africaine qui a été enlevée du continent et réimplantée dans les Caraïbes, les meilleures relations », dira le Dr Cheikh Tidiane Gadio, Président de l’Institut Panafricain de stratégies (IPS) qui accueillait la rencontre.
« L’idée c’est de réunir périodiquement un groupe d’experts, et un certain nombre de leaders de Think-tank autour d’un échange sur les opportunités qu’offre l’océan atlantique, mais surtout l’Atlantique Sud. On a pensé à un espace de développement de coopération, que l’on appellerait l’Atlantique Sud. On a discuté de sécurité, autour de l’Atlantique c’est un grand enjeu avec les questions liées  à la piraterie maritime et les narcotrafiquants qui traversent l’Atlantique pour venir ici. »
Karim El Aynaoui ,Directeur exécutif de l'OCP Policy Center qui animait la conférence de presse avec Gadio, dira que « le défi des 30 prochaines années est celui de la convergence et de la croissance en Afrique qui sera probablement l’un des moteurs de la dynamique mondiale. L’Afrique a une grande façade Atlantique d’où ce que nous faisons ici dans une perspective Atlantique », dira t-il.
Un des messages clefs de cette rencontre de trois jours a été, fera savoir Ian Lesser, Directeur exécutif, German Marshall Fund, que « l’on n’a pas besoin de bâtir de nouvelles institutions, de nouvelles architectures de coopération dans l’Atlantique », « mais nous avons besoin de changer les comportements mentaux. Dans ce que nous comprenons dans l’atlantique, les relations transatlantiques. Pour mon institution, c’est une opportunité de nous jeter dans la réflexion sur les relations Nord/Sud et même de voir l’évolution des relations « Sud/Sud ».
Une partie des discussions lors de la rencontre a concerné ce que les états doivent faire, cependant le gros du travail ne sera pas fait forcement par les états », mais par la société civile, la coopération entre les villes et le secteur privé », conclut-il.
Mercredi 27 Avril 2016
Dakaractu




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