Cheikh Sidya Bayo : Son itinéraire londonien et ses antécédents de Zazou parisien


Cheikh Sidya Bayo : Son itinéraire londonien et ses antécédents de Zazou parisien
Avant de quitter le Sénégal où il a fait l’objet d’une mesure d’expulsion vers la France, Cheikh Sidy Bayo a tout de même trompé son monde, plutôt ébloui par son charme et son entregent, comme il est facile de les déployer sous nos latitudes où «à beau mentir qui vient de loin», en Wolof, «Amna guélem, mi ngi Ganar».

Dakaractu peut aujourd’hui éclairer l’opinion sur la trajectoire singulière de ce garçon qui portait beau et qui avait c’est sûr, une certaine assurance. En fait, il n’est pas celui qu’il a prétendu être depuis son arrivée au Sénégal vers l’année 2013.

Cheikh Sidya Bayo avant ces années qui le propulsent à la tête d’un mouvement qui travaille au changement de régime en Gambie, est à Paris et est surtout connu comme valet et chasseur dans un hôtel parisien où il oeuvre dans le travail d’entremetteur pour les personnalités africaines de passage à Paris, leur trouvant limousines et restaurants de luxe, si possible bien accompagnés. D’ailleurs il sert de temps à autre, selon nos sources contactées au pays de l’Oncle Sam, de chef du protocole de la première épouse de Yayah Jammeh lorsque celle-ci fait ses courses à Paris.

En 2013, il entre en contact avec une entreprise basée à Londres dont le nom se décline en initiales L....O, dont le directeur financier se nomme Armstrong, qui le met en contact avec un certain L. J., gambien comme lui, ancien soldat de l’armée de Jammeh. A ce moment il est question d’organiser à Dakar une grande conférence des gambiens de la diaspora, et ce monsieur Armstrong leur remet un demi million de livres sterling. Le but de cette largesse, est de contrecarrer la tenue de cette conférence. Cheikh Sidya Bayo se fait la malle avec cet argent et se rend à Dakar où il mène grand train, bluffant ses interlocuteurs avec des photos de lui en compagnie de quelques fils de chefs d’Etat occidentaux comme le fils Sarkozy. 

Au Sénégal, il multiplie les sorties dans la presse le vendant comme opposant cautionné par d’importances démocraties, il s’entoure du décorum fait de gardes du corps impressionnants et le tour est joué. Seulement il est loin de la cour des grands dont il se réclame et a fini par mettre sa tête dans la gueule du lion et s’est fait happer, perdant les dernières illusions de recours du peuple gambien dont il se réclamait. Triste et simple vérité!

Vendredi 9 Janvier 2015
Dakaractu




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