Chapeau, Monsieur Idrissa SECK ! Tu t’es royalement foutu du Peuple. (Par Ibrahima DIOP, co-animateur DEET/Benno Jubël )

Le Président du Parti Rewmi, comme il nous y a habitués, nous a encore démontré, ce 25 Mars commémorant l’an I du régime du Président Macky SALL, qu’il est un fin politicien qui sait saisir les grands rendez-vous pour faire de grandes choses.


Chapeau, Monsieur Idrissa SECK ! Tu t’es royalement foutu du Peuple. (Par Ibrahima DIOP, co-animateur DEET/Benno Jubël )
En effet, lors de son show politico-médiatique au Groupe Futurs Média, Monsieur SECK, profitant de l’ankylose communicationnelle de la majorité présidentielle, a vraiment administré un cours magistral de communication à toute la classe politique, sans se priver, du reste, de souffler un tsunami sur le Gouvernement d’Abdoul MBAYE.
Pour qui sait bien observer, il est aisé de déceler que la tactique de la victimisation à outrance a traversé tout son speech et risque d’accrocher la compassion de bien des concitoyens. Monsieur SECK a même cru décent, pour sa communication, de verser des larmes de crocodile, pour faire vibrer à rompre la fibre émotionnelle de son auditoire. Même son équipe de communication qui l’accompagnait ce jour là est passée à la trappe. Léna SENE et Compagnie, pris au dépourvu, n’y ont vu que du feu. Il sait vraiment tromper son monde, ce gars-là.
En somme, Monsieur SECK a vraiment assuré, du point de vue de la tactique de communication-manipulation.
Qu’à cela ne tienne, son discours montre que le Géant de Thiès a encore fait preuve d’une arrogance démesurée, en croyant qu’il pouvait illusionner les Sénégalais, en essayant de leur raconter son histoire, avec sa propre trame et ses propres mots, alors qu’il n’en était nullement besoin, puisque chacun d’entre nous est un témoin vivant des faits qu’il a essayé de substituer en les altérant.
En fin manipulateur, Idrissa SECK a tenté de se construire une légende mensongère, sous forme d’une tragédie héroïque, rien que pour redorer son blason qu’il a jadis roulé exprès dans la bouse répugnante de la tortuosité où il soupçonnait de l’or enfoui.
Malheureusement pour lui, comme toute tricherie comporte des failles souvent imperceptibles par le tricheur, Monsieur SECK s’est trahi lui-même, sans le savoir.
D’abord, il ne s’est pas rendu compte de l’ambigüité caractéristique de sa relation des faits relatifs à la visite qu’il a rendue à Abdoulaye Wade et qui lui a valu le désaveu du Peuple. Monsieur Idrissa SECK s’est embourbé dans ses explications, allant même jusqu’à affirmer que lors de cette rencontre, il a signifié au Président Wade qu’il ne pouvait être candidat pour un troisième mandat.
En entendant ces propos, je me suis dit que, soit ce Monsieur était devenu amnésique, soit il nous croit oublieux. En effet, ce que nos concitoyens n’ont pas su pardonner au Président de Rewmi, ce sont ses multiples récidives. Chaque Sénégalais se rappelle bien qu’à la veille de la Présidentielle de 2007, Monsieur SECK avait déjà commencé ses valses diurnes comme nocturnes au palais.
L’on se rappelle, en effet, que c’est bien parce que Me Wade avait reçu son « fils putatif » à la veille de la campagne de l’élection présidentielle de 2007 – donc à un moment où il n’était pas encore question du mandat de trop – que la plupart de ses sympathisants d’alors lui ont tourné le dos.
Alors, que Monsieur SECK ne vienne pas s’apitoyer sur son sort, en accusant les autres d’avoir fait de lui le damné de l’histoire politique du Sénégal. Il ne doit en vouloir qu’à sa tête, pour avoir été aussi tortueux.
Ensuite, sur la traque des biens mal acquis, le Président de Rewmi préconise de rétablir la vérité, rapatrier les fonds spoliés, puis laisser la justice suivre son court et condamner les coupables. Mais, il est aller plus loin en soutenant que le Président de la République devrait, après s’être assuré du recouvrement de la totalité des biens spoliés et des dividendes qui en découlent, prendre un décret de grâce au bénéfice des criminels économiques. Car selon lui, « il ne sert à rien de les retenir en prison ».
Monsieur SECK soutient même qu’un homme « aussi compétent et intelligent que Thierno Ousmane SY, ce serait un gâchis que de l’emprisonner ». Soutenant une telle thèse, Monsieur SECK ne sait même pas qu’il est en train d’extirper les voleurs à col blanc de la rigueur de la loi pénale. En quoi ceux qui n’éprouvent aucune gêne à se sucrer à coups de ponctions dans les caisses du trésor public sont ils plus méritants que les autres voleurs ?
Ma conviction reste forte que le fait que l’objet d’un vol soit un oeuf sur un étal de marché ou une portion du budget dans les caisses du trésor public, n’en fait ni plus ni moins un larcin. Voilà pourquoi tous les voleurs doivent être punis au même titre et l’intensité de leur punition ne peut être fonction que du degré de la gravité de leur acte.
Alors, le simple fait que Monsieur Idrissa SECK suggère de soustraire des voleurs de la justice des hommes nous fait douter de sa bonne foi, quant à sa présumée volonté de défendre les intérêts supérieurs de la Nation.
Par ailleurs, il soutient mordicus n’avoir jamais pioché dans les fonds politiques du Président Wade, à des fins personnelles. Pourtant, c’est lui-même qui, dans une interview accordé à Monsieur Dame Babou, avait affirmé ceci : « Dans tous les Etats du monde, il y a des fonds politiques. C'est des fonds qui sont remis, du fait de la loi, à la discrétion exclusive du Président de la République qu'il dépense sans avoir à en rendre compte. J'ai dit que j'en avais la gestion. Donc, j'agissais directement sur les instructions du Président de la République. Donc, les fonds ont été regardés en long et en large, et là aussi, même conclusion : strictement rien d'illégal n'a pu m'être reproché dans leur gestion. Jusque-là nous sommes en phase avec lui. Mais, il poursuit dans l’interview en question en avouant : « Maintenant, j'ai dit que dans le cadre de l'amélioration de mes moyens d'intervention politique et sociale, ce que j'en ai reçu, est allé dans cette direction. » Ceci est un aveu de taille. En effet, que Monsieur SECK ait profité des fonds politiques pour booster son action politique et sociale, rien d’illégale certes, puisque cela ne dépendait que du pouvoir discrétionnaire de son mentor d’alors. Mais, il est bien établi qu’aucun politique n’a le droit d’utiliser l’argent du contribuable pour financer son action politique. C’est à l’opposé de l’éthique que d’utiliser les biens des pauvres gens pour satisfaire des visées personnelles. Cela peut ne pas être à l’opposé de la loi, mais c’est forcément antagoniste à l’éthique politique. Alors, de qui se moque ce démagogue, avec son fameux jeu de mots ?
De tout ce qui vient d’être dit, il découle que Monsieur le Président de Rewmi, en voulant jouer à la victime désemparée, n’a fait qu’insulter l’intelligence de chaque Sénégalais. En fin manipulateur, il a saisi l’opportunité que lui offrait la carence communicationnelle d’un régime à la vision vacillante, pour s’offrir un surf sur l’émotivité de ses concitoyens, en vue de satisfaire son ambition démesurée caractéristique d’un égo surdimensionné.
Alors, il faut que Monsieur Idrissa SECK sache qu’il ne peut plus s’arroger le droit inadmissible de flouer le Peuple à perpétuité. Il a joué, il a perdu. Qu’il assume. Les sénégalais sont loin d’être crédules. Ils savent distinguer la bonne graine de l’ivraie. C’est pourquoi toute tentative de manipulation sera vaine.
Ibrahima DIOP, Co-animateur du Courant de pensée DEET / Benn




Dimanche 31 Mars 2013
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1.Posté par SYLLA le 01/04/2013 18:15
ce que tu viens de dire n engage que toi et tu peux pas nous forcer d etre aperiste Les vas-et viens de idy avec Abdoulaye wade ne nous interessent plus et nous parlons du present Au moins idy est constant il s est opppose a wade s opposera a Macky pour le bien du Senegal VIVE LE COURAGE DE IDY

2.Posté par nass-nass le 01/04/2013 18:33
en tout cas moi,je voterai idy 2017,inecha allah.

3.Posté par diop le 20/04/2013 15:09
Vous savez il ne faut essayer de jouer du petit malin avec les SENEGALAIS(ES) ce que vous disez la ça n 'engage que toi et sait très bien que nous ne nous laissons pas emportés par le beau dire si bien que j'ai reçu beaucoup de vocabulaires ds ton texte!



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