Candidature de Wade : Talla et Kara lâchent le M23


Candidature de Wade : Talla et Kara lâchent le M23
Le M 23 ne devra plus compter sur Talla Sylla et Serigne Modou Kara Mbacké pour obtenir le retrait de la candidature de Me Wade.Si le premier nommé, qui s’est toujours fait remarquer dans ses attaques contre cette candidature suggère maintenant un referendum, le second qui a fait le tour du Sénégal prêchant le retrait de la candidature de Wade, estime maintenant que les Sénégalais doivent se soumettre au verdict du Conseil constitutionnel.

Talla Sylla favorable à un référendum …
Talla Sylla relance le débat sur la question de la candidature d’Abdoulaye Wade. De retour de son périple européen, le candidat du Mouvement Wallu, qui a été accueilli, hier par ses militants et sympathisants s’est dit favorable à un référendum sur cette candidature qui dit-il ‘menace la paix au Sénégal’. ‘Il me semble, déclare Talla Sylla, que la meilleure manière d’éviter le chaos est de recueillir non pas l’avis d’une juridiction, fut-elle suprême mais celui du peuple’. Sur les raisons de son choix, le candidat du Mouvement Wallu pense que le Conseil constitutionnel est entre le marteau et l’enclume. Puisque, poursuit-il, ‘les conséquences d’une candidature rejetée ne seront pas moins négatives que celles d’une candidature acceptée’. Ainsi la meilleure manière de sauver la paix est, insiste l’opposant, ‘de recueillir l’avis du peuple sur la candidature de Wade’. Et l’avis du peuple sera aussi, selon lui, le meilleur conseiller du président de la République sur l’opportunité de briguer un autre mandat ou pas.

Toujours sur la question de la candidature de Wade, Talla Sylla trouve ‘erroné’ de penser que le slogan du M23 ‘Touche pas à ma Constitution’ soit éclairé. Parce que, justifie-t-il, ‘il n’est pas contesté que la loi fondamentale n’évolue et ne s’améliore qu’à l’épreuve de la réalité et au gré de ses modifications au bénéfice du peuple et non de l’intérêt de quelques-uns’. Le candidat du Wallu estime que tout commence et tout se termine et acquiert sa légitimité au nom du peuple. Preuve, dit-il, que ‘la question de la candidature ne devrait pas être déviée de son orbite de cohérence par les constitutionnalistes et les prétendants de tous bords’.

Concernant la situation socioéconomique du pays, l’opposant pointe du doigt l’ennemi : ‘Les chaumières délestées d’électricité, les marmites vides qui cuisent au feu, les salles de classe vidées par la grève, les champs qui attendent les semences et engrais’. Ce n’est pas tout : ‘Nos ennemis, poursuit Talla Sylla, c’est aussi les quartiers inondés d’eaux et de jeunes désœuvrés, l’insécurité, l’impunité, etc.’. Les hommes politiques gagneraient, d’après M. Sylla, à identifier ces ennemis ‘héréditaires’ comme étant le seul adversaire qu’il convient de combattre et de vaincre. Car l’adversaire, aux yeux de l’opposant, ce n’est ni Wade ni le Pds.

Il a, dans la foulée, invité la classe politique à suivre la voie des religieux qui ‘prêchent’ la paix. Car ‘s’invectiver sur les tares de chacun est moins efficace que rivaliser d’ardeur et de génie pour proposer au Sénégal, ce grand malade, une thérapie qui lui permettrait de sortir du cercle vicieux du diagnostic chronique prescrit à chaque veille électorale pour les mêmes maux’, constate Talla Sylla.

Yakhya MASSALY

…Serigne Modou Kara fait machine arrière

Serigne Modou Kara Mbacké, le fondateur du Parti de la vérité pour le développement (Pvd), reconnaît au Président sortant le droit de déposer sa candidature, affirmant que le dernier mot revient au Conseil constitutionnel. Ainsi, le marabout politicien invite les Sénégalais à se soumettre au verdict des cinq sages. ‘Wade candidat ou pas ? Il y a des gens chargés d’en décider. Quel que soit le verdict, le dernier mot reviendra au peuple souverain qui décidera, à travers les urnes, du sort de chaque candidat retenu par le Conseil constitutionnel. Autant, tous les Sénégalais accepteront sans conteste le verdict des urnes, autant, devront-ils se soumettre à la décision du Conseil constitutionnel’, déclare Serigne Modou Kara Mbacké qui faisait face à la presse hier à son domicile. Le chef religieux et homme politique de poursuivre : ‘Une loi peut être contestée, discutée, un projet de loi peut être retiré sous la pression comme ce fut le cas le 23 juin 2011. Mais les juristes et justiciables sont conscients de l’autorité de la chose jugée, notamment quand le verdict est prononcé par la plus haute juridiction de notre pays’.

Pourtant, dans une correspondance datée du jeudi 13 octobre, et envoyée au Président sortant, Serigne Modou Kara invitait le candidat du Pds à renoncer à sa candidature sans attendre le verdict du Conseil constitutionnel. Et cela, écrivait Kara, pour la paix sociale et la stabilité du Sénégal. Le guide du Pvd estimait que l’image de Me Wade devant l’histoire ne devait pas être entachée par un ‘combat de trop’. ‘Je vous invite, solennellement, à ne pas briguer un troisième mandat. Et pour cela, il me semble plus sage et bénéfique à la paix sociale de ne pas attendre la décision du Conseil constitutionnel. Je vous le dis au nom de la paix et de la stabilité du Sénégal qui me sont précieuses’, écrivait-il. ‘Je vous invite, à nouveau, solennellement, à ne pas vous présenter aux élections présidentielles de 2012’, insistait-il dans sa lettre. Et comme pour mieux le convaincre à renoncer à sa candidature, Serigne Modou Kara lui faisait comprendre que le respect des Institutions républicaines et de la volonté populaire comme de l’opinion internationale n’est pas un aveu de compromission, mais plutôt une ‘propédeutique de paix sociale et d’équilibre économique’. C’était il y a un mois.

Aujourd’hui, à trois mois du scrutin présidentiel, Kara demande aux citoyens de se fier à la volonté de la justice. Et quelle que soit sa décision, il lance un appel ‘au cœur et à la raison’ de tous les Sénégalais, pour dit-il, préserver la paix nationale. ‘Le Sénégal, notre cher pays, continuera d’exister bien après janvier 2012, quand le Conseil constitutionnel validera ou invalidera la candidature du président de la République en fonction, et bien après le 26 février 2012, date de l’élection présidentielle’, indique Kara, invitant les citoyens ‘à l’unité et à la concorde nationales, à la tolérance et à la solidarité’. Cela, selon lui, pour que le Sénégal demeure ce havre de paix et de quiétude que tout le monde connaît et reconnaît malgré les difficultés de la vie et des avatars de l’histoire.

D’autre part, Serigne Modou Kara Mbacké a profité de cette conférence de presse pour remettre en cause son alliance avec Idrissa Seck. Selon lui la ‘Coalition du siècle’ qu’il a mis sur pied n’a pas encore de candidat et ne s’est pas alliée avec le maire de Thiès. Kara affirme que son parti se déterminera le 11 décembre à Thiès, le jour du lancement officiel de cette coalition. Mais, prévient-il, ‘je suis au début, à la fin et au milieu. Donc, ce sont les autres qui viendront vers moi et non le contraire. Nous sommes un parti fédérateur qui est avec tous’, conclut Serigne Modou Kara Mbacké.

( WALF )
Samedi 12 Novembre 2011




1.Posté par dj@ le 12/11/2011 11:21
Celui qui cherche, dis je, l'efficacité dans l'action n'a qu'à fréquenter les parfaits Saints

Car c'est un fait évident que la plu]part des "Sheihs" de notre époque sont, des fourbes, des

coquins

Il y en a parmi eux, qui ont une propension à dominer, cherchant sans scrupule, à subjuguer les
esprits par leur ascendant

Et cela, sans savoir distinguer entre les obligations divines dites "fard" et les traditions
prophétiques (dites "sunna")

Ces vilains rusés, se targuant de perfection et de sainteté, accablent les, gens par leurs multiples
et diverses relations

S'il t'arrive de louer à côté de l'un d'eux, un autre chef spirituel, jaloux et passionné, il suffoque de
colère

Au contraire, quand on critique un autre, il se réjouit à l'écouter et sa figure rayonne, s'agissait-il

d'un Sheih dont tout le monde connaît la vertu et la sainteté
Il ne lui fait plaisir que d'être seul à être loué et exalté parmi les créatures humaines

Quand, en quête d'un guide éclairé, ton choix porte sur un autre que lui, il en prend ombrage et

s'irrite

Malheur à lui! s'il était désintéressé, s'il n'avait d'autre objectif que le salut exclusif de ce disciple

Il aurait plaisir à le voir sauvé n'importe où, et par n'importe qui, et son départ ne lui importerait

guère

Les chefs religieux de ce genre sont parmi les mercantiles, après au profit matériel, il faut les fuir

Le "sheih" qui se croit au-dessus des serviteurs...



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