Ces “politiciens “ plus riches que le Président Abdou Diouf!!!

Ces “politiciens “ plus riches que le Président Abdou Diouf!!!
Ou le Sénégalais, la politique et l’argent
(Suite et fin) par Ousmane Ndiaye.


Ces “politiciens “ plus riches que le Président   Abdou Diouf!!!
Le sujet que j’avais évoqué il y a quelques semaines avait suscité beaucoup de réactions. C’était l’objectif recherché. Je voulais que les gens réfléchissent sur le rapport entre la politique et l’argent. Mais je me dois aussi d’apporter quelques explications. D’abord pourquoi la personne Abdou Diouf ? Pendant 7 ans (1963-1970) il a été ministre sous Senghor (directeur de cabinet, secrétaire général de la présidence de la république, ministre du plan et de l’industrie), 11 ans de Premier ministre (1970-1981) et 19 ans comme Président de la république. Cet homme s’il était malhonnête aurait pu se retrouver immensément riche à l’image des Mobutu, Ben Ali, Kadhafi, Bongo …Quand en 2000 il quitte le pouvoir il nous avait laissé quelques 200 milliards de francs Cfa dans les comptes de l’Etat. Le Président Wade l’avait confirmé à l’époque. Souvenez-vous de Idrissa Seck (Cd No 1) : << nos soucis d’argent sont terminés…>> lui avait dit Abdoulaye Wade. Savez-vous que sans Feu Djily Mbaye la maison familiale des Diouf ne serait pas rénovée ; pas avec l’argent des Sénégalais en tout cas. Quand le Président Diouf a quitté Dakar pour Paris en 2000, c’est son ami Chirac qui lui a prêté un appartement dans la capitale française ! Diouf n’a pas d’appartement en France. Son salaire de Président ne lui permettait pas d’en acheter. Quand le Président Jacques Chirac a compris que Diouf n’est pas un nanti (comme ces milliardaires de présidents africains), qu’il n’a en fait jamais abusé des biens de l’Etat pendant qu’il était en fonction (+ de 30 ans durant). C’est alors que lui est venue l’idée de faire du Président Abdou Diouf le futur secrétaire général de la francophonie (aujourd’hui IOF). Chirac savait qu’avec ce poste, son ami allait se retrouver avec une position confortable en termes de rémunération, fonction qui cadre mieux avec son statut honorable d’ancien Chef d’Etat. On se rappelle que Wade ne voulais pas de Diouf à ce poste ; et le président Chirac avec fermeté avait dit << qu’à défaut du support du Sénégal, Diouf sera le candidat de la France. >> Aujourd’hui nos ministres sont millionnaires en centaines et leurs maisons sont devenues leurs banques, avec des armoires remplies de billets de banque, rappelez-vous de ces ministres qui se font voler des millions de francs chez eux). Ce n’est que maintenant qu’Abou Diouf est entrain de se construire sa maison …quelque part aux Almadies. Au Sénégal donc on est riche en faisant de la politique. On fait d’elle un métier (exemple de Mamadou Diop Decroix). Nos milliardaires sont, en plus du président, de sa famille et de son entourage direct, les premiers ministres et les présidents des Assemblées (Nationale, Senat, Conseil Economique). Pourquoi sont-ils riches ? D’où vient l’argent ? Ils disposent de caisses noires allouées dans l’opacité totale et ils ne font que se remplir les poches pendant qu’ils sont en fonction. Il semble que Mame Madior Mboye n’en voulait pas de ces fonds politiques. Mais Idy (lui a reconnu s’être servi sur instruction du Président), Macky, Souleymane Ndéné Ndiaye en ont certes profité. C’est légal aux yeux de la loi, et un premier ministre ou un président de l’Assemblée nationale fait ce qu’il veut de cet argent. Je ne peux oublier les agences. Ces vaches à lait de la république ne sont que des moyens judicieux de contrôler les marches de gré à gré et bonjour les commissions. Logés à la présidence de la république, les chefs d’agences gagnent entre 8 et 10 millions de francs Cfa par mois, souvent payés cash. Il est temps d’en finir avec ces pratiques mafieuses. J’ai dit que dans le fond ce n’est pas normal que ces « politiciens » soient plus riches que Abdou Diouf, lui qui a dirigé le Sénégal pendant au moins 19 ans comme président de la république du Sénégal.
Me El Hadji Diouf quoi qu’on dise de lui se nourri d’abord de son cabinet. Ceci n’est pas le cas de beaucoup d’avocats qui, quand leurs affaires ne marchent pas bien, vendent leur âme au diable. C’est le cas de Me Babou.
Habib Thiam et Moustapha Niasse se sont enrichis dans le business. Le premier a investi dans les productions laitières et le transport maritime, le second dans les hydrocarbures. On leur reproche à tort ou à raison d’avoir profité de leur position dans les différents gouvernements du Sénégal en tant que premier ministre et ministre des affaires étrangères (des délis d’initiés ?).Je n’avais pas cité ni Bathily, ni Dansokho ni même Jean Paul Diaz. Parce que tout simplement ils font de la politique avec honnêteté. Si nous prenons le cas Jean Paul Diaz (on peut être d’accord ou pas avec lui sur certaines de ses positions), quand le président de la république lui avait confié la gestion de l’Ipres (Institut de prévoyance de la retraite), Mr Diaz avait demande un salaire de 5 millions de francs Cfa, si mes souvenirs sont bons. C’était le tôlé général. Les gens trouvaient cette rémunération énorme .Mais si Jean Paul Diaz était un homme malhonnête, il aurait pu accepter n’importe quel salaire et puis une fois en fonction trouver les moyens de s’enrichir avec les milliards cotisés durant des mois, voire des années par nos braves travailleurs. Il ne l’a pas fait. Tout cela pour dire qu’il ya des gens qui font de la politique autrement. Nous devons donc supprimer les fonds politiques dans sa forme actuelle, rendre la justice indépendante et poursuivre toutes les personnes coupables de détournement à quelque niveau que se soit. Les budgets alloués aux ministères n’appartiennent pas aux ministres. Un ministre ou un maire ne doit pas s’enrichir avec l’argent des contribuables. Le procureur doit s’autosaisir des dossiers compromettant dans le respect strict de la loi. Cela va être difficile car il nous faut changer de mentalité, notre rapport avec l’argent, l’argent des autres. Nous autres Sénégalais, militants de partis ou pas nous sommes à l’image de nos dirigeants. Nous obligeons presque indirectement nos leadeurs à s’enrichir par tous les moyens pour demain pouvoir nous entretenir. Rares sont ceux parmi nous qui militent dans un parti politique pour des idées, pour une vision, pour des principes. Nous y allons en visant les avantages crypto-personnels que nous donneront telles ou telles alliances. Nous devons commencer à méditer cette pensée du Président J.F.Kennedy :<< Il faut se demander ce que tu peux apporter à ton pays, plutôt que ce que ton pays pourrait t’apporter…>> Ousmane Ndiaye (Paris, France)
Lundi 23 Janvier 2012
Ousmane Ndiaye Adm. de societe.




1.Posté par Papis le 23/01/2012 09:48
D'accord avec vous à tout point de vue. Autrement, l'urgence est dans l'investissement pour l'émergence d'un sénégalais nouveau. Pour cela il nous faut réformer par le bas en semant les germes de l’honnêteté et de la probité. Nous tous portons en nous ce qui pourrait nous conduire à confisquer les biens du pays pour nos propres intérêts. Déjà au lycée nous cherchons tous à nous orienter sur des secteurs de la vie publique où nous pourrions nous enrichir en marge de nos rémunérations. Le mal est profond et il en nous. Osons rétablir les valeurs en misant sur les tout petits pour espérer d'ici à l'avenir avoir des sénégalais qui enfin se mettront honnêtement au service de leur pays.

2.Posté par xx le 23/01/2012 12:07
Même certains calots bleus de Wade ont des palais dans les quartiers les plus huppés de Dakar .



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