Célébration de la Journée mondiale de la femme : 250 femmes entrepreneurs de Tambacounda et de Kédougou se lancent dans un projet d’expansion de l’énergie en zone rurale


Célébration de la Journée mondiale de la femme : 250 femmes entrepreneurs de Tambacounda et de Kédougou se lancent dans un projet d’expansion de l’énergie en zone rurale
Alors qu’une grande partie du Sénégal souffre toujours d'une pénurie énergétique considérable, de nombreuses femmes à travers le pays, prennent le relais pour fournir une source d'énergie stable et durable à leurs communautés éloignées.
Ainsi pas moins de 250 femmes entrepreneurs des régions de Tambacounda et de Kédougou se lancent dans un projet d’expansion de l’énergie en zone rurale à travers la vente de lampes solaires, foyers améliorés, et par l’utilisation productive de l’énergie. Et ce dans le but de réduire le taux d'électrification rurale dans les dites régions  tournant autour de 9% et 4 % alors que la moyenne nationale est environ 30%.
Pour avoir bien compris que  le secteur de l’énergie offre beaucoup d’opportunités aux femmes en termes de développement économique, Abdoul Karim Dosso,  Chargé de Projet chez GVEP explique cela va contribuer à améliorer les conditions de vie de la population grâce à des cuisinières améliorées non nocives, un éclairage fiable et la possibilité de recharger les téléphones portables. «L’organisation GVEP fournit des services de soutien et formation aux femmes entrepreneurs », note-t-il.
«Les femmes ayant accès aux mêmes opportunités que les hommes sont tout aussi capables de réussir – ceci est la mission que se donne le projet « FoyréRewbé » mis en œuvre par GVEP », explique-t-on tout en mettant à profit les qualités entrepreneuriales des femmes, tout en les soutenants pour garantir la durabilité de leur commerce, ces produits d’énergie renouvelables pénètrent un nouveau marché dans les régions hors-réseau.  
Dans le même ordre d’idée, M. Louis Seck, Directeur de GVEP au Sénégal est d’avis que « le gouvernement du Sénégal doit prendre en compte la dimension genre dans sa politique et ses programmes énergétiques. Mieux, il doit être à l’avant-garde pour des investissements conséquents dans le secteur afin de pouvoir mobiliser d’avantage les partenaires au développement dans le financement d’une énergie sensible au genre ».
Mardi 8 Mars 2016
Dakaractu




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