Chefs religieux comme soupape de sécurité contre le terrorisme et paix en Casamance - Le scepticisme du Général Mansour Seck...


L’ancien CEMGA, invité du Grand Jury, est d’avis que la combat à mener contre le terrorisme ne devrait point être l’affaire exclusive des forces de défense. Il devrait selon lui engager tous les Sénégalais, requérir leur concours aux détours d’une collaboration avec l’armée. Et Mouhamadou Mansour Seck d’indiquer les exemples à suivre. Ceux qu’offrent la Grande Bretagne et la Suisse sont efficaces, dit-il, dans la mesure où ils ont réussi à éduquer les populations à mécaniquement informer des anomalies quelconques remarquées, des comportements bizarres, les présences suspectes de personnes étrangères. « Les armées ne sont qu’une partie du système de défense… La police gagne du temps en anticipant » explique-t-il. L’actuel directeur du Centre des hautes études de défense et de sécurité de s’inquiéter de ce « masla » Sénégalais qui admet la présence dans une famille d’un étranger. Le général de rappeler que le terrorisme est un phénomène qui sait profiter de la vulnérabilité des populations qui habitent les localités où la pauvreté est ambiante. « Les endroits pauvres sont les endroits fertiles pour le terrorisme ».
 
Pour ce qui est de ce système de défense religieux qui pourrait immuniser le Sénégal contre la menace terroriste, le général ne croit pas en son efficacité systématique même s’il lui reconnait des vertus. « Il est vrai que nous avons un Islam qui s’aligne à notre culture. Je pense que si effectivement les talibés écoutent ce que disent les marabouts, ils pourraient être loin des Salafistes. Mais ce n’est pas suffisant. Je ne cois pas qu’ils soient, systématiquement des soupapes de sécurité. Il se félicitera, en passant, des accords de défense que Dakar a signés avec les Etats-Unis non sans rappeler que le pays de l’oncle Sam dépense, à lui seul,  les 70% des 1100 milliards de dollars consentis pour la lutte contre le terrorisme au niveau mondial.
 
SUR LA CRISE EN CASAMANCE
Interpellé sur la paix en Casamance, le général Mouhamadou Mansour Seck ne croit pas que le problème est définitivement résolu. En effet, pour lui, « prendre une arme dans la forêt et tirer sur les gens, c’est très facile ». Ainsi, souhaite-t-il que l’Etat travaille au désenclavement de la région sud et à la sensibilisation des jeunes de cette contrée qui doivent intégrer que la Casamance ne peut pas être indépendante. « Le Sénégal est déjà trop petit… Dans l’océan, un petit poisson se fait bouffer par un gros poisson ». Il préconise, par ailleurs, « une coordination entre ce que font les militaires et ce que font les politiques ».
 
SUR LA DOUBLE NATIONALITÉ
Pour le général Mouhamadou Mansour Seck, cette  interdiction de double nationalité ne devrait pas être exclusivement réservée aux candidats à la fonction présidentielle. Elle devrait être élargie aux ministres et aux ambassadeurs qui représentent l'Etat. Un nouveau débat en perspective!
Dimanche 18 Septembre 2016
Dakaractu



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