Ces dirigeants qui étaient «Charlie» dimanche, qui ne le sont plus aujourd'hui


Ces dirigeants qui étaient «Charlie» dimanche, qui ne le sont plus aujourd'hui
Une épidémie de schizophrénie s’est abattue sur quelques-uns des dirigeants étrangers présents dimanche dernier à la marche parisienne, en hommage aux victimes des frères Kouachi et de Coulibaly, et notamment aux douze «Charlie» tués à la kalachnikov. 
Une marque de solidarité envers la France, touchée par le terrorisme, mais qui pourrait s’interpréter comme un soutien de leur part à la liberté d’expression… Cela ne les a pas empêchés de critiquer, voire faire interdire, la dernière édition de l’hebdomadaire satirique. 
Sénégal. Macky Sall, le président sénégalais, était présent en personne à la marche républicaine, dimanche. 
Charlie et Libération interdits mercredi au Sénégal; Macky Sall était pourtant bien Charlie dimanche pic.twitter.com/AGnKJWelNM
— Anne Le Coz (@lecozanne) 14 Janvier 2015
Mais il a fait interdire mercredi, «par tout moyen», la diffusion du dernier Charlie Hebdo ainsi que de l’édition du jour de Libération, qui reprenait la une avec Mahomet. Il s’est justifié en expliquant que la liberté d’expression «ne doit pas entraîner vers ce qu’on peut considérer comme une provocation, tout à fait inutile.» Le Sénégal est un pays à 95% musulman.
Russie. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov était à la marche de dimanche, à côté du président ukrainien Petro Porochenko. Mais Moscou ne semble pas être très solidaire. Un militant russe a été condamné vendredi à huit jours de prison pour avoir manifesté au pied du Kremlin, samedi, son soutien avec une pancarte «Je suis Charlie». Il a été condamné «pour violation des règles d’organisation d’un événement public». Le manifestant n’avait pas demandé l’autorisation des autorités municipales, a précisé la porte-parole.
Source : Liberation.fr

 
Samedi 17 Janvier 2015




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